Comment j’ai apprivoisé mon chéquier

Publié le 27 juin 2012 | Par kantutita | Différences culturelles, Expat en France

Ou la Nostalgie du Bulletin de versement. Quand on m’a remis mon premier carnet de chèques, j’étais très fière mais n’avais aucune idée de l’usage à en faire. Ces précieux bouts de papier sont longtemps restés au fond d’un tiroir… Or peu à peu, j’ai compris comment ils pouvaient se substituer aux bulletins de versements suisses, sans équivalence ici.

Un élégant accessoire: le porte-chéquier. Mais il ne confère la classe attendue que si on est capable de à le dégainer d’un geste adroit, et de remplir un chèque en un clin d’œil.

Lorsque j’ai ouvert un compte français à La Banque Postale, le conseiller m’a posé cette curieuse question. « Le chéquier, vous le préférez en quel format? Ouverture latérale ou vers le haut? » Ne comprenant pas vraiment ce que cela changerait (c’est toujours le cas aujourd’hui), j’ai répondu au hasard:  « Heu…  la version standard. » Quelques jours plus tard, je recevais par envoi recommandé mon chéquier « à ouverture latérale et souche à gauche », joliment décoré d’images du monde signées Yann Arthus-Bertrand. Je l’ai précieusement rangé dans un tiroir et je ne l’ai plus touché durant des mois.

J’étais épatée par cette possession: en Suisse, je n’ai jamais eu de chéquier ni vu de chèque. Je ne savais même pas que leur usage était aussi courant que celui des cartes bancaires de l’autre côté de la frontière! Pour moi, c’était un accessoire huppé, qu’on ne voit que dans les films.

J’ai donc appris au fil des mois à le désacraliser et à m’en servir dans la vie réelle.

Comment remplir un chèque?

(Ce chapitre s’adresse aux Suisses, évidemment)

Un petit schéma s’impose! Au départ, j’ai cherché sans succès le mode d’emploi dans le carnet de chèque et j’ai dû demander son assistance à un Français… Par chance, je vis avec l’un d’eux. Il a tout de même trouvé ma demande étonnante, car cela lui semblait aller de soi. Après tout, il suffit de remplir les blancs, mais, sait-on jamais…

Ensuite, on donne le bout de papier à son destinataire, qui devra le transmettre à sa banque pour recevoir son dû et débiter votre compte.

Notez-bien: Il est déconseillé d’attendre plusieurs mois avant d’aller encaisser un chèque – au risque de bloquer le compte en banque du donateur qui aurait changé d’établissement entre temps. (Exploit N° 362: J’ai failli mettre une association en interdit bancaire).

MODE D’EMPLOI

POINT 1. En chiffres, on inscrit le montant que l’on souhaite verser: » —-198.00« . Dessous, on complètera la date et le lieu et on signera.

POINT 2. Beaucoup plus sportif! On inscrit, en lettres cette fois, le montant avec la monnaie, soit: « cent non quatre-vingt dix-huit francs euros ———————–« , et le nom de l’heureux bénéficiaire après le à, par exemple: « Association pour la Promotion des Tulipes sauvages » .

POINT 3. Le bordereau permet de garder une trace écrite du pourquoi du chèque. J’ai systématiquement « oublié » de le remplir durant quelques mois, certaine que je me rappellerai des objets de mes généreux versements. Erreur de débutant! C’est un champ à ne pas négliger, sinon lorsqu’on reçoit son décompte bancaire, on se demande: « Mais à qui j’ai versé 190 euros avec mon chèque No 84? C’est curieux… Était-ce le dentiste? L’achat d’une chaise de jardin en formica? »

Eh oui, le détail ne figure pas sur le relevé bancaire. Par contre, si on a bien rempli son bordereau, on se réfère à son carnet de chèque et on se frappe le front : « Mais oui, c’est écrit là en toutes lettres: il s’agissait d’un don pour la sauvegarde de la flore régionale… »

Remplir un chèque me pose malgré tout trois problèmes majeurs:

1- Je ne sais plus comment on écrit les nombres en toutes lettres – même si je garde le souvenir d’une brève leçon sur le sujet par ma prof de français Mme G., à l’école secondaire. Depuis, je crois n’avoir jamais écrit un nombre compliqué en lettres. Je suis sûre que les Français les maîtrisent mieux que nous puisqu’ils doivent les utiliser couramment!

Où mettre des traits d’union? Quand accorder vingt et cent, si mille est invariable? Et, encore pire, comment écrit-on « quatre-vingt-dix »? Je ne l’ai jamais appris celui-là, puisqu’il n’existe pas en Suisse, avantageusement remplacé par l’orthogénique « nonante » !

Pour répondre à ces questions capricieuses, je me réfère à ce résumé pratique des règles d’écriture des nombres. Jocker:  ce « conjugueur » de nombres disponible en ligne est la solution magique en cas de doute. Un outil très pratique, qui indique à la demande la version suisse ou belge. Il suffit de taper le nombre, et zou! L’exemple avec 190 à la sauce suisse.

Heureusement, les fautes d’orthographes n’invalident pas le chèque (je crois).

Mais il me reste encore deux pièges à évoquer:

2-Il est difficile de se rappeler de ne pas faire usage des helvétismes septante (70) ou nonante (90) en remplissant le chèque (les Vaudois et autres amateurs du « huitante » (80) le rajouteront à la liste bannie).

3-Il ne faut pas malencontreusement écrire « francs » plutôt que « euros » – les ratures sont interdites!

Les chèques: pour quels usages?

À titre d’exemples, voici quelques façons d’utiliser des chèques.

  • Pour régler des courses – mais les petits magasins les refusent souvent.
  • Pour payer le loyer: glissé dans la boîte aux lettres de l’agence immobilière !
  • Pour s’abonner à un magazine – on joint le chèque au coupon-réponse.
  • Pour verser de l’argent à un particulier: on lui envoie le chèque par courrier
  • Pour régler sa consultation chez le docteur !
  • Pour verser sa cotisation à une mutuelle de santé ou tout autre paiement administratif
  • On remet un chèque en caution, lors de la location d’une voiture ou d’un appartement.

…c’est tout ce que j’ai testé pour le moment.

…et comment qu’on fait en Suisse sans chèque?

  • On règle ses courses en espèces ou par carte bancaire
  • On verse le loyer par prélèvement automatique ou bulletin de versement (voir ci-dessous!)
  • On renvoie le coupon pour s’abonner à un magazine, et plus tard, on reçoit un bulletin de versement
  • Le particulier à qui on doit de l’argent nous envoie un bulletin de versement
  • Le docteur nous envoie par courrier un bulletin de versement
  • On nous réclame nos paiements administratifs (impôts, factures d’électricité, etc) via des… bulletins de versement
  • Le montant de la caution peut être placé sur un compte en banque spécial lors de la location d’un appartement – on ne pourra retirer l’argent sans l’accord de la gérance.

Après cette séance de teasing, le très attendu…

Le bulletin de versement ou BV, un moyen de paiement ultra courant en Suisse!

Je vous l’ai dit, en Suisse, les chèques n’existent pas. Par contre, nous avons un mode de paiement qui fait défaut en France: le BV, ou bulletin de versement. Il est vert ou rose et très courant d’usage.

Attention, cela n’a rien à voir avec un chèque. En France, quand on réceptionne un chèque, on est content: on a gagné de l’argent! En Suisse, quand un courrier renferme un bulletin de versement, cela signifie qu’on va devoir cracher la monnaie.

En général, on reçoit toutes ses factures (électricité, impôts, médecin, redevance tv,…) sous cette  forme, et on les empile avant d’aller les régler au guichet de la poste à la fin du mois. Oui, au pays des banques, les très courants BVs sont l’apanage des services postaux.

Comment remplir un bulletin de versement?

Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir. La partie à gauche est un talon détachable, qu’il faut garder en guise de preuve du paiement. Voilà pourquoi les informations sont à inscrire en double! En 1. « Versement pour », l’adresse du bénéficiaire et son numéro de compte, en 2. « Versement par », l’adresse du payeur. En 3. vous pouvez éventuellement mentionner le motif du versement.

Pas de panique cependant! Je vous montre ici un bulletin vierge, mais lorsqu’on vous envoie une facture, tout est déjà complété. Il n’y a plus qu’à se rendre au guichet postal avec sa carte bancaire ou des espèces sonnantes et trébuchantes. L’employé du bureau de poste tamponnera les zones délimitées par un rond avec son stämpf officiel où figure la date du jour, et vous remettra le talon  – qui est, je le rapelle, à conserver précieusement.

À cause de l’absence de BVs en France,  j’ai pris mon médecin pour un malotrus!

Les bulletins de versement me manquent d’ailleurs. Mes forfaits français de téléphone portable /natels ont un prélèvement automatique qui se module selon mes dépenses- sur lequel je n’ai pas l’impression d’avoir beaucoup de maîtrise. Je préférais avoir la possibilité de les contester avant d’avoir été prélevée de la somme en question, comme c’était le cas en Suisse!

Une différence notable avec la France, c’est que grâce aux bulletins de versement, on paye plus tard des prestations et produits achetés. On reçoit sa facture quelques temps après avoir été chez le médecin ou s’être abonné à un magazine, ou en même temps qu’on reçoit une commande faite par correspondance.

Lors de ma première consultation chez le médecin, mon nouveau généraliste m’a outrée en me réclamant ses honoraires à peine il avait fini de m’ausculter. Je l’ai pris pour un rapiat lorsqu’il m’a demandé si je payais par chèque!

« Là, tout de suite? Mais, mais… vous n’envoyez pas une facture plus tard? » « Non. Il faut payer maintenant. » Personne n’avait été foutu de m’avertir que c’était le mode opératoire courant en France, alors mon chéquier dormait au chaud au fond de son tiroir douillet. « Et vous acceptez la carte? » « Non. Mais il y a un distributeur en bas de la rue… » Intraitable avec ça!

Encaisser un chèque français en Suisse? Difficile!

Un petit chèque perdu en Suisse…

L’absence de chèques en Suisse m’a aussi posé problème, un jour. Mon futur colocataire français surnommé Kiki (ou plutôt sa mère) m’a envoyé son premier loyer sous forme de chèque, comme caution de sa venue. J’ai erré dans plusieurs banques neuchâteloises sans succès: personne ne pouvait me l’encaisser. La seule solution aurait été d’ouvrir un nouveau compte au Crédit Suisse, qui les acceptait, contrairement à ma propre banque jaune. Alors j’ai fait confiance à Kiki et je lui ai rendu son chèque dès son arrivée. Heureusement, c’était un colocataire honnête et avec ça, boute-en-train!

Voilà. J’espère qu’à présent, vous aussi vous avez apprivoisé les chèques et les bulletins de versements, que vous viviez en Helvétie ou dans l’Hexagone! Avez-vous d’autres anecdotes à partager? Je serais curieuse de savoir comment les Français s’adaptent aux BVs… et les Suisses aux chèques!

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22 Responses to Comment j’ai apprivoisé mon chéquier

  1. Cochise says:

    Pour avoir vecu quelques années en france, tu peux remplir sans autres les chèques avec des nonantes, septante…. Ils ont toujours été accepté pour ma part. Même si quelques fois j’ai eu des remarques du commerçant pour les accepter, ils ont tous été encaissé et débiter de mon compte ;-)

  2. Jérôme says:

    Que de différences culturelles derrière une simple pratique bancaire! Le BV suisse avec son paiement au guichet de la poste ressemble dans le principe au mandat postal français qui n’est quasiment plus utilisé (s’il n’a pas disparu).

    L’équivalent français le plus proche est le TIP (titre interbancaire de paiement) qui est imprimé au bas des factures quand on n’est pas en prélèvement automatique. Dans son ancienne version appelée TUP, on pouvait le régler au guichet de la poste. Maintenant, il faut le compléter avec son numéro de compte et l’envoyer signé au créancier.

    Ne t’inquiète pas pour les septante et nonante; il sont dans le dictionnaire français. Ils sont même parfois utilisés dans les banques françaises (sans doute par les traders) quand il s’agit d’éviter toute confusion (soixante-dix pouvant être compris 70 mais aussi 60,10).

    • Kantu says:

      Merci pour votre commentaire Jérôme. C’est incroyable ça, que les traders utilisent les septante et nonante! J’apprends quelque chose!

  3. Mimi says:

    Merci pour les explications, j’étais plutôt perplexe devant mon premier BV!
    P’tits infos pour les néophytes:
    – La Poste n’accepte que les cartes bancaires de La Poste pour payer à leurs guichets. Sans cash ou carte La Poste, il faut aller retirer aux distributeurs automatiques.
    – les BV raturés ne sont pas acceptés (on me l’a fait refaire)
    – on peut aussi se passer d’aller à La Poste et payer ses BV en ligne sur le site de sa banque.

    • Kantu says:

      Ah, je comprends, j’étais vraiment perplexe devant mon premier chèque – cela marche dans les deux sens donc!
      Merci pour ces infos supplémentaires bien utiles sur l’usage du BV… il est vrai assez unique!

  4. Laurent says:

    Salut Kantu, j’ai vécu à Rome pendant quelques années. Si le chèque est rare en Italie, on utilise couramment un équivalent de votre BV, le « bollettino » qui se règle à la poste (moyennant une commission de 1,30 euros) en espèces ou au moyen d’une carte à débit immédiat, les cartes de crédit ou étrangères n’étant pas acceptées, ou bien dans certains bureaux de tabac (uniquement en espèces). Le plus souvent le bollettino a déjà été prérempli par ton créancier (électricité, internet…). Il reprend ton nom, ton adresse et le montant et le no. de la facture ainsi que ton no. client, tu n’as rien à écrire ou à signer ; la poste met toutefois à disposition des bollettini vierges au cas où… personnellement je n’ai eu à en remplir moi-même que deux fois (pour payer un spécialiste).

    • Kantu says:

      Bonjour Laurent, merci de partager ton expérience des bollettino, c’est intéressant de voir comment cela se passe chez nos voisins italiens!
      Je n’en ai jamais vu – et je ne savais pas du tout qu’il y avait une sorte de BV en Italie, tu m’apprends quelque chose. Pas que je croyais que nos Bulletins de versement étaient uniques au monde mais… ;)

  5. Kelvin says:

    Pour ma part, je trouve le paiement par carte plus pratique qu’un chèque. On évite les fautes d’orthographe et les ratures, et c’est vachement plus stylé ;)

    Sinon, je trouve le système des BV plus clair et pratique que leur système de chèque, mais peut-être est-ce trop subjectif?

  6. Rosie says:

    Ah alors je ne suis pas la seule à avoir mal avec les chiffres français ! J’ai fini par maitriser les 70 + après 17 ans ici mais ça pose toujours problème pour écrire des chèques, ce que je fait rarement, puis lorsque je suis un peu nerveuse, je perds mes moyens avec les 70 +, surtout au téléphone. Je suis d’origine américaine.

    Je trouve que le septante et nonante, (et huitante aussi, c’est vrai ?) sont encore des raisons d’adorer la Suisse !

    • Kantu says:

      C’est vrai que c’est bien plus pratique de compter en Suisse Rosie! ;) Moi aussi j’ai de la peine au téléphone avec les soixante-dix et compagnie… Enfin on s’habitue même si cela nous semble tiré par les cheveux ;)

  7. Pumbaa says:

    Héhé, j’avais peur de déterrer un vieux sujet mais je vois qu’il y a des commentaires récents.

    Tu voulais une petite anecdote ? En voici une amusante (enfin j’espère).

    Il y a un peu plus de 10 ans je passais pas mal de temps sur un site de loterie en ligne : prizee.com
    On grattait des tickets virtuels et on participait à des petits jeux en flash pour gagner des sous crédités sur le compte du site.
    Il s’agissait que quelque centimes, tout au plus 1 franc (français !) par jour, ça montait lentement !

    On pouvait ensuite utiliser ces sous pour faire des achats dans la boutique : t-shirt, mugs, chèque, etc…
    J’ai une fois commandé un t-shirt et la qualité n’était franchement pas au top (enfin, je ne m’attendais pas à grand chose non plus ^^).
    Donc bien plus tard, quand j’ai fini par réunir 100 francs français, converti en 15€ et des poussières au passage à l’euro, j’ai commandé un chèque qui est bien arrivé \o/

    Seulement je n’ai jamais pu trouvé une banque suisse qui me l’acceptait… il fallait à chaque fois ouvrir des comptes relié à l’étranger, bla bla, j’ai rien compris.
    J’ai même été jusqu’à aller dans une banque française pour voir si je pouvais retirer les espèces correspondante… évidemment que non.

    Du coup j’ai toujours ce chèque de 15€ qui traîne quelque part, destiné à ne jamais rester qu’un bout de papier sans valeur.

    Et sinon, comment ai-je atterri ici ?
    Je viens de voir une offre très alléchante sur leboncoin et le sympathique vendeur (des cavernes ^^) me demande un chèque.
    J’ai failli tomber de ma chaise =D

    N’ayant aucune idée comment ça fonctionne j’ai fait le tour de tout mon open-space… personne ne sait comment faire, ahah, pas même mon patron qui est pourtant passablement âgé.

    • Kantu says:

      Quelle histoire abracadabrante! Je trouve cela fou qu’on ne puisse pas du tout encaisser un chèque français en Suisse dans n’importe quelle banque – et aussi que sans compte en banque en France, il soit impossible d’en obtenir le montant!

      Alors un conseil si le vendeur te demande un chèque, je me souviens, il y a bien longtemps, m’être abonnée à un magazine français depuis la Suisse en envoyant un « mandat international » ou quelque chose d’un nom approchant. Cela peut remplacer un chèque pour payer en France! Demande des infos à ton bureau de poste par exemple? J’espère avoir pu t’aider ;) Et merci de ton passage et commentaire sur le blog!!

      • Pumbaa says:

        Merci pour la réponse.
        J’ai passé un peu de temps sur la FAQ de ma banque et j’ai trouvé les « Paiements internationaux » qui permettent d’envoyer du cash (sous forme de chèque, si j’ai bien compris) à l’étranger.
        Mais ça coûte 6 balles par chèque !!! (Et encore, c’est parce que je suis client chez eux, sinon c’est 9.-)
        Et une autre banque fait ça pour 5.-

        Bref… le vendeur m’a finalement répondu et il accepte un virement bancaire aussi, ouf ^^

  8. TB says:

    En Suisse, depuis quelques années les bulletins de versement ont été partiellement remplacés par le système des e-factures (https://www.e-facture.ch/). Les grands émetteurs de BV (caisses de maladie, gérances immobilières, compagnies de téléphones, etc.) envoient des factures électroniques directement dans une messagerie intégrée dans le système de banque en ligne. Pour les régler il faut juste se connecter et valider le paiement.

    Le système des bulletins de versement est également répandu en Allemagne, en Italie et en Belgique. Les chèques, par contre, sont très répandus aux États-Unis.

  9. français du monde says:

    une petite réaction sur « 3-Il ne faut pas malencontreusement écrire « francs » plutôt que « euros » – les ratures sont interdites! »

    Une anecdote : au début du siècle à l’époque de la transition franc / euro (franc français bien sûr), nos banques nous fournissaient à chacun 2 carnets de chèques avec la mention « à rédiger exclusivement en francs » sur l’un et « à rédiger exclusivement en euros » sur l’autre.

    A nous de nous amuser à faire la conversion selon ce qu’on devait payer et la monnaie utilisée (bon heureusement la période de transition n’a pas duré très longtemps, dans les 6 mois me semble t’il).

    Et les plus anciens qui ont vécu la transition ancien franc / nouveau franc ont sûrement dû avoir le même chose à l’époque (1960 je crois).

  10. Patrick TRENAT says:

    Bonjour,

    J’ai trouvé cet article très intéressant. En fait, le bulletin de versement en Suisse, c’est comme un virement, mais sur papier, ce qui ne se fait plus en France (tout est informatisé, sauf la signature de la personne qui vire l’argent lorsque le virement est effectué au guichet).

    Pour ma part, je préfère mon bon vieux chéquier, parce que le bulletin de versement implique que le créditeur nous transmette son numéro de compte, ce qui n’est pas le cas avec le chèque puisque le créditeur renseignera son numéro de compte lorsqu’il remplira sa remise de chèque.

    De plus, les pouvoirs publics français, qui veulent réduire le nombre d’émission de chèques, ne va certainement pas promouvoir les bulletins de versements, car je ne suis pas sûr que ça coute moins cher que le chèque en traitement pour les banques.

    D’ailleurs, lorsqu’on règle par chèque dans les grandes surfaces en France, les caisses sont généralement équipées de machines à remplir les chèques, ce qui fait qu’on a juste à vérifier le bon montant et à signer (et à remplir la souche également).

    En conclusion, je pense que les deux moyens de paiements se valent, donc aucun intérêt selon moi pour chacun des deux pays à lancer l’autre moyen de paiement.

    • Kantutita says:

      Merci pour votre commentaire! Je crois qu’on a tous nos petites habitudes et préférences avec ces moyens de paiement.
      Je dois dire que je trouve que chacun a ses avantages, selon la situation!

  11. Antoine says:

    Bonjour à tous,
    merci beaucoup pour cet article fort intéressant et plein d’humour.
    Je suis moi aussi confronté à ce problème d’encaissement d’un chèque en suisse, c’est en fait pour le remboursement d’un achat annulé, que j’ai reçu ce petit bout de papier « bien curieux ».
    Mais j’ai trouvé la parade! Par chance mon fils habite à Lille depuis 2 ans et il pourra l’encaisser sans problème, vu que l’émetteur du chèque n’a inscrit que mon nom de famille et pas mon prénom tout concorde.
    Yes! La vie est belle, bonne journée à vous tous.

    • Kantutita says:

      Quelle chance!!! C’est vrai que sinon, cela aurait pu être compliqué…
      Les Français ne se rendent pas toujours compte que leurs chèques ne fonctionnent pas facilement chez nous!
      J’en avais reçu un de mon futur coloc: au Crédit suisse ils pouvaient me l’encaisser à l’époque, mais… seulement si j’ouvrais un compte chez eux! Je lui lui ai renvoyé du coup ;)

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