Pourquoi frontalière?

Publié le 23 février 2018 | Par kantutita | Expat en France

Ce mois, je suis devenue frontalière! Pourquoi ce choix? Je vous explique!

Ma carte d’identité française en poche*, j’ai décidé moi aussi de profiter des Suisses en devenant frontalière… Bon mais j’ai le droit étant suisse moi-même , non? Comment ça je suis une traître à la patrie? Rhaaaa.

Mais non, c’est pas tout à fait ça. Il faut que je vous raconte depuis le début. Juste avant Noël, j’ai appris que j’étais engagée à Bâle dans la rédaction d’un hebdomadaire. Du coup, cela signifiait laisser mon activité de freelance et dire adieu à Nancy, mais aussi me rapprocher de la Suisse! Je n’avais qu’une envie: aller vivre à Bâle, cette ville suisse-alémanique, qui m’attire beaucoup avec ses petites rues résidentielles encombrées de vélos. Basel me fait de l’œil depuis que j’y ai rendu visite à Laurène il y a quelques années. Je me voyais déjà aller au boulot en tram, à deux pas, et me balader le long du Rhin en me rendant à des afterworks…

* Voir épisode précédent

Mon Français a vite joué les rabats-joie. Je ne sais pas quel type de permis il lui aurait fallu pour me suivre, comme nous sommes juste pacsés – mais on n’avait pas tellement le temps de s’interroger sur des démarches, ayant 25 jours chrono pour trouver un appartement et déménager! En plus, il aurait perdu ses droits au chômage en passant la frontière. Quel casse-pied!

À saute-frontière

Du coup, l’idée était de s’installer dans un premier temps en tout cas près de Bâle, ville à la frontière de trois pays, mais du coup côté français, soit chez les Alsaciens. Le premier bled qui vient à l’esprit est forcément Saint-Louis. Mais après une heure à arpenter les rues de cette cité dortoir pour essayer de se projeter, j’avais tellement le bourdon que c’était inimaginable pour moi! Je suis très sensible aux lieux, aux villes, et là comment vous dire… le premier aperçu ne m’a pas plu.

La solution qui nous est apparue est la ville de Mulhouse! Nous étions passés à son marché de Noël après l’un de mes entretiens d’embauche, et avions été surpris par le dynamisme de la ville et un centre piéton ma foi charmant! Un côté sympa qui n’est pas très connu: du moins je n’imaginais pas Mulhouse ainsi…

Du coup, comme je devais être opérationnelle à Bâle un mois plus tard, nous n’avons pas tergiversé et avons trouvé en une journée un appartement ici, au retour de la tournée de Noël dans nos familles. Eh oui, ne mentons pas, ce logement est bien plus spacieux que ce que nous aurions pu obtenir à Bâle pour le même prix!

Bon, et autre avantage, avouons aussi que cela m’aurait fait tout bizarre de quitter mon pays adoptif, alors cette escale forcée n’est peut-être pas plus mal.

Frontalière et pendulaire !

Le coût de cela: je suis devenue frontalière et pendulaire (et un peu râleuse du coup) et je me tape un peu moins de 2 heures de transport par jour. Mais je mets mes 20 minutes de train à profit pour taper des billets de blog sur mon téléphone portable (comme je le fais en ce moment-même)(s’il y a des fautes du correcteur zélé pardonnez-moi) ou pour me plonger dans un roman. On n’a jamais assez le temps de lire après tout ;) Et je ne me sens pas trop seule car dans ma nouvelle boîte, il y a aussi quelques frontaliers et beaucoup de pendulaires venant d’autres villes helvétiques. Et de bien plus loin.

Humeurs: je suis devenue frontalière entre la France et la Suisse

Oh, je vois tous les jours la mythique horloge des CFF! Et pour diminuer le trajet à pied, j’hésite à adopter une trottinette comme certains co-frontaliers que je côtoie, mais n’ayant jamais testé ces engins je me tâte.

Et je dois avouer que pour ces deux premières semaines, je n’ai pas eu un seul problème avec les trains. J’ai l’honnêteté de le reconnaître. Il faut croire qu’ils sont plus fiables en Alsace qu’ailleurs ;) même lorsque tombent les flocons. Elsass power.

Bon alors, je vais devoir ronger mon frein avant de vivre un jour peut-être au bord du Rhin! Cela dépendra de quel côté de la frontière mon Français trouve un boulot… Croisez les doigts! Et pour une fois, c’est à son tour de me suivre! Parce que je m’étais quand même retrouvée à Montpellier et à Nancy par sa faute :P

Bon, et parmi vous, y’a t’il des frontaliers / pendulaires? Pourquoi avez-vous fait ce choix? Quelqu’un s’y connait en démarches pour s’installer en Suisse quand on est un couple franco-suisse pas marié?

PS. Mon premier shopping de frontalière

En tout cas je suis ravie d’être si proche de la frontière. J’ai l’impression que je vais pouvoir profiter du meilleur des deux mondes. Soit me procurer des magazines (et des livres) aux prix français, mais avoir accès aux supermarchés suisses pour garnir mon placard. Mon premier acte de frontalière a d’ailleurs été d’acheter de la mayonnaise et des biscuits au chocolat ! Et le prochain sera de ramener du Caotina de la Coop…

Premier achat de frontalière! Biscuits au chocolat suisses et moutarde "suisse" Thomy

Billet de blog et photos powered by mon natel intelligent. C’est beau la technologie.

6 Responses to Pourquoi frontalière?

  1. Magali says:

    C’est bien la première fois que j’entends quelqu’un qui vit en France et qui veut aller dans les supermarchés suisses! Normalement, c’est plutôt les supermarchés français qui font rêver les suisses, pour le choix et le prix… Mais bon, pour le chocolat je comprends;-)

    • kantutita says:

      Haha! Eh oui je fais tout à l’envers ;)
      Mais par contre il y a trop de choix dans les supermarchés français à mon goût, je m’y perds!
      Sans blague je suis super contente de retrouver les marques et produits que je connais dans les supermarchés en Suisse :D

  2. Malinjod says:

    Tu t’es bien rapprochée de la Suisse veinarde la coop et la Migros 😛😊🇨🇭🇫🇷🇪🇺

  3. Tiphanya says:

    Alors ensuite le top à Mulhouse, c’est faire le gros des courses en France, tout le bio en Allemagne (à DM, y compris pour du non-bio mais du « différent », comme la farine de seigle, des graines de tournesols non salés) et le chocolat à Bâle. ça demande juste un peu d’organisation.

  4. Joemenet says:

    Je suis suisse et j’ai aussi été frontalier « à l’envers » à Thonon-les-Bains après mon mariage avec une belle française, le temps que je finisse mes études à Lausanne (un peu galère de vivre en Suisse avec un salaire d’étudiant!)
    Moi aussi j’avais cette impression du meilleur des deux mondes. Surtout que je bossais à la Coop comme job d’étudiant, et donc j’achetais les meilleurs produits suisses en plus des courses sur France.
    Pour les temps de trajet, je connais aussi ça, mais c’est aussi des bons moments reposants (surtout les belles traversées du lac avec des paysages toujours changeants).
    On est revenu habiter en Suisse, et là où c’est quand même galère, c’est le passage de la douane lors du déménagement. Mieux vaut bien se renseigner à l’avance et faire un inventaire hyper précis de tout ce qui traverse la frontière. J »en ai fait peut être trop, mais mieux vaut être bien prévenant que d’avoir des mauvaises surprises!

  5. Illyria says:

    Coucou copine de train :D Je ne suis pas frontalière, mais je travaille juste à la frontière, je travaille à Saint Louis ^^ Et j’habite à Mulhouse donc je prends le même train que toi tous les jours aussi!
    Je comprends que tu n’aies pas eu envie d’emménager à Saint Louis, c’est hors de question que je vienne dans cette ville aussi, je ne la trouve vraiment pas attirante. Je suis très contente d’habiter à Mulhouse par contre!
    J’espère que tu te plairais bien ici :) (et si jamais tu veux boire un verre un jour, c’est avec plaisir!)

    J’aime beaucoup Bâle aussi, j’y suis allée plusieurs fois et j’aime trop cette ville! Je te souhaite de pouvoir y retourner un jour!

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