Differences entre la Suisse et la France: le rapport d'un expatrie

Les surprises d’un expatrié français en Suisse

Publié le 1 mai 2015 | Par kantutita | Différences culturelles

Cette semaine, je vous livre un document particulier réunissant les observations d’un lecteur du blog sur les différences entre la Suisse et la France. En 2008, Gilles Carré débarque dans la Confédération helvétique du côté de la ville bilingue de Bienne. Cet ingénieur électronique s’amuse des différences constatées avec son propre pays, et prend soigneusement note de ce qui le surprend jour après jour. Il intitule ce catalogue: Rapport d’étonnement d’un Français en Suisse. Monde du travail, transports publics, ou même us et coutumes dans les piscines: il  classe ses observations en 9 chapitres.

Et voilà qu’il a eu la bonne idée de m’envoyer ce catalogue de différences entre la Suisse et la France qu’il a observées, que j’ai décidé de vous livrer tel quel, en version brute. Il cite des spécificités de la Suisse bien connues, mais met aussi le doigt sur de petits détails parfois insoupçonnés – est-ce valable pour toute la Suisse? Spécifique à la Suisse alémanique? À vous d’en discuter en commentaire, et d’essayer de démêler ce qui reste anecdotique de ce qui est valable plus largement.

Notez aussi que le document date de 2009, et certaines choses ont pu évidemment changer depuis, notamment au niveau des lois. Je dois dire que je suis aussi particulièrement contente de découvrir les remarques de Gilles sur le monde du travail – étant freelance à Montpellier, je n’ai pas vraiment pu me frotter à l’univers de l’entreprise à la française, et donc observer si des aspects différent avec la Suisse. Ah, et quand je le pouvais, j’ai hyperlinké lié ses remarques à des billets du blog sur le même thème.

Mais suffit! Je vous laisse vous plonger dans ce document étonnant.

Bonne lecture…

Rapport d’étonnement d’un Français en Suisse

Date: 13/9/2009-27/10/2009
Auteur: Gilles Carré

 

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1. Loi du travail:
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Possibilité de licencier un employé sans motif (en France: seulement possible en cas de difficulté économique de l’entreprise ou de faute grave de l’employé)

5 semaines de vacances au lieu de 7 (5 semaines de congés payés et 2 semaines de RTT) (à peu près autant de jours fériés soit environ 7 à 12 jours)

42 h de travail par semaine au lieu de 35 ou 36 heures de travail par semaine
Charges sociales très peu élevées 15 % environ au lieu de 23 % en France

pas de médecine du travail

pas de délégués

pas de tickets restaurants

pas de Comité d’Entreprise (distribue des œuvres sociales aux salariés comme des voyages, des places de cinéma, à tarif réduit ou gratuits, des cadeaux pour les enfants …)

pas de remboursement des forfaits de transport (en région parisienne on rembourse 50% de la carte orange/pass Navigo et en province 50 % de l’abonnement T.E.R)

les horaires des magasins qui ferment à 18 h en semaine, 21h le jeudi ou vendredi et 16 ou 17h le samedi au lieu de 19h voire 20h, 21h, 22h … toute la nuit en France

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2. Sécurité sociale:
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sociétés privées de sécurité sociale au lieu d’une sécurité sociale nationale + mutuelle

remboursement des soins avec forfait de 300, 500, … CHF au lie de 50 EUR en France

pas de remboursement des soins dentaires

remboursement des soins à 90 % au lieu de 100% en France avec une bonne mutuelle

Differences entre la Suisse et la France notes par un expatrie francais (1)

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3. Transports:
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patrouille de bénévoles pour repérer les vélos abandonnés « ventouses »

vignettes vélo (abolie depuis)

choix de vélos dans les magasins

vignette autoroute automobile

les vélos sur leur béquille bloqués avec un petit cadenas
(en France il parait impensable de laisser son vélo sans un gros cadenas ou une chaîne qui l’attache à un poteau ou une barrière)

les parkings à vélos toujours quasi remplis

les parkings vélo payants avec télésurveillance

il est interdit d’attacher son vélo n’importe où en Suisse

on peut aller presque partout en Suisse avec le train ou avec le train + vélo ou train + bus

location de voiture mobility

pas de compostage des billets dans les gares

piétons qui attendent que le feu pass

e au rouge

voitures qui s’arrêtent pour laisser passer les piétons sur les passages piétons

les petites carrioles qui transportent

des enfants derrière un vélo sont rares en France

les panneaux jaunes de chemins de randonnée dans la forêt

Differences entre la Suisse et la France notes par un expatrie francais (3)

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4. Us et coutumes:
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on ne sert pas la main de ses collègues systématiquement le matin

on n’est pas obligé de manger systématiquement avec son équipe de travail le midi

autant de sans-abris ou d’alcooliques dans les rues en Suisse qu’en France

peu de policiers dans les rues suisses

« polices privées » en Suisse (ex: Sécuritas) -> Plutôt des société de gardiennage ou de protection de lieux et personnes

pas de chèques mais des mandats de versement

des cigarettes en vente dans les supermarchés et dans les distributeurs automatiques

le hockey sur glace est sport national (en France c’est le football)

publicités pour Dieu ou la religion chrétienne

publicité pour des aliments sans message diététique

les drapeaux suisses partout (sur les maisons, dans les jardins, les entreprises, dans les champs, sur les balcons)

les étiquettes sur les produits: « provenance Suisse », « provenance Seeland »

on se met tout nu sous la douche dans la piscine (en France: généralement interdit par le règlement de la piscine, toléré pour les enfants), semble même mal vu de rester en maillot de bain

les aliments étiquetés: « à vendre avant:…, à consommer avant … » car en France (ou dans l’UE?) il n’y a qu’une date de péremption

devoir revenir au « Franc » (la France est passé à l’Euro en 2002)

la machine à laver dans le sous-sol de l’immeuble

les vignes dans un pays si froid comme la Suisse

en Suisse il vaut mieux avoir une belle montre imprécise qu’une montre précise et laide

le goût des Suisses pour les balades dans la nature à pied, vélo, skis, rollers, canoé, cheval, etc …

les doggys bags qu’on trouve partout pour ramasser les crottes des chiens

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5. service militaire:
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le service militaire obligatoire (pour les Suisses uniquement!)

le service militaire en fractionné 2 à 3 semaines par an

des militaires en uniforme dans les trains et dans les rues et avec leur nom inscrit sur la veste (les militaires français n’ont pas le droit de porter l’uniforme s’ils ne sont pas en service)

des militaires non en service dans les rues avec leur mitraillette
(en France on trouve beaucoup de militaires en armes qui surveillent les gares, les lieux « sensibles » en compagnie de policiers ou gendarmes)

Le service militaire est obligatoire en Suisse, pour les hommes.

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6. hygiène:
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les rues en Suisse sont quasi aussi propres qu’en France voire même plus sales

pas de séparation de zones « chaussés »/ »déchaussés » dans les piscines

les shorts de bain sont autorisés dans les piscines et les bonnets de bain facultatifs

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7. les prix:
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viandes, poissons, coiffeurs, médecins, cinémas, piscines, taux horaires des garagistes, femmes de ménage …sont 30% plus chers qu’en France!

mais les produits laitiers, le diesel sont au même prix

les logements sont moins chers (les loyers à Zürich sont environ 10 % moins cher qu’à Paris, et à Bienne 10 % moins chers que dans une ville de Province française comme Caen) et de bien meilleure qualité (par exemple: les agences repeignent systématiquement les appartements lors d’un changement de locataire)

l’essence est 15 % moins chère qu’en France

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8. la langue:
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le dialecte suisse allemand est parlé par tous ici y compris par les personnes « éduquées » et y compris pour le travail

la langue française de la Suisse se distingue de celle de la France:
place de parc (parking), bourgeoisie (citoyens), piquet (astreinte/relevé de compteur), septante (soixante-dix), nonante (quatre vingt dix), votation …

en allemand de Suisse il y quelques mots français couramment utilisés mais qu’on ne rencontre pas en Allemagne: Velo, Retour, Poulet, etc

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9. le système politique:
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des référendums 2 fois par an sur des sujets incroyables (les minarets en Suisse, l’accord de libre-échange avec la Bulgarie et la Roumanie pourtant dans l’UE, le financement de l’assurance invalidité, …)

le morcèlement de la politique avec les cantons, les langues et les tendances idéologiques

la place non garantie des femmes dans la vie politique comme en France

la disparité des lois entre les cantons

FIN DU RAPPORT !

Les observations de Gilles m’ont beaucoup intéressées, et j’espère que vous aussi vous avez parcouru ce Rapport d’étonnement avec curiosité, en découvrant de nouvelles différences entre la Suisse et la France. Souvenez-vous qu’il s’agit des notes d’un expatrié, liées à son expérience propre, qu’il a bien voulu partager avec nous. Elles n’ont pas de valeur encyclopédique, et vous sont livrées sans prétention afin de susciter la discussion.

La parole est à vous à présent: si vous avez des remarques sur certains points, que vous n’êtes pas d’accord avec une remarque ou avez d’autres étonnements à rajouter à la liste, laissez donc un commentaire… La discussion continue ci-dessous, et moi je vous dis à la semaine prochaine pour un nouveau billet. Cette fois on parlera soit de gastronomie française, soit d’horlogerie suisse, j’hésite encore!

 

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27 Responses to Les surprises d’un expatrié français en Suisse

  1. Cassonade says:

    En fait, la Suisse c’est pas si différent de l’Allemagne, surtout dans la catégorie us et coutumes. Nous aussi on s’est sentis tout bizarres la première fois à la piscine, quand tout le monde s’est mis tout nu dans les douches !

    • Kantu says:

      Haha! Je précise (enfin, en tout cas c’est vrai dans mon expérience à Neuchâtel, dans la région francophone!) qu’on parle de douches séparées hommes – femmes! N’est-ce pas? ;)

  2. anne says:

    -horlogerie stp;-)

    – je pense que cela a évolué depuis 2009. j’y suis depuis 2013.
    -faut que je prenne une vignette pour mon vélo?
    -ces billets sont très utiles et devraient être lus AVANT l’expatriation, quoique parfois al découverte soit amusante.
    Merci.

    • Kantu says:

      Je note pour l’horlogerie ;)
      Bien sûr, il y a des choses qui ont évolué depuis.
      Et pas de soucis, comme précise Gilles en commentaire, la vignette de vélo a été abolie! Elle coûtait 5 CHF et se prenait à la Poste par exemple. Il fallait visser une petite plaque rouge sur sa bicyclette pour la coller – ou alors la mettre directement sur le cadre.

  3. gcarre says:

    Merci d’avoir reproduit mon article. Certains faits doivent être corrigés.
    Les prix ont peu évolué mais le taux de change a plutôt aggravé le fossé. L’alimentaire en import a un peu baissé certes. Mais tous les services ainsi que les produits suisses sont au même prix Exemple 17 ChF pour une place de cinéma contre 8,5 EUR en France (1 EUR =1.04 CHF). Il faut compter 1000-1300 ChF de loyer TTC pour un deux-pièces dans la plupart des villes sauf Genève.
    Sur la sécurité sociale la comparaison est complexe car les frais en cas d’accidents sont entièrement remboursés et pour partie aussi la perte de salaire . La participation de 10% aux frais médicaux en cas de maladie est limitée à 300 CHF par an et de plus il semble que le tarif des médecins suisses suive toujours la même grille conventionnée ( à vérifier). En France et surtout à Paris les médecins pratiquent parfois des gros dépassements par rapport au tarif prévu par la sécurité sociale qui ne peuvent être remboursés par la mutuelle.

  4. gcarre says:

    Ah aussi la vignette vélo a été abolie !
    Enfin il faut préciser que les grosses entreprises ou celles affiliées à des conventions collectives offrent des avantages et des garanties comparables (mais inférieurs je pense);à celles des entreprises françaises.Il faut aussi préciser que les entreprises utilisent rarement leur droit de licencier sans raison « grave ». Mais par contre en cas de difficultés économiques il ne faut pas espérer toucher des indemnités sauf p.e. le préavis non effectué. Quand une entreprise suisse embauche en » CDI » ( contrat à durée indéterminée) elle espère garder l’employé(e)de nombreuses années.
    Un avertissement à tou(te)s les candidat(e)s à l’immigration en Suisse: contrairement à ce qu’on pourrait croire ce n’est pas si facile de trouver du travail en Suisse. Tout dépend de sa situation personnelle et de la situation du marché du travail dans son secteur. Par contre les salaires sont plus élevés(x2 en gros par rapport à la France). A voir et à mettre en balance avec le haut coût de la vie ici et sa situation personnelle privée (enfants, loisirs, transports, voyages).

  5. horizons83 says:

    Je suis surpris par la remarque sur la propreté des rues. On est d’accord que hors des grandes villes, la France est généralement assez propre, mais je n’ai pas l’impression que la Suisse soit si sale que cela ! Au contraire, j’entends souvent des amis français qui sont surpris de voir que lors de grosses fêtes (Fêtes de Genève, Fête des Vendanges, …) les rues sont ripolinées dès le jour suivant la fin de la fête !

    Et concernant les piscines, je ne sais pas dans quelle piscine il s’est rendu, mais étant architecte, je peux vous confirmer que toutes les piscines récentes doivent avoir une séparation pieds propres/pieds sales. Enfin, je parle là des piscines intérieures. Il est vrai que les piscines en plein air n’ont pas de séparation.

    Sinon pour avoir vécu plusieurs années à Paris, une chose qui ne m’avait jamais frappé mais qui m’avait fait plaisir de retrouver : De manière générale, les gens qui travaillent dans les institutions publiques (communales, cantonales, fédérales) sont heureuses et agréables à côtoyer !

    • Kantu says:

      La propreté des rues doit en effet varier selon la ville, et les quartiers, tout comme ces spécificités sur les piscines.
      Je ne suis pas impartiale sur le sujet de la propreté en Suisse, mais je dois dire que j’ai trouvé Tokyo et Montréal globalement plus propres :) Ils méritent peut-être plus que nous ce « mythe » de la propreté!

  6. gcarre says:

    Je confirme un peu ce que dit horizons83. Ce qui me frappe chaque fois que je reviens à Paris c’est le manque d’amabilité des commerçants, en tout cas pas ou peu de sourire. Les salaires insuffisants (avec le SMIG impossible de louer un studio à Paris) y sont pour quelque chose, je pense. Les piscines parisiennes sont propres mais il ne faut pas regarder dans les coins ou entre les carreaux. Il y a d’ailleurs une grève latente intermittente depuis plusieurs années du personnel pour une légère hausse de salaire. A Lausanne, Bienne, Zurich on retrouve souvent des bouteilles ou des sacs plastiques, etc à droite à gauche. Les poubelles qui débordent ne sont pas vidées. A Paris il y a une armée de nettoyeurs qui de manière organisée et méthodique nettoient les rues après les manifestations. Allez voir la fin d’une manifestation ou d’une course à pied: c’est impressionnant !
    Je vais à la piscine de Bienne habituellement: ni séparation ni de pédiluve mais c’est visuellement propre. Idem à Berne, Westside pourtant toute neuve.

    • Kantu says:

      Moi aussi il me semble avoir vu des séparations zone chaussée, sans chaussures dans les piscines fréquentées en Suisse romande – Nid du Crô à Neuchâtel ou à Yverdon les Bains par exemple. Mais je ne connais pas du tout de piscines en Suisse alémanique en revanche.
      Il y a aussi des us et coutumes qui ne passent pas la barrière de röstis!

      Un autre point avec lequel je ne suis pas d’accord :) c’est la quantité de mendiants et SDF, mais là aussi tout dépend de la ville. À Paris, se balader la nuit c’est horrible dans certains quartiers des gens dorment sur les trottoirs. À Genève, il y a beaucoup de mendiants, mais c’est bien pire à Montpellier où je vis – alors que quand j’ai quitté Neuchâtel en 2010, il n’y avait pas un seul mendiant dans les rues. Il parait que depuis ça a un peu changé…

  7. Gérald says:

    Bonjour,
    Juste une précision au niveau du sport. Le hockey partage la vedette avec le football. Si le premier est davantage suivi à Lausanne ou à Fribourg, c’est bien le football qui fait la loi à Bâle, Lucerne, Sion… A Berne et à Zurich, les deux sports sont populaires avec de nombreuses équipes de pointe… Et en termes de licenciés, le football arrive largement en tête dans toute la Suisse.
    Merci pour cet agréable moment de lecture :)

  8. Sylvie says:

    Bonjour,
    Si ces lignes doivent avoir une utilité pour les expat… y’a du faux hélas dans le point travail. Le droit aux vacances est de 4 semaines par an (sauf pour les moins de 20 ans) et non de 5. La durée maximum de la semaine de travail est de 45 heures, voire 50 pour certaines professions (genre employé agricole). Rien n’empêche l’employeur d’être plus généreux par contre…

  9. Bernard says:

    Article très intéressant, et qui me rappelle mon installation en France il y a maintenant un peu plus de 35 ans.

    Toutefois, j’aimerais réagir sur 2 points (au départ c’était 3, mais comme Gérald a déjà soulevé le point du hockey…) :
    – section 3: je n’utiliserais pas le terme « police privée » pour des sociétés comme Securitas, mais plutôt de société de gardiennage ou de protection de lieux et personnes. Il me semble qu’elles n’ont pas de pouvoir de police. En cas de besoin, elles font appel à celle-ci. À mettre en parallèle avec ces mêmes sociétés en France ou avec les sociétés de transport de fonds.
    – section 8: la bourgeoisie est une notion très particulière en Suisse, et n’a pas, à ma connaissance, d’équivalent dans le monde. Il s’agit de la commune qui prendra en charge le citoyen qui serait dans le besoin. Ex.: je suis résident français depuis mon déménagement et je suis toujours bourgeois de Grandevent, VD parce que mon ancêtre Pierre Giroud est venu s’établir dans la dite commune avant 1651.

    Encore merci pour ce partage, Kantu et Gilles !

    • Kantu says:

      Merci pour ces précisions Bernard! C’est vrai qu’ils ne relèvent pas de la police les Sécuritas, je vais ajouter ta remarque dans le texte.
      Pour la notion de « bourgeoisie », c’est une expression que je n’ai jamais entendu à Neuchâtel – mais vu que le voc administratif change d’un canton à l’autre, je ne suis pas étonnée.

  10. Monique says:

    Super article, je me suis régalée! Mais les gens tout nus sous les douches… ça m’étonne beaucoup, connaissant les Suisses! Tous ceux que je connais en Suisses (c’est vrai qu’ils ne sont plus tout jeunes!) seraient plutôt pudibonds!! Et il y a très, très longtemps que je suis plus allée à la piscine de Bienne (je suis une Biennoise expatriée).
    Une petite question à Horizons83: un joli mot « ripoliné », mais je ne connais pas du tout! C’est quoi? En tous cas un mot qui n’a pas passé la Thielle, dirait-on!!
    Encore une petite chose: les assurances-maladies privées en Suisse sont très, très chères, tous les Suisses râlent…
    Et comme expat, comme j’admire les Suisses qui sont malheureux quand ils doivent prendre leur retraite à 65 ans. Ici en Belgique, tout le monde fait des pieds et des mains pour aller à la retraite à .. 58 ans!

    • Kantu says:

      Merci pour ce mot Monique! Décidément, la question des douches divise… C’est vrai que l’assurance maladie est un budget!!

    • maryse says:

      Monique, ´ripoliné´ vient de la peinture ´Ripolin´. Un ancien slogan je pense.
      On peut aussi dire ´propre en ordre´ ;-) ou ´bien poutzé´.

  11. Cri says:

    Bonjour, moi je suis expat franc. au Tessin. Et bien, on reste surtout habillé dans les douches et les saunas mais pas dans les Grisons où c est nudité obligatoire.
    Que des mineurs puissent aller librement au fitness mélangés à des adultes. Qu il y est des distributeurs automatiques d en cas sucré partout même dans les écoles. Pas de cantine dans toutes les écoles. Grand sentiment de sécurité et de liberté pour les enfants. Avoir un crédit bancaire et surtout ne pas le rembourser en entier, donc tu laisses tes dettes à tes descendants. ….. Et bien d autres encore. J ai découvert l hygiéniste aujourd hui … Incroyable !!! À bientot. Merci pour ce blog

    • Kantu says:

      Merci pour ce mot, et pour vos observations d’expat sur la Suisse! N’hésitez pas à raconter vos anecdotes sur les hygiénistes ou autre dans les commentaires du blog, ils sont fait pour ça ;) À bientôt!

  12. David says:

    Bonjour,

    Je pense qu’on pourrait en découvrir tous les jours, les différences sont considérables !
    Tout n’est pas juste, mais ce n’est pas le propos, car ce qui est intéressant c’est précisément la vision qu’on a de ce pays en tant qu’étranger. Je dis souvent que la Suisse est une usine à fantasmes, du moins vu de l’extérieur.
    Pour ma part, ce qui m’a le plus surpris, ce sont les relations de travail : lorsque vous êtes au travail, le vouvoiement est de mise, avec une certaine distance (du moins pour certaines personnes). Vous vous retrouvez dans une soirée d’entreprise et hop, ces mêmes personnes vous tutoient, et sont très affables. Et hop, le lendemain, au boulot, c’est de nouveau le vouvoiement. Il y a un temps pour travailler, et un temps pour s’amuser, et cela ne se fait pas au même endroit…

    • Michèle says:

      Moi, je trouve ce comportement très intelligent et je suis ravie d’apprendre que les Suisses ne sont pas tombés dans le travers des Français qui pourrissent tout avec leur tutoiement. Ca a l’air de quoi d’être cul et chemise devant les clients ? Et ne parlons pas des hommes politiques de droite et de gauche qui se tapent sur le ventre en France.
      J’espère que la Suisse ne se laissera pas contaminer par ce comportement extrêmement hypocrite. Nos diplomates, par exemple, m’inquiètent. Lors de la dernière rencontre des présidents d’associations au consulat, tous tutoyaient le consul, ce que je refuse de faire. J’aime voir l’église au milieu du village (au fait, c’est suisse ou belge, cette expression ?)

  13. Michèle says:

    Permettez-moi d’ajouter quelques différences tirées de mon vécu de Suissesse de l’étranger:
    1) la propreté des WC, même au bord de routes nationales sans gardiennage (dernière expérience il y a un mois sur la route du Simplon),
    2) le prix ahurissant du vin dans les restaurants. Au moins, les Suisses acceptent maintenant de servir une carafe d’eau (ce qui n’existait pas quand j’étais enfant et qui est toujours impossible en Belgique),
    3) les cyclistes qui ont tous les droits, y compris celui de rouler en sens interdit (je trouve ça dangereux),
    4) le feu orange entre le rouge et le vert (je trouve ça génial et ne comprends pas que ce ne soit pas copié par les autres pays),
    5) les cars postaux qui vont partout, même dans les vallées les plus reculées, si bien que le Suisse le plus « paumé » peut se passer de voiture particulière (impensable dans la campagne française).

  14. alicante2015 says:

    Bonjour,
    Le système juridictionnel reste à désirer en Suisse. L’incompétence est de mise. Le tribunal fédéral, c’est assez rare où il désavoue les juges du fonds. Conseil: si on n’obtient pas gain de cause en première instance, ce n’est pas la peine de poursuivre la procédure. Toute tentative est vouée à l’échec. C’est le pouvoir des juges, souvent à tort.

  15. Tay says:

    Morte de rire!!!! Hygiène, comparer la Suisse à la France en matière d’hygiène! Il faut être tombé sur la « noix de coco »!!!!

    • K says:

      L’hygiène en Suisse, c’est beaucoup « de façade »… mon copain suisse n’a jamais compris la différence entre torchons et serviettes dans une maison (pour lui, ce sont toujours des linges et ça sert indifféremment à essuyer les mains, la table, la vaisselle…). Il faut « montrer » que l’on est propre… mais à côté de ça on a eu d’énormes discussion sur le fait de s’essuyer… le zizi: ben oui, pour lui, si on « secoue la dernière goutte » pas de problème… de même pour le changement des slips: pas nécessaire tous les jours…
      On pourrait aussi parler du rythme de lavage des draps, des « linges »… mais par contre, le fromage qui pue dans le frigo, là c’est l’horreur.
      Et, franchement, pour avoir vécu dans un chouette coin d’Allemagne: beaucoup plus de déchets dégueus dans les rues de Neuchâtel, mais aussi dans des coins de nature (mais les suisses vous sortirons peut-être que c’est à cause des étrangers, véridique…), et la France n’est pas top, mais n’a rien à envier à la Suisse (à moins de se baser sur des coins du sud de la France, mais ça n’est pas toute la France).
      On pourrait aussi parler du gaspillage (avec toute la naïveté suisse derrière : mais ça va être recyclé… truc notamment entendu de la part de mon copain qui voulait balancer un écran plat d’ordinateur fonctionnel… finalement je l’ai récupéré et donné, mais ça me laisse encore sur le cul, cette mentalité).
      Bref, quand on veut être « mort de rire » il faut un peu se regarder dans le miroir, parfois…

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