Tableau francophonie 2: Tableau francophonie 2: mots suisses, québécois et français pour un même sens

Mots québécois, français et suisses: le tableau #2

Publié le 22 avril 2015 | Par kantutita | Expat en France, Langues & Francophonie

Comme promis, je vous présente mon tableau francophone # 2, avec à nouveau des correspondances entre des mots québécois, franco-français et suisses!

;) Je dois d’abord vous dire que suis vraiment contente car à présent, le blog est navigable via iphone & cie. J’avais un peu honte que cela ne soit pas le cas, après 3 ans d’existence, mais j’avais pas le courage de me lancer… Enfin, c’est fait maintenant, suite à la pression de Google et grâce à l’assistance précieuse de mon cousin Evren!  Maintenant que la mise à jour du design de site est terminée, je vais avoir plus de temps pour vous préparer de nouveaux billets. Les prochains seront la visite d’un magnifique musée sous-terrain qui fait tic-tac et l’interview des fondateurs d’une box de produits gourmands français, à destination des expats en manque de saucisson! À suivre…

Bon mais le sujet du jour, c’est un billet d’humour autour d’expressions suisses, québécoises & françaises. Mon idée était de trouver pour un même sens, des mots différents venus de ces trois pays francophones. Les voici dans un tableau – et vous trouverez mes précisions au-dessous! À nouveau c’est un billet sans prétention, dont le seul but est de partager avec vous ma passion pour les mots de la francophonie. D’ailleurs, si vous ne vous souvenez plus du premier tableau, qui comprenait des lolettes, des chiclettes et des suces, vous pouvez le retrouver ici.

Ah, et une fois encore, j’ai exclu la Belgique, je sais c’est pas gentil, mais c’est une variété du français que je ne connais pas vraiment. Mais vous, n’hésitez pas à nous faire don de mots belges amusants dans les commentaires!

Tableau de correspondances francophone

Des expressions du français du Québec, de Suisse et de France

Tableau mots québécois, mots suisses - Francophonie

Des lavettes

Je commence avec un de mes mots québécois préférés, la débarbouillette, que je vous conseillais d’adopter dans ce billet! Si en France on parle de gant de toilette, les Suisses, qui comprennent cette dernière expression, utilisent plus couramment des lavettes. Elles ont la particularité de ne pas avoir forcément une forme de gant! C’est comme un linge carré miniature – ou une mini-serviette comme préféreront dire les Français. D’ailleurs, dans l’Hexagone, une lavette c’est plutôt un gars mou, sans énergie.

Il faut passer la panosse!

Les Français raffolent du terme suisse « panosse », je ne sais pas pourquoi on me le sort souvent comme exemple de mot suisse. Oui, oui, et la personne prend en même temps ce que j’appelle l’accent Ovomaltine, beeeeh. Les Français disent une serpillère – mot qui a cours aussi en Suisse romande. Au Québec, le concierge d’une auberge de jeunesse m’avait surpris en disant qu’il allait passer la moppe dans ma chambre, je comprenais pas trop ce qu’il voulait dire par là ;) En le voyant réapparaître avec l’ustensile en question, cela a été tout de suite plus clair.

Le cas du torchon

Mes amis français parlent d’un torchon pour essuyer la vaisselle, ce que je trouve toujours curieux car pour moi un torchon c’est un truc un peu deg pour nettoyer les choses, à la limite une sorte de patte pour nettoyer la table. Oui, ça c’est encore un mot suisse, la patte pour nommer cette sorte de chiffon!

Alors quand je demande le linge de cuisine pour essuyer une assiette, on me regarde avec de gros yeux, parce que pour les Français, le linge c’est la lessive, et un linge dans le sens suisse se dit une serviette. Alors qu’en tant que Suisse j’estime qu’une serviette c’est pour s’essuyer la bouche à table, ou alors c’est une sorte de sac. Argh, si vous avez tout compris, bravo!

En plus, grâce à mon adaptation exemplaire dans l’Hexagone, je sais qu’il ne faut pas parler de serviette de cuisine vs la serviette de plage, ça ne fonctionne pas. Bref, je continue de dire linge de cuisine, linge de plage, linge de bain, et tant pis!

Je ne sais pas si cela s’utilise couramment au Québec, mais selon mon lexique québécois, une guenille est un torchon français / un linge de cuisine suisse. Et un torchon au Québec serait en revanche une serpillère /moppe /panosse. Oh la la je vais pas tout sous-titrer en trois langues… Non mais comment voulez-vous qu’on se retrouve entre ces trois pays, hein? C’est l’enfer des ménagères ces mots-là, crénom!

Stämpfer, tamponner, estamper

Oh, quel bel exemple, parce que je crois bien qu’on touche là à une caractéristique du français du Québec et du français de Suisse: l’influence des langues voisines, à savoir l’anglais et le suisse-allemand. En France on fait tamponner son passeport, alors que moi en tant que Neuchâteloise, j’utilise couramment le mot stämpfer (à prononcer ch-t-èm-pfé). Est-ce le cas dans toute la Suisse romande? Pas sûr! Nous on est pas loin du Röstigraben à Neuch, alors peut-être que ça nous rend plus influençables que des Genevois par exemple (gnagnagna ils sont presque Français au bout du lac de toutes façons ;) ). En tout cas, je ne retrouvais pas spontanément le mot « tamponner », et pour moi la marque résultant d’un tampon encreur est bien un stämpf!

EDIT: Vous m’avez dit en commentaire que cela vient du suisse-allemand Stämpfel – et que dans le canton de Vaud notamment on dit « donner un coup de Stämpel » et un « Stämpel » plutôt que Stämpf ;)

En passant la frontière lors de ma virée à New-York, les douaniers québécois ont estampé nos passeports – même si le mot existe en français dans le jargon des graveurs – le fait qu’il soit utilisé dans ce sens est sûrement influencé par l’anglais, to stamp a passport (voir le billet consacré sur l’influence de l’anglais sur le québécois)

Un peu bobet!

Les expressions pour dire que quelqu’un est idiot, un peu bêtas, stupidou, ou carrément concon sont super nombreuses. Elles varient sûrement selon le canton en Suisse romande, mais on dit un bobet par chez moi. Il est très important de noter le féminin correspondant: bobette.

Exemples: « Il est un peu bobet » – « Tu me prends pour une bobette ou bien? »

Au Québec, on peut traiter quelqu’un de niaiseux ou trouver qu’il est épais. J’adore.

Et en France, est-ce que vous avez des mots régionaux rigolos pour dire « idiot »? Je ne les connais pas encore!

Les sacres

C’est très subtil d’utiliser des jurons dans une langue étrangère, car on peut se planter sur leur niveau d’acceptabilité en société… C’est pareil en français du Québec, où les « sacres » sont très courants et leur usage délicat. Voici une liste pour en mesurer l’ampleur, et cette vidéo d’introduction pour apprendre à les utiliser. Le plus connu est sans doute « Tabarnak » (Tabernacle)- que j’avais très envie de faire figurer dans ce tableau.

EDIT: Mais attention, contrairement à ce qu’on croit souvent, Tabernacle est un sacre très vulgaire: j’ajoute cette précision car de nombreux Québécois ont insisté là-dessus dans les commentaires! Mes trois jurons n’ont donc pas d’équivalence au niveau de leur grossièreté!

Pour la France, on a l’embarras du choix, par défi et goût de l’obsolète j’ai choisi « Saperlipopette ».

Et en Suisse, on peut entendre « nom de bleu » sortir de la bouche des gens, un juron qui sonne sacrément vieillot dans l’Hexagone. C’est bien sûr un « nom de Dieu » poli, un peu comme quand on dit « purée » pour ne pas dire « putain ». Mais n’essayez pas de pousser trop loin et de dire « palsambleu » en Romandie, hein, ça risque de sonner bizarre et vous passeriez pour un Français qui se la joue.

Pasta love

coquillette et macaroni

←A // B→

Et on termine avec un sujet que j’adore, les pâtes (Vive le gluten libre!). J’avais été hyper surprise de voir que les cornettes suisses (Photo A) sont des coquillettes en France – fait surprenant que j’avais partagé avec vous dans une de mes revues de mots suisses. Oui, oui, je sais, un rien m’étonne. Mais figurez-vous qu’au Québec, c’est encore différent, elles deviennent… des macaronis! EDIT: Alors que pour moi, des macaronis sont plutôt sur la photo B.

À voir aussi sur le sujet, cette chanson instructive des Appendices, un groupe d’humoristes québécois de très bon goût.

Notez que comme d’habitude, j’ai bien vérifié le sens de chacun de ces mots dans des lexiques de québécois, le Larousse et dans le dico du Suisse-romand – mais comme en ce qui concerne les langues, la vérité sort de la bouche des locuteurs, n’hésitez pas à apporter des nuances, les usages de votre région ou à partager d’autres expressions croustillantes ci-dessous!

Et si vous avez aimé ces mots francophones, tentez d’en placer dans vos conversations, et partagez le billet avec vos amis aussi friands de ces différences ;)

61 Responses to Mots québécois, français et suisses: le tableau #2

  1. Yslael says:

    J’adore toujours autant tes articles sur les mots, c’est fou les différences entre les pays! Histoire d’apporter une petite touche vaudoise à ton tableau, par ici on dira plutôt un Stämpel plutôt que Stämpfer, peut être parce que Stämpfer c’est quand même plus compliqué à prononcé :p
    Et pour le nom de bleu, mon popa fribourgeois dit non d’une pipe et nos voisins genevois adorent le très célèbre de bleu de bleu!
    Vivement le tableau numéro trois ;)

    • Kantu says:

      Oh, merci pour cette touche vaudoise fort appréciée. Un Stämpel, c’est marrant! Et ces jurons alors…que du bon! c’est vrai qu’il y a aussi le fameux de bleu de bleu. Ok, je note la commande pour le tableau # 3 ;)

  2. Gin.net says:

    J’aurais tendance à utiliser « donner un coup de Stämpel » plutôt que stämpfer…

    Merci pour cette deuxième partie :)

  3. Koalisa says:

    J’adore, je ne me lasse pas découvrir tout ce vocabulaire !

  4. lewerentz says:

    Je n’utilise pas le mot panosse mais je dis aussi serpillière. N’est-ce pas spécifique au canton de Neuchâtel de dire panosse ? Et je dis aussi macaroni et pas cornette. Ah, c’est là qu’on voit qu’outre les pays, il y a encore des spécificités régionales. Bravo pour le tableau !

  5. Demierre says:

    bonjour, je viens de découvrir votre blog qui m’a bien fait sourire. Par contre une phrase à fait hérisser tous mes poil didjou: en tant que fribourgeois je peux pas laisser passe :) un dzodzet n’est pas un bobet mais c’est le terme patois pour désigner un fribourgeois pure souche (si tant est que ça existe)…

    • Kantu says:

      Mais noon! Alors navrée, j’ai été mal informée par un Fribourgeois. Cela devait être son interprétation personnelle du terme – pas très flatteuse, oups. Je corrige immédiatement, merci beaucoup! Et désolée d’avoir hérissé vos poils, c’est toujours difficile de parler des mots des voisins ;)

      • Dzodzet says:

        En fait, Dzodzet est, il me semble, le surnom donné par les autres Romands (surtout vaudois et genevois) aux Fribourgeois et provient du fait que beaucoup de familles fribourgeoises (qui ont émigré du canton de Fribourg pour trouver du travail ailleurs, et notamment à Genève) donnaient le nom de Joseph à l’un de leurs fils. Et Joseph, en patois, c’est Dzojè. Par déformation, on arrive à Dzodzet (ou Dzo, comme dirait une amie de la Côte)

    • maryse says:

      OUi, un dzodzet c´est un fribourgeois tout comme un britchon est un neuchatelois

  6. Edwige says:

    j’ai bien ri de ton site, moi-meme arrivee a 19 ans en Suisse pour 2-3 mois le meme soir je rencontrais mon mari et y susi restee 34 ans apres direction la Floride ou nous habitons et cotoions des Quebecois, quand je suis arrivee en Suisse, il y avait des militaires pendant leurs cours de repetition , un m’a dit je couche au galetas, gloups j’ai jamais osee lui demander ou c’etait, et tout le monde riait de moi la Francaise qui ne savait pas ce que c’etait 4 sous ou huitante et nonante. Bravo pour ton site

  7. Laetitia says:

    Pas Tabar.. c’est une injure très vulgaire. tabarouette, câlisse, câline… y en a en masse :P

    • Jacques says:

      Allons ,allons Laetitia quand on veut parler québécois faut pas avoir peur des mots, tabarouette et pis câline ça fait assez moumoune…mdrrr, d’ailleurs ce prénom de Laetitia me fait penser à une amie qui visite souvent le Québec. Moi je suis un québécois qui vit en Suisse depuis 5 ans maintenant

  8. ifeelblue says:

    Mettre « saperlipopette » pour « tabarnak » est une erreur, ce n’est pas un sacre obsolète (contrairement à « saperlipopette ») et comme tous les sacres au Québec, c’est « vulgaire » (les sacres sont censurés à la télé par exemple et il est mal vu de sacrer en présence de gens qu’on connait peu). L’équivalent serait le classique « putain ». ;)

  9. Karine says:

    Au Québec, des bobettes ce sont des petites culottes haha

  10. Le pèlerin says:

    Pourquoi donc n’avoir pas également mentionné le parler belge de Wallonie ?

  11. Julien says:

    excellente cette liste, je me marre tout seul! Neuchatelois exile moi-meme, j’adore les meandres de la langue francaise… Un petit detail pour l’idiot quebecois, etre epais vient directement de l’anglais to be thick ;)

  12. Louvel says:

    La première que j’ai travaillé comme barman en suisse, un client m’a demandé si j’avais une patte. Je lui ai dit que j’avais deux papattes et c’est quoi ce mot? il m’a répondu  » j’ai renversé mon verre donc je veux une patte pour essuyer la table » ah une éponge ai-je rétorqué lol

  13. Patricia Mendel says:

    Hihi génial !
    J’en ai un autre mais il faudrait s’assurer que c’est bien ça au Québec :
    Suisse : la brosse et la ramassoire
    France : la pelle et la balayette
    Québec : la brosse et la ramassette

    Salutations fun de la Suisse !
    Patricia Mendel

  14. Claire Pommery says:

    Coucou. Toutes vos petites remarques m’ont remis en memoire les vrais problèmes que j’ai eu au debut de mon mariage en suisse avec mon mari. Nous avons dû acheter un dictionnaire franco-romand. Merci de me faire revivre ces souvenirs

  15. Josianne says:

    Et les wallons alors ? Toujours laissés-pour-compte…
    C’est encore tout un autre monde.

  16. maryse says:

    un bobet c´est aussi un taguenet.
    C´est comme ´s´enuquer´, j´etais sure que c´etait du francais et il semble que non mais ca veut bien dire ce que ca veut dire

  17. maryse says:

    ou un corniflet!

  18. maryse says:

    Pendant que j´y suis:
    un clopet = un petit somme= une sieste
    beucher= bruler
    un coup de félu = coup de soleil
    boire ou faire schmolitz

  19. maryse says:

    le petit pain au lait qui a quelques piques, = un weck a nénés
    un petit train= un traclet
    un petit tabouret = un tchemlet

  20. Myriam says:

    C’est rigolo! Cela dit, je suis Québécoise et j’utilise un linge à vaiselle pour essuyer ladite vaisselle. Le torchon et la guénille me servent à nettoyer les comptoirs ou tout ce que je veux bien laver…

  21. Ariane says:

    En québécois, un torchon, c’est comme une débarbouillette mais pour faire le ménage!

  22. Daniel says:

    Bonjour,

    Oh, quelle dommage que la Belgique ne figure pas dans votre tableau, rien que pour leur « Loque à reloqueter » (Panosse/serpillière) !!!

    Bon, moi je suis un Genevois qui vit à Lausanne (Vaud). Et je vais ajouter un variante à vos tampons : je dis un Stampf ! (ça doit être la variante genevoise…)

  23. maryse says:

    Daniel, merci. Je ne reconnaissais pas les 2 autres versions mais oui, un stampf, c´est droit ca! ;-)

  24. Isabelle says:

    Bonjour,
    Une suissesse exilée en France. J’ai bien ri en lisant cette liste ! Mais nous avons aussi des mots identiques, ayant une définition différente :
    en Suisse : Je n’ose pas faire ceci = je n’ai pas le droit de le faire
    En France = j’ai peur de le faire
    Et il doit y en avoir d’autres !!
    Quand ma cousine vient en France et que dans la rue, elle dit à son chien : » Non ! tu n’oses pas » les gens se retournent et se demandent ce qu’elle dit !!!

  25. Merlent marielle says:

    Superbe mais vous avez oublier la Belgique ! elle aussi a ses thermes ses mots …….

  26. Isabelle says:

    Définitivement pas stampfer a Genève. Jamais entendu cette expression, pourtant, j’ai des tas de copains Neuchâtelois !

  27. Bissat says:

    bonjour,
    je suis suissesse, j’ai passé la frontière et j’habite en France maintenant.
    Pour santé, c’est à tes souhaits en France et au Québec?
    Sinon, c’est dommage qu’il n y ai pas les expressions belges dans le tableau et oui, je sais née en Belgique et j’y ai habité jusque à l’âge de 6 ans. serpillière en Belgique se dit: pâte à relocter ( il faudra vérifier l’ortographe) fermeture éclair, c’est tirette en Belgique.
    J’ai un dictionnaire d’expressions suisses, il faudra que je vous mette les références et pour terminer j’habite en Savoie et les savoyards agés comptés comme les suisses: septante, huitante, nonante tellement plus facile!

  28. Monique says:

    En France: une grosse averse
    En Suisse: une roille
    En Belgique: une drache
    Au Québec: ??
    Tatiana, il est temps de venir prendre un bain de langue dans notre belle Belgique, on t’y attend tous, à voir les commentaires!

  29. Véronique Borboën says:

    Bonjour, Nous sommes une famille suisso-belgo-canadienne. Nous avons aussi vécu en France et au Sénégal. Alors nous aussi nous aimons bien jongler avec tous ces mots. Dès l’enfance, nos enfants faisaient bien la différence entre les différents termes que nous mélangions allègrement. Avec le temps, certains mots ont gagnés, soit pour des raisons pratiques, soit à cause de leur «jolités» (ça c’est libanais). Quelques traductions vers le belge de votre dernière liste: une panosse devient une «loque à reloqueter», un linge de cuisine devient «un essuie» (celui-là a gagné). La suite …au prochain épisode.

  30. lilou says:

    Eh bien chez moi en suisse (jura bernois) ça se dit ordullière (à prononcer ordu-hier ;-) et en général se dit pour l’ensemble

    • lilou says:

      Pour ce qui est de la pelle et ramasoir.
      Pour la serpillière sans le nord, j’ai un amiqui m’avait dit que ça se dit « ouazingue »
      Concernant le romand nous avons énormément d’expression suisse allemande :
      Ça geitz : ça va
      un stekkrrr (bien accentuer le rrrr ;-) : le bâton.
      Il y a la fameuse passoire qui se dit un « queurlet » un « queurla » ou « creula » selon de quelle partie du jura benoît nous venons ;-)
      Très riche tout ça !! ;-)

      • maryse says:

        En lisant Lilou, je me souviens que nous on disait ´orduriere´ a Bienne et meme la la Tchaux.

        Les Genevois comme les Haut-Savoyards connaissent le ´ruclon´ (ordures) avec le verbe ´rucloner´ ( fouiller dans els ordures)

  31. Talie says:

    Bonjour,
    je découvre votre site et il est parfait pour commencer la journée dans la bonne humeur!
    Je vis dans le Jura Bernois et pour moi les cornettes sont des macaronis.
    Quelques expressions qui n’ont pas été abordées il me semble.
    « Ça joue » pour dire c’est juste. Ou c’est trop « doux » pour dire trop sucré (la tête de mes amis Normands la 1ère fois que j’ai dit ça! )
    Et que dire sur tous les mots de patois, de marques et germanismes en tous genres comme: resard (orthographe?) , scotch, raconter des blagues, poupon, cornet en plastique ou en papier, rätcher, des rondes avec du fromage, etc.
    Et concernant le Québec, voici là petite aventure arrivée à une amie qui rencontrait son correspondant Québécois à Montréal. Ils mangeaient dans un restaurant et échangeaient sur ce qu’ils aimaient. Mon amie dit: j’adore les gosses!
    voyant son correspondant la regarder avec de grands yeux elle reprend: ben quoi, j’adore les enfants!
    Grand soupir de soulagement de son ami qui lui explique gentillement que chez eux les gosses se sont les « bijoux de famille ».
    Oups!

    Euh… j’arrête (moi aussi j’aime les mots)!

    • Kantu says:

      Bonjour Talie, merci pour le super commentaire! Tiens, « doux » je ne savais pas que les Français ne le comprenaient pas dans le sens de sucré, il faudra que je teste.
      Pour les gosses, c’est un quiproquo classique, mais tellement drôle! Cela doit avoir mis son correspondant québécois bien mal à l’aise le temps de lever l’ambiguïté… Merci d’avoir partagé tous ces mots!

  32. Monique says:

    J’ai encore un mot que j’ai appris dernièrement en Suisse: le tampomat!!!
    En Belgique: le cruise-control
    En France: le régulateur de Vitesse!
    Et au Québec??
    Donc en Suisse: n’utilisez pas votre Natel dans la voiture, même avec le tampomat!!! :- D

  33. Stéphanie says:

    hello!!!
    j’adore ta liste de mots en trois « langues »..j’ai fait un erasmus en Allemagne il y a quelques années et j’étais beaucoup avec des français et voilà les souvenirs de différences qu’il me reste:
    signophile/clignotant
    foehn/sèche-cheveux
    s’encoubler/se prendre les pieds
    et un qui vient du suisse tot: attendre sur quelqu’un (warten auf) au lieu d’attendre quelqu’un mais c’est surtout pour montrer une certaine impatience genre « nom de bleu ça fait une chiée de temps que j’attends sur toi!!! » (tu remarqueras aussi le mot chiée dans cette phrase que les français ne connaisse pas me semble-t-il!!

  34. Anaïs says:

    Aaahhhh le stämpf! J’ai vraiment de la peine à utiliser quoi que ce soit d’autre comme mot! ❤
    J’ajouterais la pive/pomme de pin
    Et…. Les gouilles!! J’adore la tête des français quand j’utilise ce mot ?

    • Kantutita says:

      Ah oui, les gouilles!! J’avais pas remarqué que c’était suisse en fait :P Je le saurai maintenant.
      Et les pives :)
      Comme toi j’adore les stämpfs!! Mais selon les échos que j’ai eu sur la page Facebook du blog, ce mot n’est pas non plus utilisé partout en Romandie, mais plutôt côté jura quoi! Enfin… je me doutais que ce serait pas trop dans le vocabulaire de nos amis genevois en même temps…

  35. Désiré Rusovsky says:

    Les helvétismes de Suisse romande dérivent des patois franco-provençaux (parlés autour du Mont Blanc : Val d’Aoste, Savoie et pays Romand) et non du français, (sauf pour le Jura) et sont souvent plus proches des racines latines que le français, même pour panosse!
    Une expression bien franco-provençale est le « voir »: écoute voir, regarde voir, voyons voir et à le sens de « donc ».
    À côté du bobet, ne pas oublier le tadier!

  36. Turrian says:

    J’utilise ces mots suisses.

  37. Riveslange says:

    Moi je dis passer la toile et non la serpillière mais c’est du sud, dans le nord c’est la Washington !

  38. Matthias says:

    Bonjour, je suis Parisien, et très linguiste dans l’âme;

    du coup je me demandais si je pouvais avoir des précisions sur le juron Valaisan « mastic » (ou « mastique »). Parce que je l’entends énormément dans certains sketches de Joseph Gorgoni, mais impossible de savoir d’où ça vient, le contexte d’emploi, etc. Parce que pour moi, du mastic, c’est une pâte qu’on utilise pour réparer des fuites. :)))

    Merci d’avance, ami Suisse.

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