Noël en Suisse: qu’est-ce qu’on mange?

Publié le 23 décembre 2014 | Par kantutita | Bienvenue en Suisse, Gastronomie

Repas de Noel en Suisse-shutterstock

Question insoluble: quel est le repas de Noël traditionnel en Suisse? Je vous ai posé la question!

Cette année, je fête à nouveau Noël en France, et j’ai appris que le menu – à plusieurs plats of course – comprendrait des escargots, des huîtres et du foie gras, avec une bûche pour le dessert. Classique! Mais quand on me demande quelles sont les traditions gastronomiques de Noël en Suisse, je sèche…Alors je vous ai demandé votre aide sur Facebook – et je crois que les réponses valent la peine d’être compilées ici, sur un média moins volatil que le réseau social.

Alors? Il ne semble pas y avoir un menu traditionnel de Noël en Suisse – et ma difficulté à répondre à la question s’explique! Par contre, d’après vos réponses, il y a des coutumes régionales assez cocasses, que je ne connaissais pas. Elles sont toutefois souvent détrônées par un plat qui n’a rien de traditionnel, mais remporte un succès certain aux Fêtes de fin d’année en Suisse: la fondue chinoise! Mis en avant dans les bacs de nos supermarchés en cette période de l’année, ce plat délicieux a aussi l’avantage de ne coincer personne derrière les fourneaux, comme certains d’entre vous l’ont fait remarquer!

Photo de Noël ci-dessus: Shutterstock

Fondue Chinoise - Src Shutterstock

Photo: Shutterstock

Qu’est-ce que vous avez l’habitude de manger pour Noël en Suisse?

Vos réponses:

Hors la fondue chinoise, qui a été citée 10 fois, car on veut du traditionnel bordel! ;)

« Chez mes collègues suisse alémaniques, c’est du jambon à l’os avec de la salade de betterave et de la salade de pommes de terre ou une fondue chinoise. En Romandie plutôt de la dinde… »

« J’ai demandé à toutes mes amies Suisses ce qui était traditionnel de manger pour les fêtes … Et toutes m’ont répondu « rien de bien particulier si ce n’est une soupe« . J’ai beaucoup de personnes autour de moi qui feront du bœuf pour le plat et des mignardises et verrines pour un apéro – entrée. » Sandrine, une Française installée dans le canton de Fribourg.

Une Lausannoise dit manger une dinde au four, du chou rouge et des marrons.

Marie nous dit que « Les chapons, dindes ou poulets fermiers ont aussi la côte pour les plus courageux. Le rôti de veau est aussi une commande que la boucherie Margot (rue du Seyon à Neuchâtel ;)) a souvent en période de fêtes ! »

Un autre lecteur, Claude,  dit: « En entrée, c’est souvent saumon ou fois gras, en plat principal une viande blanche, soit dinde ou lapin et en dessert la bûche. Il y a aussi les châtaignes et la crème. Et la mode fait une belle part à la chinoise ou la bourguignonne. Et dans la rue, soupe de chalet ou aux pois avec jambon, et le fameux vin chaud! »

Je ne suis jamais descendue dans la rue après le repas de Noël! J’ignorais que cela se faisait…

Des traditions régionales pour fêter Noël

Plusieurs Genevois sont adeptes du gratin de cardons pour Noël!

noel en suisse pate des princes eveques

Pâté des Princes-Evêque. (Photo: Swissmilk.ch)

Une Jurassienne pure souche nous dit: « La bûche de Noël c’est une tradition chez nous, avec le pâté de l’évêque que ma grand mère prépare pendant une journée! Et entre ça, une bonne viande et beaucoup de rouge! »

Une tradition toute ajoulote! Pour en savoir plus sur ce pâté en croûte, je vous renvoie vers la passionnante histoire du Pâté des Princes-Evêque.

Extrait: « Les personnes l’ayant goûté ne tarissent pas d’éloges à son sujet. Pourtant, jusqu’au milieu des années 1970, seule une poignée de privilégiés avaient eu l’occasion d’en déguster. En effet, le secret de sa fabrication était l’apanage exclusif de quelques familles de notables de Porrentruy… « 

Et une recette, à retrouver ici!

 

En bref: les plats de Noël en Suisse

Il n’y a pas un plat traditionnel privilégié dans le pays pour le souper de Noël, et les traditions, lorsqu’elles existent, varient selon les cantons!

Les mets qui reviennent sont la fondue chinoise, la dinde, du bœuf ou du jambon à l’os (peut-être plutôt du côté des Suisses-allemands)

Certains Genevois mangent des gratins aux cardons, des Jurassiens dégustent leur mystérieux pâté de l’évêque et d’autres hôtes font figurer une soupe au menu.

 

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter un bon appétit et à tous de très belles Fêtes! Je vous dis à l’année prochaine, pour continuer de parler des différences culturelles entre la Suisse, la France et le Québec!

Et pendant que je me prépare mentalement à remanger des escargots, je vous rappelle que la discussion se poursuit dans les commentaires! Suisses, Français, Belges ou Québécois: dites-nous ce qu’on mange traditionnellement par chez vous pour Noël, en précisant bien votre région.

Et les Suisses, s’il y a des traditions que nous n’avons pas citées, n’hésitez pas à les mentionner!

 

13 Responses to Noël en Suisse: qu’est-ce qu’on mange?

  1. Monique says:

    Qaund j’étais en Suisse, chez nous, on mangeait de la langue de boeuf, sauce au vin blanc (suisse, bien sûr!). Parce qu’il faut être nombreux pour finir un gros morceau comme ça! En Belgique où je suis maintenant, c’est la dinde ou le gibier qui est à la mode. On trouve aussi beaucouup de variétés de boudins noirs dans les boucheries. Bon appétit et joyeuse fête de Noël, gentille Kantu

  2. Michèle says:

    Dans le Sud-Ouest de la France, ma famille organise traditionnellement le dîner du 24 autour des produits de la mer (cette année huîtres, coquillages divers, crabe, un peu de caviar, terrine de lotte) et pour le dessert choix de 3 bûches glacées. Pour le déjeuner du 25, ça a été cette année foie gras et asperges, pintade farcie, plateau de fromage et ceux qui avaient encore faim pour le dessert ont terminé les bûches du 24 !….

  3. Lamart says:

    Je confirme en tant que genevois, le gratin de cardon est un incontournable des repas de fêtes, d’ailleurs j’en ai fais un hier.
    Je pense que tu as eu du mal à définir le repas de fêtes typique suisse (en tout cas romande), a cause de la proximité avec la France, au final nos repas de fêtes sont très proches, si ce n’est identiques.

  4. Malgorzata says:

    Merci beaucoup! J’ai cherche un article-resume, comme ca, sur les traditions culinaires de Noel. Je vais en profiter pendant les lecons.

  5. Letizia says:

    Je n’avais pas vu que tu avais un article sur cette question posée sur Facebook! Me voilà abonné à ton blog maintenant pour ne plus rien râter :)
    C’est vrai que vivant en Suisse en ayant des racines italiennes, je ne suis pas la meilleure pour me prononcer sur les traditions suisses mais c’est un pays tellement spécial avec ces quatre langues nationales que ça ne m’étonne pas qu’il n’y ait pas vraiment de tradition…

    • Kantu says:

      Bonjour Letizia! Oui, j’ai exploité vos réponses ici :) Cette question du repas de Noël en Suisse était un point d’interrogation pour moi, même si je suis Suissesse! C’est vrai que ce n’est pas si étonnant que les coutumes diffèrent selon les régions linguistiques et même, les cantons. Merci de t’être abonnée au blog! Je sais que depuis quelques temps Facebook occulte les infos à une majorité de lecteurs… Cet outil n’est plus ce qu’il était ;)

  6. Isabelle says:

    En Valais c’est souvent une assiette valaisanne avec de la torche plutôt que du pain de seigle en entrée puis une raclette

  7. Sandrine says:

    la chance ! vous allez manger de bons escargots j’espère ? en France je faisais des petits feuilletés d’escargot au beurre aillé pour l’apéro du réveillon du jour de l’an ;)

    • Kantu says:

      ;) Oui, les escargots étaient bons. Je m’y habitue…
      Ces petits feuilletés sont intrigants en tout cas! Je ne savais pas qu’il existait d’autres recettes à base de viande d’escargot que la version « servis dans leur coquille ».

  8. Meynis Dominique says:

    Oui c’est vrai que la fondue chinoise est souvent servie à Noel en suisse romande.
    Pour ma part c’est pas de la cuisine. En fait les suisses ne sont pas gastronomes, ils mangent pour se nourrir , moins par plaisir comme les français. Leurs palais n’est pas prêt aux délices de la cuisine française. C’est sans doute l’influence germanique ou suisse allemande.

  9. K. says:

    Bonsoir,
    Je retombe par hasard sur le blog.
    Chez mon ami neuchâtellois, apparemment pour Noël sa famille faisait des tripes quand il était plus jeune (!!!!!!!!). Et quand j’y suis allée, j’ai eu droit à la fondue chinoise (qu’une crevette avariée consommée la veille et qui m’a occasionné de très violentes douleurs au foie m’a permis de boycotter… qu’on ne me parle plus de la sécurité alimentaire en Suisse… je n’avais jamais eu un truc pareil avant!). Ceci dit, je ne suis pas une grande viandarde, et en plus sa famille mange de la viande de cheval (et apparemment personne n’en a rien à faire que ça me révulse, youpi… et personne ne se soucie de la souffrance animale : que la viande vienne du Canada, de pauvres bêtes importée n’importe comment de tous les USA, ça indiffère tout le monde).
    Bref, mauvaise expérience pour cette année…
    Autant je sais que chez pas mal de suisses, on peut bien manger, autant je ne suis pas trop gâtée par la famille de mon ami (pour eux, les repas, c’est juste un plat, sans entrée, sans dessert, et des trucs pas nécessairement équilibrés ni élaborés, genre on fait cuire quelques légumes à l’eau, et hop, c’est réglé).
    Snif…
    K

    • Kantutita says:

      Re-coucou K!
      Mmmmh… Malheureusement, je crois qu’on n’a pas tout à fait la même culture culinaire, en France en effet les repas de famille me semblent plus sophistiqués et … il y a la case fromage qui doit te manquer en Suisse haha! Traditionnellement, on mange des trucs plutôt simples en Suisse. Pas chez tout le monde, mais c’est fréquent!
      Pour le cheval, j’avoue que c’est considéré par beaucoup de personnes (dont moi) comme une viande comme une autre. Je ne comprenais pas où était le problème avant de venir en France (une vache, un cheval, quelle différence alors dans ma tête?) et que mon ami m’explique qu’en France c’était un peu tabou d’en manger… Maintenant je comprends votre point de vue! En Suisse, c’était surtout mes amis ayant fait de l’équitation qui n’en mangeaient pas (c’est compréhensible) J’ai la même réaction avec les lapins personnellement… C’est comme manger du chat ou du chien pour moi!

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