17 différences entre la Suisse et la France

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Lors d’un séjour en Romandie, j’ai retrouvé quelques habitudes suisses, et mis le doigt sur une série de petites différences entre la Suisse et la France.

Photo de Curious Expedition

J’ai cherché à la loupe des spécificités de mon pays natal, maintenant que je me suis à peu près habituée aux us et coutumes de la France. Résultat des courses: j’ai mis le doigt sur 17 différences de la vie courante que vous ignorez probablement, du minibar ambulant des trains aux inconnus qui vous disent « santé » dans le bus, en passant par les lancers de bonbons de mariage…

Après 3h45 de route, mon TGV me crache sur le quai de la gare Cornavin, à Genève pour un week-end en terre helvétique. Je passe la première soirée ici, dans la Cité de Calvin, avant de pousser jusqu’à Neuchâtel.

Après un quart d’heure en territoire suisse, je note déjà la première différence:

1. Au comptoir, je peux enfin prononcer le mot « thé froid »

Dans un bar genevois, je retrouve avec joie mon vocabulaire helvétique. Nous commandons des pressions de 2.5 dl en évitant de les appeler « demis » comme en France. Un demi en Suisse est en effet une chope d’un demi-litre, comme vous le voyez ci-contre en image.

Mon amie Dilan demande un thé froid « pêche ». En France, elle aurait dû commander un « ice tea » pour être comprise, et il aurait probablement été livré parfum pêche par défaut. Le parfum le plus courant en Suisse est par contre « citron ». (Tout cela est expliqué dans Le guide du bar français, un billet de ce blog)

2. Je découvre un tube de Cenovis planqué dans le placard

Le Cenovis, une pâte à tartiner très spéciale à base de levure de bière.

Je passe la nuit sur le canapé-lit de Dilan, mon amie qui réside dans une petite ville de l’agglomération genevoise. Le matin,  je découvre avec stupeur du Cenovis dans son placard! C’est une pâte à tartiner salée typiquement suisse, au goût très particulier. Berk!

Lorsque je l’interroge sur cette présence incongrue, Dilan lève les yeux au ciel et m’explique que c’est pour la consommation de son mec, appelons-le Gaston.

« La première fois qu’il a pris le petit-déjeuner chez moi, il a cherché sans succès le Cenovis, et a décrété que je n’étais pas une vraie Suisse car je n’en avais pas! … il est pourtant le seul Suisse que je connais qui en mange! »

J’ai donc appris que Gaston tartine cette pâte salée sur son pain de bon matin, même s’il n’est pas Suisse-allemand. (Visiblement c’est une idée reçue erronée que le Cenovis serait supposé être plus apprécié de l’autre côté de la barrière de röstis, la frontière symbolique entre partie francophone et alémanique! Ce serait plutôt un péché mignon de Romands…)

Pour ma part, je décline prudemment l’offre de Dilan d’y regoûter. Surtout au petit-déjeuner!

3. Je ne rêve pas: des signes de convivialité, dans une grande ville!

Typiques des petites villages, certains comportements conviviaux font défaut dans les grandes villes… Je suis très étonnée de la gentillesse de mes semblables dans une ville de l’agglomération genevoise!

Exemple de convivialité N°1

Alors que mon ami et moi tentons sans succès de prendre un billet à un automate, un bus s’arrête. Le chauffeur propose de nous attendre si c’est bien cette ligne que nous voulons prendre. Ce n’est pas le cas, mais nous sommes épatés par sa gentillesse! Il a arrêté son engin uniquement pour nous poser la question.

Exemple de convivialité N°2

Quelques minutes plus tard, la machine ne veut toujours pas avaler ma pièce de vingt centimes suisses pour me délivrer un titre de transport. Un monsieur d’un certain âge s’approche pour proposer un échange de pièces. Grâce à lui, on parvient à prendre nos tickets. Ouf!

Ces gestes sont rares à Montpellier, d’après mon expérience. Chacun a tendance à se mêler de ses affaires. D’ailleurs, au début, lorsque j’abordais des inconnus dans la rue pour leur poser une question, ils réagissaient étrangement: c’était vexant!

Je crois comprendre pourquoi aujourd’hui: les Montpelliérains sont tellement sollicités par la farandole de meneurs de sondages, distributeurs de tracts, mendiants, recruteurs de donneurs de sang qui pullulent dans les rues passantes… qu’ils se méfient dès qu’on les approche!

4. Mon Atchooooum!  me vaut des souhaits d’inconnus

J’éternue dans le bus. Une inconnue me dit: « santé ». Cela me fait chaud au cœur!

En effet, en France, lorsque j’éternue au milieu de gens que je connais, personne n’ouvre la bouche. Ce n’est pas dans les mœurs! Je l’ai compris après avoir accusé  les Français d’être impolis, car en Suisse, si vous éternuez parmi des amis, durant une leçon, dans le bus ou ailleurs, les « santé! » fusent!

Évidemment, quand un Français éternue, je m’empresse de le saluer d’un « santé », car je n’ai pas encore réussi à perdre cette habitude. Leur réaction? Ils me font remarquer en rigolant que ça ne se dit pas. Eh voui, lecteurs suisses, sachez qu’en France, on dit « à vos souhaits », et jamais santé pour saluer un éternuement.

5. Spécificité étrange: tous les Suisses ont la même valise (ou presque)

Une fois de retour à la gare Cornavin, je fais attention de ne pas confondre ma valise avec celle d’un autre voyageur, car elle est « typiquement suisse ». J’en remarque en effet quelques unes identiques sur le quai.

Non, non, les Suisses n’ont pas tous des valises rouges ornées de leur drapeau, ce n’est pas ça du tout. Ces valises très courantes sont anthracite et de la marque Kappa.

J’explique, pour les Français: ce sont des bagages obtenus à prix avantageux grâce aux vignettes à collectionner au supermarché Coop. Une action commerciale qui a eu lieu il y a environ quatre ans et qui a connu un immense succès: depuis, il est fréquent de se tromper de valise car toute la Suisse semble avoir acheté un modèle de cette gamme. Le pire, c’est sur les carrousels des aéroports. On est obligés de customiser nos bagages en accrochant un signe distinctif à la poignée…

Dilan me retrouve sur le quai de la gare Cornavin, comme convenu. Surprise! Elle tire derrière elle sa propre valise Kappa, typiquement suisse! Comme pour confirmer cette tendance… Je m’empresse de photographier nos deux bagages, comme preuve, pendant qu’elle s’inquiète de cette nouvelle lubie (« T’inquiète, c’est pour mon blog » « Mais, ce sont juste des valises?! »).

6. Pas besoin de composter son billet

Nous nous trouvons alors sur le quai numéro 6. Oui, car en Suisse, les quais sont indiqués par des chiffres, et non des lettres (A-B-C-D…), comme je l’ai observé dans les gares françaises de Montpellier ou Lyon.

Aussi, nul besoin de composter son billet de train, contrairement à la France, où il ne faut pas oublier de placer son ticket dans la machine à oblitérer avant de monter sur le quai!

7. On prend un rendez-vous chez l’hygiéniste, pour retrouver des dents blanches

Dilan prend le train avec moi car elle a rendez-vous chez l’hygiéniste à Neuchâtel. L’hygiéniste est la personne qui détartre vos dents dans les cabinets de dentiste. Une profession qui n’existe pas en France où le dentiste lui-même s’en charge – et le fait drôlement moins bien, j’ai testé (cf cet article, où j’explique que beaucoup d’hygiénistes ont un accent québecois.)

8. Les trains ont un minibar ambulant

(27.08 Correction!  J’ai appris que certains trains français en ont aussi, même si c’est plus rare! Malgré de longues heures dans les TER et TGV, je n’en ai encore jamais croisé un seul moi-même.)

Dans le wagon des CFF, je place ma valise dans l’espace prévu pour entre deux sièges. Je m’assure qu’elle ne dépasse pas, pour laisser passer le chariot du minibar, poussé par un monsieur en livrée qui propose snacks et boissons durant les trajets en train (oui, c’est payant évidemment!) (Même si le trajet Genève-Neuchâtel coûte presque aussi cher qu’un Montpellier-Genève, les branches de chocolat Cailler ne sont pas offertes pendant le voyage).

9. Au supermarché: le rayon des tubes est gigantesque

Je me rends à la Migros, le supermarché suisse le plus important avec la Coop, avec en poche ma liste de provisions à ramener en France (voir cet autre billet).

Je suis toujours ébahie lorsque je traverse le rayon des tubes, dont vous ne voyez ici qu’un cinquième. Tubes de Parfait, de moutarde suisse, de mayo, de saumon et de Cenovis, il y a de quoi faire! Les Français sont souvent outrés de cette manie suisse de tout mettre en tube. Ils ne comprennent pas.

J’achète donc un tube de vermicelles! Tiens, j’ignorais qu’on trouvait aussi ce dessert à base de marron en tube!

10. On boit du vin blanc pétillant

Je fais ma sortie rituelle au bar le Chauffage, à Neuchâtel. Je ris en voyant sur la carte le prix du pastis – qui est la boisson la moins chère à Montpellier, avec la bière, et ici se vend à un prix plus distingué! Bizarrement, le bar propose une petite ou une grosse dose, à choix.

Un mystère que nous n’éclaircirons pas, car mon ami et moi souhaitons boire du thé froid maison ( qui se traduit par du « thé glacé »  en France) et du vin blanc (pétillant il contient de légères bulles, en Suisse, ce qui surprend beaucoup les Français).

Carte d’un bar suisse: à choix, Pastis ou Ricard, 2cl ou 4cl . Mon Français du Sud s’esclaffe: « Mais ça ne se fait pas de proposer une petite ou une grosse dose de pastis! Le pastis ça se dose normalement, un point c’est tout. »

11. Au bar, je laisse un pourboire sans problème

Le prix des deux verres: 7.70 chf, donc sept francs septante, hein! Attention les Français, on est en territoire suisse là, les « soixante-dix » et autres complications chiffrées sont prohibées.

Je règle avec un billet de dix, en disant « Sur 8! » pour que la serveuse garde les 30 centimes de pourboire et évite de fouiller dans son porte-feuille. Cette phrase ne fonctionne pas du tout en France, comme je m’en plaignais dans Le guide du bar français, chapitre pourboire.

12. Personne ne dit tchin pour trinquer, mais SANTÉ!

Mes amis neuchâtelois réunis autour de la table font: « santé! » avant de siroter leurs boissons. Dans le Sud de la France, par comparaison, j’entends plus de tchin ou tchin tchin que de santés, même si les deux se disent.

Après, il y a une mouvance neuchâteloise (?? corrigez-moi si vous en savez plus!) qui veut qu’on clame « Santé, Joyeux noël tas de cons, 1,2,3,4,5,6,7 babibouchettes, blublublublu » (S’il y a un volontaire qui se présente pour enregistrer ça, qu’il se fasse connaître!)

Mais, je peux vous dire qu’en Suisse, Santé! est l’expression la plus courante, et en plus c’est pratique, elle s’utilise aussi en cas d’éternuement!

13. On lance des bonbons aux gens dans la rue lors des mariages

Je me rends à un magnifique mariage, beau et émouvant, celui des mes amis la Louche et le Phoque. Après la cérémonie, un joyeux cortège de voitures klaxonne sur les routes. Des enfants accourent dans les villages que nous traversons, afin d’attraper les traditionnels bonbons qu’on lance depuis les fenêtres ouvertes!

Cela surprend mon ami français, jaloux de n’avoir jamais reçu de douceurs en courant après les voitures de mariage, un sport dans lequel ma sœur et moi excellions. Dès le premier coup de klaxon, il fallait se diriger à toutes pattes vers la route principale de notre village. Ensuite, espérer recevoir de délicieux Sugus, et éviter de se faire assommer si c’était plutôt les spécimens en sucre dur plus communs (et moins bons!) qui étaient lancés dans notre direction.

14. Les routes sont plus tranquilles

J’apprécie la conduite tranquille des automobilistes suisses par rapport à mon expérience au Sud de la France:

  • Lorsque le feu passe à l’orange, les gens freinent en Suisse
  • Personne ne nous coupe la route.
  • Les gens respectent plus ou moins les distances de sécurité entre les voitures

Le conducteur n’a pas de raison de s’énerver et d’insulter les automobilistes inconscients (qui ne peuvent pas l’entendre de toutes façons). Il ne fait entendre le son de son klaxon qu’en l’honneur des mariés.

Par contre on dirait que mettre son clignotant dans les ronds-points ça se perd ://

Autre différence: les limitations vont de 30, 50, 60, 80, 100 à 120 contre en France de 30, 50, 70, 90, 110 à 130 s’il ne pleut pas. (Si le sujet vous intéresse, ce billet est consacré aux différences entre les routes suisses et françaises. Il est intitulé « Zéro de Conduite », devinez pourquoi… )

15. On boit son café avec une crème

Après le repas du mariage, je verse une crème à café dans ma tasse. Mise à disposition dans les cafés et restaurants, il s’agit d’une dosette de crème contenue dans un petit emballage de plastique brun, surmonté d’une opercule illustrée. On tire doucement dessus, et on verse la crème pour adoucir son breuvage!

Systématiquement présentées sur les sous-tasses suisses, les crèmes à café sont très rares en France. À la place, il faut demander « une noisette » au moment de la commande, c’est à dire un café directement agrémenté d’une touche de crème (mais plus cher pour la peine).

Des collectionneurs suisses conservent précieusement les opercules des couvercles de crème à café, comme je vous l’expliquais dans Le guide du bar français , rubrique café. Allez, on arrive au bout de ces 17 spécificités suisses… Encore deux!

16. Autour des maisons d’Helvètes particulièrement patriotes, on trouve un drapeau suisse (et parfois des nains de jardin)

Durant mon week-end en Suisse, j’observe les drapeaux rouges à croix blanche qui flottent fièrement sur leurs mâts, dans les jardins de particuliers, à la campagne ou dans les petits villages.

Étonnant, en France, cela ne se fait pas du tout! Je n’ai jamais vu de particulier arborer un drapeau français devant chez lui, mais c’est par contre l’apanage des mairies et préfectures! « Planter un drapeau français sur son balcon ou dans son jardin, ça ferait facho » m’explique un Français pur souche. Ah bon!

En Suisse, ce n’est pas le cas, ça fait patriote d’avoir sa croix blanche flottant au vent devant sa bicoque*. Coudre un drapeau suisse (ou une edelweiss) sur son blouson, voilà par contre un signe clairement facho!

*À vrai dire, ça fait surtout ringard… mais je ne veux vexer personne! Le drapeau en photo est d’ailleurs celui du jardin de mes parents. Oui, mais ils ont une excuse, car celui-ci a une histoire: il a autrefois flotté à La Paz, en Bolivie, devant la maison de mon grand-père, qui était un expat!

Un petit mot sur les nains de jardin: n’y voyez aucun symbole suisse, mais on en croise pas mal dans mon pays. Leur population est particulièrement élevée en campagne suisse-allemande. Ils grouillent dans mon souvenir! Je les trouve aussi d’un goût exquis, surtout celui-ci à l’air démoniaque. Dis bonjour, Gulliver!

17. Hourra! On peut écouter Couleur 3 à la radio!

Sur les ondes suisses, on peut écouter la radio culte de la RSR Couleur 3, dont les Français sont privés depuis quelques années. Couleur 3 et ses séries audio déjantées (vous vous souvenez de Roro et Gégé? « La drogue, c’est de la meeerde… surtout quand y’en a plus quoi! ») a en effet été diffusée dans les années 90 du côté de Lyon, Chambéry, Grenoble, Chamonix, suite à l’action de fans français. Or ce n’est plus le cas depuis quelques années. Récemment, j’ai rencontré un Franc-Comtois à Montpellier qui s’était battu contre cette injustice. Bref. Pour en savoir plus, je vous renvoie vers Wikipédia et son article très complet sur Couleur 3 et sa diffusion en France.

Vous pouvez aussi simplement écouter Couleur 3 en ligne. C’est ainsi que j’ai suivi la fin de la série Télémoudon depuis la France, les élucubrations de deux Vaudoises à l’accent épais et de leur xylophone à jingles bien-aimé. Attention, c’est de l’humour suisse plein de références et d’accents… suisses.

Voilà pour ces 17 différences. Vous pouvez lire la suite de ce billet, à propos des aliments introuvables en France que j’ai dévorés lors de ce bref séjour en Romandie.   La chronique est intitulée: Ma liste de courses suisses et parle de tresse (ci-contre), de Parfait, de gruyère et de glace aux läckerlis…

 

C’est à vous maintenant: avez-vous des des précisions à apporter ou des anecdotes à raconter?

Pour les Suisses, aimez-vous le Cenovis? Que dites-vous avant de trinquer (peut-être « Santé, Joyeux noël tas de cons »?) Où trouver la plus grande concentration de nains de jardin à votre avis?

Pour les Français: planteriez-vous un drapeau bleu-blanc-rouge dans vos géraniums? Achèteriez-vous de la moutarde en tube? Avez-vous déjà écouté Couleur 3?

Le billet est intitulé: Ma liste de courses suisses

52 COMMENTS

  1. D’après mon expérience, tout autour de nous se cachent des individus, qui, secrètement, apprécient le cénovis. Pas toujours facile de les démasquer. Personnellement, j’en ai deux dans ma famille, qui ont fait leur coming out il y a bien longtemps.

    Les plus anglophiles auront constaté que le cénovis, ça n’est rien d’autre que ce que les Anglais appellent de la marmite. Peut-être une trace de l’influence britannique sur la Suisse (rappelons que God Save the Queen a été l’hymne national suisse pendant plus d’un siècle!)

    Au chapitre culinaire, il faut dire que les Suisses ont des idées étranges, comme la moutarde légèrement sucrée, les Läckerli qui cassent les dents ou la saveur unique du schabziger.

    • Julien, merci pour ces précisions sur le Cénovis, j’ai bien ri à l’évocation des coming-out dans ta famille!!

      Quoi, Funambuline, tu n’a jamais vu des bonbons valser hors des voitures lors des cortèges de mariage? Ce pourrait-ce que ce soit une tradition propre au Jura et à Neuchâtel? Il faudrait mener une enquête!! C’est très courant dans le canton dont je viens… et j’ai pensé que c’était romand tout simplement.

      Quant au « vin blanc pétillant », je me suis mal exprimée, on me l’a fait remarquer. (Je ne suis pas très œnologue!) J’aurais dû dire (et je vais corriger) qu’il contient « de légères bulles », et non qu’il est pétillant. Merci de tes remarques en tout cas!!

    • bonjour a tous , je suis une Française qui a une fille qui vit en suisse a Neuchatel depuis 10ans ,, merci pour ce blog sympa , je découvre beaucoup de chose , !! pour les bonbons l’ors des mariages suisse ,ici en France il y a bien longtemps ‘la coutume s’est perdue) on jetais des dragées et petites pièces de monaie , pour les éternuements me suis très bien habitué au « santé « quand ma suissesse d’adoption est là , ainsi que du » ou bien  » ,et le nonante et septante, la Suisse est un magnifique pays ,et Neuchatel et son lac grandiose , je vous souhaite une bien belle journée .

  2. Youhouhou…. Merveilleux cet article !

    Moi je suis un vrai suisse, je mange tous les jours ma tartine au cénovis pour me mettre en joie pour toute la journée !
    C’est une habitude héritée de ma mère. Mon père n’en mange pas.

    Je trouve ça délicieux, mais il ne faut pas abuser sur le dosage, et utiliser du vrai beurre dessous. Avec de la margarine ça ne glisse pas dessus, ça se mélange et c’est pas très bon.

    En ce qui concerne les bonbons aux mariages ça me parait aller de soi. C’est pas pareil ailleurs ? … les pauvres !

    Pour le vin, si l’on utilise un vocabulaire d’oenologue, pour décrire un vin légèrement pétillant, on dit que le vin est « carbonique ». En effet, on ajoute carrément une buse qui diffuse du CO2 dans la cuve à vin. Un peu comme on le fait avec une machine soda club pour faire ses limonades maison.

    Pourquoi on ajoute du CO2 ?
    – « C’est par ce que les gens du coin aiment bien ! » …. voilà la réponse d’un ami vigneron ajoutant un peu de CO2 avec son « cliqueur » juste avant que l’on effectue la mise en bouteille de son blanc.

    … et après avoir mis le vin en bouteille… on le re-débouche pour boire un verre…. « oooooOOOhh …Santé !! 1-2-3-4-5-6-7 babibouchette…… blublublublu…… Joyeux Noël tas de cons…  » … oui oui ça m’arrive aussi !

    Pour les boissons anisées, il y a l’ancienne et la nouvelle quantité par défaut. Dans le temps avec le 0.8 pour mille.. on pouvait boire plus…
    … Au chauffage ils sont gentils (comme toujours) on peut choisir d’avoir la quantité historique. (Il existe des anciens doseurs officiels avec 4cl… mais actuellement ceux fourni par le grupe Pernod-Ricard sont de 2cl)

    Je crois qu’il est quand même bon, de rappeler que le canton de Neuchâtel est le berceau de boissons anisées.
    Henri-Louis Pernod est né au Locle et avait une distillerie d’absinthe à Couvet avant de se brouiller avec son beau-père et associé Dubied…… ce qui a fait qu’il s’est exilé en France. Puis suite à de multiples interdictions de l’absinthe, il a inventer les boissons anisées… Le groupe Pernod a fusionné avec le groupe Ricard (une boisson inspirée du Pernod) en 1975.

    • Cher Martouf, c’est ton commentaire qui est merveilleux! Tu es une véritable encyclopédie du savoir suisse!!

      Je te remercie pour tes conseils sur la façon de déguster le Cénovis, d’ailleurs vos commentaires me donnent envie d’y regoûter…
      Ton explication sur le vin blanc carbonique est super intéressante: j’ignorais qu’on y ajoutait carrément du CO2!
      Ah! Enfin quelqu’un d’autre (hors de mon cercle d’amis proches) qui connaît cette façon de trinquer avec les Babibouchettes!
      Bien sûr, il ne faut pas oublier le lien du Ricard avec Neuchâtel… Je le rappellerai dans un prochain billet ;)

      Merci encore de partager tes connaissances avec nous!

  3. JAMAIS essaye le cenovis. C’est salé d’apres ce qu’on m’a dit et moi, a part la viande sechee, le lard et le fromage, je ne cours pas apres le tres salé.
    Pour trinquer, je dis juste santé en faisant tinter les verres chacun son tour en se regardant dans les yeux. Et on le fait pas a chaque gorgee ou a chaque bouteille mais par contre, quand un nouveau convive arrive au carnotzet, il fait sante avec la tablee.
    Les bonbons, ca me parle vaguement de ma jeunesse mais j’ai pas souvenir que c’etait en voiture. Par contre, je l’ai vecu dans le Gros-de-Vaud et ca m’a un peu surprise.
    Pas de croix blanche avec nous mais les 13 etoiles qui nous ont suivies aux States et maintenant en France. Par contre, mes parents ont/avaient un drapeau dans leur jardin.
    La conduite….. No comment !! Mais franchement pour le moment le meilleur endroit pour conduire pour moi c’est les USA.
    Pour le reste, je ne suis pas en France depuis suffisamment longtemps pour vraiment remarquer les différences mais me rejouis de dire « santé » au lieu de « a vos souhaits » juste pour le fun :P

    Merci Martouf pour l’historique et les liens entre l’absinthe et le pastis. Dans mon canton, il ne me semble pas que le vin soit « carbonique ». Je pense que ca doit dependre beaucoup de l’encaveur.

  4. Excellent cet article ! Tout ce que tu dis est absolument vrai et j’ai encore beaucoup à apprendre sur la Suisse car vivant à Zurich je n’ai pas encore eu l’occasion de voir toutes les différences de vocabulaire ou les situations que tu décris là, pour moi tout est flou car je ne comprends pas l’allemand … Ton blog m’amuse donc beaucoup puisque je peux voir comment ca se passe quand on est expat’ en France comme moi je le suis en Suisse !

    • Je suis ravie alors! Il faut que tu te balades aussi en Suisse romande à l’occasion, pour ajouter quelques helvétismes à ton voc de française ;) Eh oui, on vit l’expérience inverse, je vais aussi me promener sur le tien de blog :D Histoire de redécouvrir la Suisse par tes yeux!

  5. Je viens de découvrir ton blog et il me fait beaucoup sourire ! Je suis moi aussi en passe de devenir journaliste, j’étudie à Montpellieret dans un an à l’obtention de mon diplôme je compte partir m’installer … en Suisse dans le canton de Vaud ! Quel plaisir donc de lire tes post ! Je m’imagine déjà à ta place et vivre toutes ces situations ! J’apprends beaucoup grâce à toi et je m’en souviendrai sûrement en arrivant en Suisse !

  6. Adieu don’
    (bonjour savoyard !)
    Quelques expressions se retrouvent entre frontaliers mais j’ai relevé une expression helvète de politesse (cf N°3) : en réponse à un renseignement donné et auquel je remercie, le Genevois me répond : « Service »
    comme c’est agréable !
    Arvi Pâ :)

  7. Hello,

    Très chouette ce blog..et ce qu’on peut y lire est vrai..

    En bonne vaudoise je mange du cenovis, mes enfants mangent du cenovis mais pas mon mari (il est français)
    Mes enfants trempent leur tartine de cénovis dans leur chocolat chaud le matin au petit déj..
    Je courais après les voitures au mariage pour récupérer les bonbons

    • Bonjour Losange, merci pour ton gentil message. Tiens! Je n’ai jamais essayé de tremper du Cenovis dans du chocolat chaud!! Peut-être que cela passe mieux comme ça quand on n’a pas l’habitude… ;)

  8. Concernant la multitude drapeaux suisse, il faut mentionner qu’ils permettent de différencier les régions linguistiques du pays. En Suisse alémanique la croix fédérale est imprimée dans le sens contraire que celle que l’on trouve en Suisse Romande, et au Tessin elle flotte la tête en bas. Donc cette multitude d’étendards s’avèrent très utiles pour reconnaître la région dans laquelle on se trouve…!

    • Hahaha, il faut avoir l’œil alors! À mon avis, on reconnaît plutôt que le drapeau est planté en Suisse alémanique s’il a un parterre de nains de jardin à son pied…

  9. Alalala~ C’est finement observé! Je vois tout ça tous les jours! Je vis en Valais et nous aussi on a eu le droit aux bonbons lors des mariages! Par contre, le Cenovis, j’ai de la peine quand même. Sympathique billet, j’ai bien rit pour le coup des valises Kappa, il faut dire que vu que j’en ai une aussi. Héhé!

    Merci pour ce billet vachement sympa!

      • L’année passée je suis allée en Nouvelle Zélande. Un couple qui a rejoint mon avion à Los Angeles (je venais de Londres) et moi nous sommes compris Suisses car… on s’est trompés avec nos valises Kappa. À Auckland!, voyons bien!!
        Vivant en Irlande à présent, j’ai bien apprécié cette lecture… merci et bravo!

        P.S.: et les fameux chocolats « têtes de nègres » dont on ne s’aperçoit pas du monstre racisme quand on était gamins?.. vive les tartines au beurre et Cenovis, quoi..!

        • Pour ma part (j’ai 60 ans) j’ai toujours mangé des « têtes de nègres » et j’en mangerais jusqu’à ma mort. Il existe un « blanc manger » et personne ne parle de racisme. Faut arrêter de voir le mal où il n’existe pas.

  10. Petites questions d’une suissesse : à quelle heure dîne-t-on ? Pourquoi les français mangent-ils des petits suisses ? :( Et pourquoi ne mangent-ils pas des yogourts comme tout le monde ? (tout le monde = les autres francophone de la terre)

    :)

    • ;) Ah, l’heure du dîner… tout un programme!
      C’est vrai ça, les Français mangent des YAOURTS, et pas des « yoghourts » (en tout cas autour de moi, ils s’esclaffent quand j’utilise cette version du mot). Heureusement, les petits suisses, on les dévore aussi en Suisse… pas comme la « sauce à salade française » que les Français… ne connaissent pas!

  11. Coucou , je viens de tomber sur ce blog que je trouve très sympa!!
    Le cenovis je le déguste tous les jours et je vis en France voisine de la Suisse… Et mes fils ,exiles en Belgique et à Lyon , en mangent également fréquemment .
    D’autres expressions pratiquées en Suisse est le  » adieu » pour dire bonjour et « adieu  » pour dire au revoir ….ainsi que le  » tout de bon » après le adieu du au revoir ( dans le canton de Vaud ? Pour le tout de bon )
    Quand à la sauce à salade française , n’est ce pas  » la franche dressing » américaine ? Donc pas du tout suisse …..?

    • Bonjour Claire, merci de ton passage sur le blog! Eh bien, vous êtes des adeptes du Cenovis dans la famille! Bon appétit!
      La « sauce à salade française » est en effet du French dressing américain, tout à fait! Je disais juste qu’en France, je n’ai jamais entendu l’expression ;)

  12. Moi même, franco-suisse et parlant le suisse-allemand, le Cenovis est bien l’un de mes aliments préférés, même si pour les français, il n’est pas connu !!
    Par contre en Angleterre, il existe un produit très connu qui s’appelle « MARMITE » et qui est d’une ressemblance incroyable avec le cenovis… Mais justement; on ne l’aime/on ne l’aime pas….

    BRAVO pour ce site, il m’a bien fait rigolé et m’a rappelé mes deux pays et les difficultés que je rencontre lorsque je passe trop de temps en France ou en Suisse et que je retrouve l’un des deux pays après un long moment dans l’autre…. BRAVO !

    Lili LaScène

    • Bonjour Lili, merci beaucoup pour ton gentil mot :)
      La fameuse Marmite!!! On m’en a déjà parlé…
      C’est chouette que le blog te rappelle tes expériences entre les deux pays! N’hésite pas à nous raconter tes anecdotes.
      Bizs

  13. OOps .. grave lacune de la part d’une suisse allemande expatriée depuis 1969 (ça fait un bail) Mes parents ne devaient pas aimer le Cenovis car j’ignorais l’existence jusqu’à le lecture de ce blog! Pourtant, je vais régulièrement en Suisse, mais c’est plutôt le rayon moutarde et mayonnaise Thomy qui m’attire. Si vous dites que ça ressemble à la marmite, je sais au moins que je n’apprécierais probablement jamais le Cenovis et je puis pardonner à mes parents de ne pas nous en avoir fait manger (car il fallait toujours goûter à tout et finir ce qu’il y avait dans l’assiette)Par contre j’ai des souvenirs très vivaces du « Strichmi » et du « Ziger und Anke » – Très sympa ce blog, bravo :)

    • Mais c’est incroyable ça! Je n’aurais pas cru pouvoir apprendre son existence à une véritable Suisse allemande. :)
      Merci aussi pour votre gentil commentaire sur le blog!
      ps. Moi aussi je préfère le rayon moutarde que le Cenovis, que je n’apprécie pas du tout personnellement. Et je suis bien embêtée car j’ai oublié de ramener de la moutarde jaune lors de mon dernier voyage en Suisse…

  14. Bien que je ne suis pas suisse, enfin suissesse, j’ai grandi avec une certaine influence de ce pays.
    Je n’avais jamais fait attention sur le « santé » pour trinquer ou après éternuement jusqu’à ce que mon dentiste me le fasse remarquer.
    J’ai bien aimé cet article qui m’en apprend toujours sur ce beau pays.

  15. Le Cenovis, pour moi, c’était dans les sandwiches de ma meilleure amie (qui l’est toujours, 65 ans plus tard) quand on allait en « course d’école ». Rien que l’odeur… berk!!! A part cela, je suis en train de m’amuser depuis une demi-heure à lire le blog et les commentaires, super, super!

    • Bonjour Monique! Eh bien, quelle belle et longue amitié… Sinon, j’ai la même réaction que toi avec le cenovis.
      Super si tu t’amuses sur les pages du blog, et n’hésite pas à nous raconter encore tes anecdotes de Suissesse en Belgique! :)

  16. Les Suisses ne lancent pas des bonbons aux mariages ! Mais des « tablettes » lol !!!! Je me souviens et celà fait 21 ans que j ai quitté mon joli pays !!! Je le regrette aujourd hui !!

  17. Bonjour,
    Je suis française, déjà merci pour cet article qui m’a également bien fait sourire. J’apprécie tout particulièrement la suisse, puisque grâce aux Neuchâtelois, j’ai contaminé tout mon entourage parce que je dis « ça joue » dès que je suis d’accord. Mais je trouve ça très charmant. De plus, en tant que bonne frontalière franc-comtoise, je te rassure en te disant que beaucoup de gens en franche-comté (certainement plus les vieux) disent santé, pour dire ‘tchin’ mais aussi pour dire « à vous souhaits » !
    Ensuite pour ce qui est de la convivialité dans les grandes villes, c’est entièrement vrai ! A plus forte raison, ici à Paris, où je vis, où les gens sont très égoïste et renfermés sur eux-même, c’est épuisant de vivre dans une telle ambiance :s ! Et c’est vrai que après avec tous les mendiants, associations etc, les gens se méfient aussi … !!!

    Concernant l’hygiéniste, que je viens de découvrir et que j’aimerais également tester, je pense que c’est encore une énormité française de profession non reconnue, mais par contre reconnue dans les autres pays francophone (d’où suisse et Québec). Faut dire quand même que l’on fait fort en France, nous dispensons même de formations qui ne sont pas reconnues dans notre propre pays mais qui le sont au canada et en suisse, exemple avec les optométriste (suite après le diplôme d’opticien lunetier)…

    Bon restons positifs, il y a quand même pleins de choses très bien en France aussi, mais je ne vous cache pas que la convivialité, la politesse et le respect suisse ne me feront pas réfléchir longtemps à quitter la France si l’occasion se présentait.

    Bien à vous, chers voisins suisses !

  18. c’est monstre cool ton blog, moi je suis suisse expat depuis 14 ans, 6 à Liège BE, 6 à Bruxelles et 2 à paris… je repars dans la heimat l’année prochaine pour reprendre des études de médecine (y a pas de numerus clausus hinhinhin)
    Ma mère quand elle fait santé avec des nouvelles personnes inconnues au bataillon elle fait aussi « schmolitz » elle s’emmele le bras qui tient son verre avec le bras du nouveau qui tient son verre à lui et qui, s’il est pas suisse, la prend pour une folle et dit « schmolitz » et ils peuvent ainsi se tutoyer.
    J’adore les sugus. Je déteste le cenovis mon mec est fan et on en ramène toujours de suisse et ça pue dans tout l’appart à chaque fois qu’il ouvre son pot…
    Il y a aussi le parfait, du foie en tube, beurk!
    En tant que spécialiste de la francophonie européenne, je me dois d’évoquer plusieurs choses qui sont assez brouille cerveau. Depuis toute petite, quand je vais me baigner, au lac, je mets mon costume de bain… tu dis ça en belgique ou en france, c’est regard de merlan frit et fou rire assuré. un maillot s’il vous plaît. Si en plus de ton costume tu prends ton linge de plage alors là… en belgique c’est un essuie, en france, une serviette. On a aussi les lavettes, ça connaissent nulle part, gant de toilette en Fr et en BE … me souviens plus. il y a aussi la panosse et le verbe qui va avec, c’est serpillière en FR et loque en BE. Il y a la patte pour laver la table, il y a la gouille, qui est une flaque, le galetas qui est un grenier, la ramassoir qui est une pelle et une balayette, il y a le chenis qui est le désordre, le cornet qui est un sac(ils disent cornet aussi dans les Vosges), il y a s’encoubler qui est trébucher et il y a huitante, qui est qautre-vingt, et pas octante qui est une légende urbaine. Il y en a encore des bonnes mais ce sera pour une prochaine, je n’ai pas l’étoffe d’une blogueuse ;) oufti! (c’est du liégeois qui veut dire plein de truc dont nom d’une pipe et waouw!) merci en tout cas je me suis bien marrée.
    ah! j’oublias un truc que j’adore, c’est le café tout nu! en suisse c’est si tu ne veux ni sucre ni crème sur ta soucoupe.
    Il y a peut-être des trucs régionnaux dans tout ça, hein ou bien? encore un truc qui faisait frémir de plaisir mes amis non suisses. Tu viens ou bien?
    allez gotzet, adieu, tout de bon!

    • Salut Amandine, tu m’as trop fait marrer avec ton commentaire! Dedieu, c’est hyper intéressant ces mots belges – j’en connais pas n’ayant pas eu la chance de me balader beaucoup dans le plat pays. J’en prends bonne note… Tu as une belle expérience de la francophonie en tout cas!!! N’hésite pas à nous raconter encore tes anecdotes :)
      PS Et elle est juste géniale ta mère avec le coup du schmolitz!

  19. Cenovis – Tchernobyl
    Avec trois ans de retard sur la publication de cet article je poste le témoignage du binational parisien que je suis qui prends du cenovis a chaque petit déjeuner. Explication? L’enfance. Des vacances d’été baignées durant toute l’enfance dans la culture gastronomique genevoise de chez genevois: longeoles, marmite de l’Escalade, cenovis et j’en passe. Ça frisait la maltraitance, a ce régime.
    Je crois qu’il est a peu près Impossible de faire aimer le cenovis a qqn qui n’a pas été mithridatisé au cenovis dans son enfance. Et même a un Anglais gavé de Marmite. J’ai fait gouter du cenovis a un ami francais qui l’a aussitôt baptisé Tchernobyl.

    • Merci pour ce témoignage désopilant! Je partage l’avis de votre ami français sur le cenovis, bien qu’étant suisse. Vous devez avoir raison, il faut tomber dans la marmite du Cenovis petit… ou passer son chemin ;) J’imagine que vous devez en avoir une armoire pleine en réserve – car cela ne doit pas être un tube facile à trouver à Paris!

    • Mais pas TOUS les Romands non plus :P Moi j’en ai jamais mangé à la maison…
      Quand on est un Romand anti cenovis, on a d’ailleurs l’impression que c’est un truc de Suisse-allemand haha! Mea culpa et merci pour l’info!

  20. J’ai grandi avec mes voisins Suisse qui venaient pour les vacances au bord de la mer à coté de Montpellier et me voila expat depuis quelques temps dans le sens contraire par rapport à toi kantutita

    Pour le point 3 Montpellier – l’aide à proximité d’un arret tram-bus ou en centre-ville, effectivement les gens sont plutôt fermés…surtout dans le centre-ville. Tu as tout à fait saisi pourquoi plus personne n’ose se regarder ou se parler : « la farandole de meneurs de sondages, distributeurs de tracts, mendiants… ». La trouille de tomber sur une personne dérangée (folle) aussi ou sur des personnes malveillantes.
    C’est vrai en Suisse, quelque chose qui m’a surprise : c’est que dès qu’on s’éloigne de la ville, les gens rencontrés à un arrêt de bus vous tiendraient discussion ou n’hésiterez pas à vous conseiller. Cela m’a fait extrêmement surpris :)

    Pour le point 5 – pour la gare Paris Gare de Lyon, attention tu as une partie avec des chiffres et l’autre partie avec des lettres :D Ca peut arriver en France

    Et sinon quand je reviens sur Montpellier rejoindre ma famille, je pleure devant mon café sans crème, j’ai adopté le « santé » à tout va et tout le monde me regarde bizarrement que je ne réponds plus « A tes souhaits » alors je dis les 2 XD
    Je tiens à en profiter pour te dire que j’adore tes articles et ton blog et cela me permet d’en apprendre beaucoup sur nos deux pays =)

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