Francophonie: synonymes français, québécois, suisse

Lexique comparé: Mots québécois, français et suisses!

Publié le 11 mars 2015 | Par kantutita | Expat en France, Langues & Francophonie

Les mots du français varient d’un coin de la francophonie à l’autre, et cela m’amuse beaucoup. Entre la Suisse, la France et le Québec, certains termes ont des équivalents qui sembleront sûrement comiques aux locuteurs d’une autre variété du français!

Du coup, j’ai eu envie de vous pondre un tableau de correspondances humoristique dans ces trois langues que j’ai pu côtoyer, à Montpellier, Montréal ou Neuchâtel.

J’ai évidemment cherché à trouver pour un sens, trois variantes différentes, pour avoir côte à côte des mots québécois, des mots suisses et la norme franco-française! Notez bien que la version du français de l’Hexagone a généralement aussi cours en Suisse romande. On utilise souvent les deux sans se rendre compte que l’un est en fait un régionalisme, incompris chez nos voisins. Ensuite, je vous avertis qu’en matière de mots suisses, je parle plutôt neuchâtelois – d’où mon choix de faire figurer le mot « chiclette » dans le tableau avec une astérisque – un terme à éviter à Genève car cela fait rire les presque-Français-du-bout-du-lac-Léman. Des habitants du canton du Jura m’ont aussi appris que chez eux, on pouvait dire « un chiclet ».

Voici le tableau (tome 1) avec des légendes et explications à trouver dessous. Référez-vous à la colonne « France » pour être sûrs de bien comprendre de quel sens on parle!

Mots québécois, mots suisses - tableau de correspondances

Formules de politesse

Allô! Bonjour!

Les Québécois ont le tutoiement facile, et que ce soit au moment de bruncher ou lors d’une séance de magasinage, on vous accueillera avec un cordial « Allô« ! Qui veut dire salut, bonjour.

En Suisse, de façon familière, il est courant de saluer les gens d’un « Mais adieeeeeu toi! » Adieu veut alors dire bonjour, et pas au revoir. Vous me suivez, hein?

…et pendant ce temps-là au Québec, on dit « Bonjour » pour dire « Au revoir », comme dans la BD dont je vous parlais il y a peu. Déconcertant, non? Pour la Suisse, je vous ai choisi ce terme, « Tchüss. » Évidemment, on utilise aussi les mots français « Baille-baille » ou « Tchao ». Mais quand j’étais ado, je pensais être super branchée en disant « Tchüss » à mes amis, un mot emprunté au suisse-allemand, vous l’aurez deviné.

Ensuite, quand on vous dit « Merci » à Montréal, vous répondez « bienvenue! »  (une traduction littérale de l’anglais « Welcome », vous l’aurez compris), alors qu’à Montpellier et en Suisse, on dit « De rien ». Petite spécificité helvétique, on peut aussi dire « Service! »

Si vous avez bien mémorisé ce paragraphe, vous voilà parés pour saluer les natifs des trois régions linguistiques comme il se doit.

Sucettes & lolettes

Nous avons déjà évoqué le cas de la chiclette (je crois que l’orthographe chiquelette circule aussi) plus haut, donc je vous laisse vous débrouiller avec les gommes et les chewing-gums.

Chapitre suivant: il est facile de s’emmêler les pinceaux avec les histoires de bébés. Au Québec, on donne une suce aux bambins, alors que les Français préféreront leur donner une tétine ou une sucette (entendu très souvent à Montpellier). Proposer de donner une sucette à un bébé québécois est déconseillé, car ce mot désigne un… suçon là-bas! Tabarnak! Et pendant qu’on y est évitez aussi de parler de vos gosses devant des Québécois, car ce terme ne désigne non pas votre progéniture, mais vos parties intimes. Vous risquez donc de mettre vos coucougnettes dans le plat. Oui, oui! Il faut faire attention.

Et pendant ce temps, les bébés suisses sont très sages, leur lolette dans le bec.

Les soldes!

Plus facile à comprendre: au Québec, le mot « spécial » est ajouté sur les produits en solde, c’est l’équivalent de « action! » en Suisse, et cela vient encore de l’anglais. Remarquez qu’on voit aussi beaucoup le mot « sale » dans les commerces helvétiques. Probablement encore une façon d’imprimer la même étiquette pour tous les commerces du pays, même en changeant de zone linguistique, puisque l’anglais est la langue commune suisse ( comme je vous l’ai déjà expliqué sur ce blog, hum hum). En France, on parle exclusivement de produits en promotion.

Exemple de phrase authentique: « J’ai acheté plein de plaques de chocolat en action à la Migr’ lors de mon dernier séjour en Suisse. J’ai même eu besoin d’un cornet! »

Un Français dirait « Pendant mon séjour en Suisse, j’ai acheté plein de tablettes de chocolat en promo, dans un supermarché où il n’y avait pas beaucoup de choix! J’ai même eu besoin d’un sac plastique pour les transporter. »

Essuie-tout

Sopalin – Scott Towel – Papier-Ménage

« J’ai besoin de papier-ménage pour poutzer la table basse! », voici une phrase commune à Neuchâtel (bien qu’un peu caricaturale avec le poutzer emprunté à l’allemand « putzen »). Le papier-ménage est donc un synonyme d’essuie-tout. Or il m’est déjà arrivé de rencontrer des Fribourgeois qui utilisaient le mot sopalin, très exotique alors à mes oreilles, et qui est très courant en France. Au Québec, j’ai cru comprendre qu’on pouvait dire essuie-tout ou « Scott towel », du nom d’une marque.

Pour conclure ce tableau de mots

Avertissement: j’ai découvert avec bonheur  la poésie des mots québécois lors de mon long séjour à Montréal – mais cela ne fait pas de moi une experte. N’hésitez pas à apporter des nuances dans les commentaires, vous qui êtes Québécois pur sucre!

Après, tous ceux qui viendront râler que dans leur région de France ou de Suisse, on dit comme-ci et pas comme-ça, sont les bienvenus de s’exprimer et de partager leurs connaissances, j’adore en savoir plus sur l’usage des mots d’un point de vue géographique! Mais avant de hurler au scandale, on leur demandera de faire preuve d’un peu d’indulgence, car je ne peux évidemment pas prendre chaque mot avec des pincettes et indiquer dans quelle région de France ou de Suisse il s’utilise ou pas- on est obligés de généraliser un peu!

Les seuls qui ont le droit de râler vivement, ce sont nos amis belges, car n’ayant mis que rarement mis le pied en Belgique, je les ai zappés. Et chez vous, on dit comment alors? (Piètre tentative de réconciliation, je l’admets!)

J’ai encore plein de mots en trois variantes dans ma manche, et il y aura donc une suite à ce billet! Pour ne pas la manquer, vous pouvez nous rejoindre sur Facebook ou vous abonnez à la newsletter mensuelle. Oui, ou tout simplement revenir nous voir prochainement!

Alors, on attend vos réactions sur ces mots québécois et suisses. Peut-être que certaines expressions ont quand même cours dans des régions de France? À vous de nous le dire!

Et à ceux qui veulent se creuser les méninges: j’accepte aussi les contributions en 3 variantes pour mon prochain tableau!

 

40 Responses to Lexique comparé: Mots québécois, français et suisses!

  1. Karine says:

    Comment parlent-ils des téléphones portables au Quebec? En France on peut avoir « portable » ou « mobile » et en suisse c’est plutot Natel (à Lausanne en tout cas)
    :)

    Le truc Suisse que j’ai jamais compris aussi c’est le « à l’emporter » plutot que « à emporter » en France

  2. Kantu says:

    Excellent Karine et Jule, on dirait bien qu’on en a un nouveau: natel, portable/mobile et cell! Génial :)

    Pour le « à l’emporter », la différence est en effet curieuse, mais étant suisse, c’est plutôt la version française qui me fait tiquer, comme s’il manquait quelque chose à mon oreille!

    • Herry says:

      Tu dis à LA maison, pas : à maison

      Sous entendu :

      Tu prend ton mcdo à la maison (à l’emporter) et non : tu prend ton mcdo à maison (à emporter).

      Une Suisse de la Tchaux….

      Si ça peut t’aider…

      En Belgique, je dis un
      Brolle (ortho??), alors qu’en Suisse (canton de Neuchâtel), je dis du chenis (ortho??), en France je sais pas… Du bordel???

      Et la torrée?? Terme typiquement Neuchâtelois…. Qui n’est pas une simple grillade… Puisque c’est le principe de cuire le saucUsain neuchâtelois emballé dans du papier d’élu dans les braises…

      Ah oui, en Belgique, dans un grand magasin, tu demandes un sac (sac en plastique), en Suisse tu dis un cornet, en France??? Tu n’utilises pas le terme cornet en Belgique pour désigner un sac plastique car là bas, un cornet, c’est un cornet de frite…

      Bref je dois en avoir encore pleins d’autres… Mais étant Belgo-Suisse, certaine je ne sais plus d’où elle vienne…

      La patte, le torchon, la patte à relaver, la serpillère, la teteuille (tut, lolette,….), une zine (avoir un grain), enfin il y en a pleins des comme ça….

      • Boudou says:

        Je confirme, chez nous aussi dans le Chablais français le cheni (on dit plutôt ch’ni) c’est du bordel, mais quelqu’un du canton de Vaud m’a dit qu’à l’origine, un cheni c’était un lieu en friche envahis de broussailles et de ronces.

      • Kantutita says:

        Quelle belle collection de mots ;) Merci pour ces commentaires!!
        Je connais la torée venant de Neuchâtel moi-même ;)

  3. Didier says:

    Très bon article et toujours très intéressant, comme à l’accoutumée!

    Cependant, j’ai deux petites remarques (oui, je suis pinailleur). Pour moi « Tchüss » s’écrit avec un « s » comme dans sa version allemande « Tschüss »…
    Par contre, il est rare que je l’utilise ou que je l’ai utilisé (je suis aussi natif du bas du canton).
    Et dans ton exemple sur les soldes, il est marrant que tu dises « à la Migr' », de mon côté on dit plutôt « à la Mig' », sans « r »…

    Enfin bon, ça n’enlève rien à la qualité et l’intérêt de tes propos!

    Sinon pour réagir aux remarques précédentes, la différence entre « à l’emporter » et « à emporter », me fait penser à l’allemand, où il est courant de nominaliser un verbe. Le pendant étant « zum mitnehmen » (->zu dem mitnehmen).
    Peut-être serait-ce une explication, mais je ne suis en aucun cas un expert.

    • Kantu says:

      Bonjour, et merci pour ce gentil commentaire!
      Mais oui, c’est moi qui ai fait une erreur d’orthographe pour Tschüss – flûte!!!
      C’est la faute à Titeuf à tous les coups.

      C’est intéressant ce que tu dis sur l’allemand zum mitnehmen, cela expliquerait qu’ « à l’emporter » soit un calque entre l’allemand et le français!

  4. Christine says:

    Je suis de Neuchatel vivant en France après 30 ans à Genève et j’ai toujours utilisé le mot « résard » pour le papier. En France évidemment succès mitigé avec ce mot!

  5. « Bonjour » pour dire « Au revoir » au Québec, c’est quand même les plus vieux qui font ça encore. C’est loin d’être une généralité (heureusement !). Et « Scott Towel »…disons, c’est pas aussi employé que Kleenex comme remplaçant et après avoir passé toute ma vie au Québec (je suis trentenaire), je dois d’avouer que c’est seulement il y a 4-5 ans que je l’ai entendu la première fois dans la bouche d’un plombier. Toutes les personnes que je connais disent plutôt essuis-tout. Donc ce n’est vraiment pas tous les Québécois, mais une certaine population. Et c’est comme ça pour un tas d’autres mots et expressions. Il y a des vocabulairs très variés au Québec, mais je comprends que ça te fascine.

    • Kantu says:

      C’est vrai? Y’a quand même des jeunes qui m’ont dit bonjour / au revoir au Québec, mais surtout dans les magasins ;) Mais merci pour tes remarques, précieuses parce que y’a pas tant de Québécois autour de moi maintenant.
      Le Scott Towel, on m’a avertie que c’était pas aussi courant que sopalin en France, mais ça m’arrangeait pour mon tableau, hehe.

  6. Marc says:

    Sympa, ton tableau « trilingue » !
    Il me rappelle des découvertes réciproques de mots avec mon amie française. On s’en amuse d’ailleurs encore maintenant.
    Cela dit, même avant de la connaître, au travers des différents forums et autres sur Internet, j’avais découvert certains termes propres à certaines régions de la francophonie et avais tenté moi aussi d’établir des correspondances. Il faudrait que je retrouve le document Word où j’avais noté mes trouvailles…
    Mais je peux déjà te donner ceci qui me vient à l’esprit, avec un terme belge également, puisque cela manque, comme tu le soulignais :
    CH : roiller / B : dracher / F : pleuvoir à verse (ou des cordes ou des hallebardes, selon l’inspiration ;-))
    Je n’ai pas trouvé d’équivalent québécois, par contre…
    Le Natel mérite en effet d’être rajouté.
    A ce propos, c’est intéressant parce que j’enseigne entre autres l’allemand à des débutants et comme on a des manuels « européens », faits par des Allemands, on parle de termes comme « das Handy », « der Geldbeutel » ou encore « das Krankenhaus » ; j’ai tout de même précisé qu’en Suisse, on utilisait plutôt « das Natel », « das Portemonnaie » et « das Spital », comme quoi on a une certaine « unité » linguistique helvétique commune à nos langues nationales (outre les termes anglophones dont tu avais parlé dans un article).

    • Kantu says:

      Bonjour Marc, merci pour toutes ces remarques! Excellent, l’idée des correspondances t’était aussi venue à l’esprit! Ce serait intéressant en effet de retrouver ce doc, fais moi signe si c’est le cas! Je serais bien intéressée à apprendre des mots belges.
      Roiller et dracher, c’en est un bon! Il nous manque un équivalent québécois en effet. À chercher!

      • Boudou says:

        Pour » roiller » j’ai utilisé l’orthographe « royer », pour éviter de le prononcer « roi-yer » mais bien « ro-yer ». Là aussi c’est du pure patois franco-provençal.

        • Kantutita says:

          C’est vrai que c’est plus clair pour la prononciation. J’utilise l’orthographe d’un de mes bouquins sur le suisse romand!
          Merci pour l’info sur l’étymologie franco-provençale!

    • Lenn says:

      Au Québec, pour dire qu’il pleut énormément, on dit « pleuvoir à boire debout ».

  7. Gin.net says:

    Hello, lectrice récente mais déjà fidèle de ton blog, j’ai aussi adopté un français depuis quelques années à présent, et il adore apprendre les expressions suisses (c’est un grand fan des « seulement » et il s’extasie devant les « actions2 de la coopé).

    Je voulais éclaircir un point sur les chiclettes. En fait c’est une marque, Chiclets (https://en.wikipedia.org/wiki/Chiclets), je ne sais pas si on les trouve encore dans les kiosques, je ne suis pas une grande consommatrice de bonbons et sucreries, mais je suis sûre d’en avoir déjà vus et achetés. Donc masculin, féminin… c’est de l’anglais en fait :)

    • Kantu says:

      Hello! C’est amusant ça, j’espère que ton Français s’amuse bien à apprendre des mots suisses ;) Le mien adore les « t’aurais meilleur temps ».
      Miracle! Merci de lever un peu du mystère des Chiclettes… Je vais fouiller cette piste. En tout cas, c’est sympa de suivre le blog fidèlement. Et n’hésite pas à nous raconter encore de tes anecdotes ou observations!

      • Boudou says:

        « Avoir meilleur temps »… J’adore cette tournure de phrase, et je l’utilisais tellement naturellement depuis toujours qu’un jour au collège, un professeur m’a fait remarquer dans une dissertation que ce n’était pas une tournure de phrase française…

  8. Gin.net says:

    Et apparamment, nos amis belges partagent cette appellation https://fr.wiktionary.org/wiki/chiclette (voilà, comme ça tu parles un peu belge aussi)

    Tiens, c’est marrant, il n’a jamais vraiment relevé « avoir meilleur temps », pourtant je suis sure de l’utiliser à tout bout de champ :-)

    • Kantu says:

      Moi c’est à force d’utiliser « avoir meilleur temps » tout le temps que mon ami a fini par me faire remarquer que c’était curieux pour mes interlocuteurs français ;) Je suis très heureuse de pouvoir utiliser le mot chiclette en Belgique aussi – et que tu m’aies appris un peu de belge pour l’occasion!

  9. Dorsaz says:

    Je ne parles pas le Neuchâtelois mais dans le Vieux Pays on dit aussi « chiclette »
    Il y a de trois mots qui me viennent à l’esprit mais qu’en Valaisan bien que la plus part sont aussi utilisés sur le Pays de Vaud.

    Valaisan: 1) Dérupe 2)carnotzet 3) panosse 4) botzon 5) meudzon 6) tschaf 7) le dzè ……………… 8) octante/huitante …..
    François: 1) pente 2)cave à vin 3) serpillère 4) par terre 5)vachette 6) chaleur/ trempé 7) vitalitée/ ennergie 8) quatre vingt

    il y a encore une multitude de mots comme Bleck qui désigne l’habitant de Grimisuat et qui veut dire rateau(radin) ou trempé

    Ou un régionalisme qui fairait hurler Molière: Regardes voir aller monter mettre boire les vaches à l’alpage

    • Annick says:

      Bonjour j’ai un soucis avec carnotzet ; pour moi c’est un endroit où boire un verre ; apero qui se situe dans une cave chez un particulier. Avec la connotation fromage (fondue ou raclette ) et au haut valais je connais la stube (orthographe ) qui est dédié aux repas fromage

  10. Murielle says:

    Bonjour!
    Je souhaite apporter une réponse à votre interrogation sur la pluie. :)
    Au Québec, lorsqu’il pleut, on dit souvent qu’il «mouille», et lorsqu’il pleut fort, alors «il mouille à siaux.» «Siau» est le mot «seau» déformé, ou sinon prononcé comme il l’était dans l’ouest de la France, il y a très très longtemps.
    Je suis contente d’apprendre les équivalents suisse et belge; je ne les avais jamais entendus!

  11. Gin.net says:

    Tiens, je pensais l’autre jour à un mot qu’on utilise couramment en Suisse, mais qui peut surprendre nos amis français. Quand il fait frais, il m’arrive de mettre une jaquette. Ce que nos voisins appellent un cardigan. Parce que pour eux, une jaquette c’est ça http://fr.wikipedia.org/wiki/Jaquette. Je viens de trouver sur internet la définition québécoise de la jaquette, ce serait une chemise de nuit pour femmes :) je ne sais par contre pas comment ils nomment la jaquette.

    Et il y a aussi tout l’attirail de toilette et ménager, mais il me semble que tu en as déjà parlé: lavette, linge de bain, de cuisine, pattes à relaver, ramassoire et balayette, l’incontournable panosse, etc. Il me semble que tout ce qui est du domaine traditionnellement féminin a dû moins intéresser les normalisateurs… des mots d’autant plus traitres qu’ils ne sont pas du patois et nous semblent bien innocemment français.

    • Kantu says:

      Oui, oui, j’en parle dans le second tome de l’attirail de ménage – mais merci pour la jaquette, je le note pour un nouveau tableau, c’est super.
      J’avais déjà remarqué la différence entre France et Suisse – mes amis appellent ma jaquette « un gilet » ici! Je ne m’en sors toujours pas avec le nom des vêtements…

    • maryse says:

      C´est marrant car Cardigan est le mot anglais pour notre jaquette .
      La tschaf de Dorsaz c´est aussi la tiaffe a Neuchatel et son meudzon est le mojon haut savoyard (genisse)

      Un jour en France j´ai dit qu´il ´pleuvait des seilles´. Inutile de dire qu´ils m´ont demande ce qu´etait une seille. Pour moi c´est comme le siau quebecois mais d´ou est-ce que cela vient?

      • Boudou says:

        Une seille c’est une sorte de grand seau en bois dont deux douves opposées sont plus hautes que les autres et percés d’un trou pour y passer les doigts pour la transporter. On utilise la seille pour donner à boire aux animaux de la ferme. C’est du franco-provençal.

  12. Boudou says:

    La Suisse romande partage presque le même langage que les régions Savoie proche, la raison est que ce « parlé Suisse » est en fait issue de notre patois commun, le franco-provençal. On ne dit pas une serpillère mais une panosse, on ne dit pas du carrelage mais des catelles, on ne dit pas faire des manières, on dit faire des gôgnes, on ne dit pas un sac en plastique (ou en papier), on dit un cornet, on ne dit pas se prendre les pieds dans quelque chose, mais s’encoubler… Bref je pourrais continuer des heures ainsi avec notre parler locale avec des quantités de verbes surtout, bouèrler, winwaler, ébouèler, écatifler, s’embourtaler, engroubouner, baboler…….
    Sylvain de Thonon les bains, bas Chablais.

    • Kantutita says:

      Merci pour ce beau catalogue d’expressions que nous partageons – sans forcément le savoir ! (En tout cas vu depuis la Suisse)
      C’est passionnant! Eh oui, nous avons en commun le franco-provençal. Connaissez-vous encore des gens qui le parlent en Savoie?

    • Maryse says:

      Pas etonnant: la HteSavoie a ete sous domination frigourgeoise a une epoque

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