Ce dimanche, c’est la Fête des Mères. Pourtant, il me semble l’avoir déjà souhaitée à ma chère maman il y a quelques semaines… Ah bon! Elle ne se célèbre pas le même jour en Suisse et en France! J’ai aussi découvert de curieux jours fériés spécifiques à la France.

La date de la Fête des Mères fluctue d’un pays à l’autre

On n’offre pas un bouquet de fleurs le même jour aux mamans françaises ou suisses! J’ai appris ma leçon, après un moment de flottement où j’ai cru m’être trompée de mois, de semaine voire de fête.

Dans l’Hexagone, c’est donc généralement le dernier dimanche de mai qu’on dit « Bonne Fête Maman! » –  sauf si c’est aussi Pentecôte. (quand on peut faire compliqué…) C’est le cas cette année, donc la Fête des Mères  française est repoussée au week-end suivant: le dimanche 3 juin. Si je vous ai embrouillés, ne retenez que cela: c’est cette semaine!

En Suisse, c’est plus simple, la Fête des mères a lieu le deuxième dimanche du joli mois de mai. Punktschluß!

C’est d’ailleurs aussi le cas en Allemagne, en Australie, en Belgique, en Chine, ou en Italie… Eh oui, figurez-vous que dans le monde, on fête les mamans de février (pour les précoces norvégiens) au mois de novembre pour les Russes. On est plutôt bien lotis: comment fait-on pour dénicher un bouquet de fleurs  en plein hiver?

Un férié inconnu au bataillon: la « Victoire 1945 ». Son pendant neuchâtelois est la fête des gâteaux aux pruneaux

J’ai apprécié le concentré de jours fériés de ce mois de mai français, grâce à quelques ponts et aqueducs (carrément!). En Suisse, vous avez aussi vu passer la Fête du Travail et ses bouquets de muguet (mardi 1er mai), le jeudi de l’Ascension ou le Lundi de Pentecôte… Mais vous avez manqué un bonus:

  • Le mardi 8 mai, c’était la « Victoire 1945″

« On » (le peuple français et moi) a célébré la capitulation de l’Allemagne en prenant un petit jour off. Enfin, j’ignorais la raison de ce jour férié jusqu’à la lecture du calendrier.  Pour les férus de WW2 qui souhaitent en savoir plus, vous lirez ici le détail de la signature de cet acte, qui eut lieu à Reims...

En Suisse, on célèbre le fait d’avoir réchappé à la seconde guerre mondiale lors du Jeûne Fédéral, le troisième dimanche de septembre, où traditionnellement on ne mangeait que des gâteaux aux pruneaux. Quelques cantons dont Neuchâtel et Vaud ont instauré un jour de congé le lundi suivant…

J’ai demandé à mon père, neuchâtelois pur beurre, non pas de vous donner sa recette, mais d’évoquer cette fête. « Quand j’étais gosse, je me rappelle que ce jour-là, on mangeait frugalement, notamment les fameux gâteaux aux pruneaux – des fruits de saison. L’idée était de faire don de l’argent ainsi économisé, je suppose pour aider les réfugiés qui étaient venus s’installer en Suisse. »

Il note amusé qu’aujourd’hui, la tradition s’est perdue en chemin… « Ce n’est plus la même chose, il y a même certains bistrots qui proposent un Menu du Jeûne gastronomique! Cela retourne complètement l’idée de départ! » Lui-même confectionne un délicieux gâteau aux pruneaux (tarte pour les Français) chaque année… et je vais le manquer! Un drame!

En passant la frontière, on gagne des fériés… et on en perd
Une BD sur la Révolution Neuchâteloise, par le dessinateur Maoro

Faisons les comptes. Côté France, j’ai gagné deux jours fériés, le 8 mai (« Victoire 1945 ») et le 15 août (l’Assomption – l’élévation de la Vierge Marie – je ne connais pas les détails).

Nous sommes quittes: côté Neuchâtel, j’en ai perdu deux! Le Jeûne Fédéral et… la Révolution Neuchâteloise, commémoration du 1er mars 1848, où nos braves républicains descendirent de leur montagne pour botter le cul du représentant du Roi de Prusse (une BD retrace l’Histoire).

Mise à jour du 27 mars 2013: On m’a aussi volé le Vendredi Saint, qui survient avant Pâques!

Je dis bien « côté Neuchâtel » comme le canton, et non côté Suisse, car les célébrations sont souvent régionales et varient d’un endroit à l’autre… Cela change par exemple selon la confession traditionnelle du lieu. On ne jouit pas des mêmes fériés dans un canton catholique comme Fribourg que dans un canton protestant comme Genève…

Voilà pour ce billet sur les fêtes qui changent de la Suisse à la France…  et qui n’est pas exhaustif. Corrigez-moi si j’ai oublié des fériés!

Le comble reste que cet été, je célébrerai le 14 juillet en Suisse et le 1er août en France!

Lien: un intelligent tableau des fériés suisses, par canton! Quelle casse-tête, une fois de plus.

 

6 Commentaires

    • Ah bon? Figure-toi que je n’ai jamais été douée en noms de fruits… Ce qui n’est pas facilité ici car certains fruits changent de nom en France. Il faut que je retrouve lesquels…

  1. J’ai hâte d’arrivée dans la période de mai pour tous les jours fériés :D.

    C’est clair qu’il est difficile de se retrouver pour les prénoms ça m’avait aussi fait tilter le coup du gateau.

  2. Bonjour,
    En Alsace les pruneaux suisses s’appellent quetsches, ailleurs ce sont les prunes de Damas, qui deviennent pruneaux d’Agen une fois séchés… Dans le Jura français et suisse un de ses avatars s’appelle damassine. On en fait un alcool réputé du même nom. Or la damassine n’a pas la même saveur que le pruneau, de même que le Feltenberg. La mirabelle et la reine-claude sont des prunes. Ont-elles le même goût pour autant?
    Vive la différence et la langue au goût du terroir!
    Cordialement

    • C’est super intéressant!
      Eh bien, merci pour ce résumé sur la nomenclature des prunes et pruneaux, j’avoue que je suis complètement perdue au rayon fruits!
      Même si je mange de la confiture de quetsches en Suisse et que je connais la damassine (l’alcool jurassien)

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