Livre des symboles suisses

Inventaire à la Prévert des symboles de la Suisse

Publié le 21 juin 2013 | Par kantutita | Bienvenue en Suisse

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Découverte du livre sur les symboles suisses ENTRE ROUGE ET BLANC.

Si je vous demande de citer un objet emblématique de la Suisse, vous pensez à quoi?

Un car postal? Un carac?

Des géraniums ou des vermicelles?

Le jet d’eau de G’nève ou le produit-vaisselle orange de la Migros?

Ou peut-être une peau de vache tapissant le parterre d’un chalet?

L’horloge des CFF? Un tube de parfait?

Avec émotion, l’expat que je suis a retrouvé ces divers symboles de la Suisse au fil des pages du nouveau né des éditions Helvetiq intitulé « Entre rouge et blanc« . Ce livre à déguster avec les yeux dresse une iconographie de la Suisse, de ses singularités les plus incongrues aux éléments incontournables du folklore.

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« À quoi sert ce livre, au juste? »

C’est un livre à regarder, qui fait sourire, qui fait rêver.

Avec humour, et dans les langues les plus importantes en Suisse – qui sont comme chacun le sait l’allemand, le français et l’anglais – ce livre au design minimaliste très agréable à l’œil passe en revue une multitude de symboles helvétiques – folkloriques comme incongrus.

Le catalogue de ces attributs cocasses de la Suisse se fait en images, les auteurs nous convient à une balade en couleurs à travers les différentes facettes de notre pays. Du cervelas au cor des Alpes et des cornets Bravo à la dégustation d’absinthe.

Mon avis

L’écrivain Hadi Barkat et l’illustratrice de talent Karen Ichters font mouche!

Ce livre m’a donné une de ces bouffées de nostalgie! En particulier la double-page ci-dessus. Vraiment, j’ai presque envie de ramener du produit-vaisselle bas prix de la Migros (le compagnon de corvée) pour mon évier français, en plus des caracs que je n’oublie jamais. Collector, je vous l’dis!

En tournant ces pages, on découvre des objets familiers… qu’on n’avait pas forcément identifiés en tant que signes particuliers de notre petit pays. Et c’est cela qui m’a plu dans ce livre: retrouver des éléments concrets de cette culture commune, qui me semble souvent insaisissable. Plus ils sont triviaux, plus ils sont attendrissants. Comme les cornets en papier de nos géants oranges. Les couleurs particulières des horaires des trains. L’emballage chiffonné d’une « tête de choco ».

J’ai adoré les illustrations, disposées face à des phrases sur les couleurs, qui leur font poétiquement écho (cf ci-dessous, la couleur jaune). Évidemment, vous pensez bien que le mélange d’allemand, anglais, français n’était pas pour déplaire à  l’amoureuse de langues que je suis.

Verdict: je trouve ce petit ouvrage très réussi! Mais – ai-je assez insité? C’est un bel objet, à garder dans sa bibliothèque, à zieuter de temps en temps, mais pas une encyclopédie instructive! Il n’y a aucune explication sur les éléments mis en image – ils appellent les souvenirs du lecteur, un point, c’est tout.

Pour info, son prix est de CHF 35.-

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La marmite chère aux Genevois… et la couleur jaune.

À qui s’adresse « Entre rouge et blanc »?

Comme le dit bien l’éditeur, « for all Swiss lovers »!

Je crois surtout que ce livre ravira les expats suisses! (Tilt! Une bonne idée cadeau) Parce que quand on est loin de son pays, on est particulièrement friand de tout ce qui touche à sa culture, et qui ne figure plus autour de soi.

Peut-être que vous êtes moins amusés par une de nos bouteilles de produits de vaisselle orange typique que moi, parce que j’en suis privée, alors que vous l’utilisez tous les jours – et z’êtes pas particulièrement porté sur le ménage. Autre exemple: depuis que j’ai quitté la Suisse, j’aime bien voir un drapeau suisse de temps en temps. Quand je vivais à Neuch, je trouvais ça super ringard, bien sûr. Beeeh.

Donc: Suisses pure souche et Suisses d’adoption reconnaîtront leur culture entre ces pages. Une culture singulière que les autres ne comprendront pas.

Les clins d’œil risquent d’échapper aux estrangers. S’ils ne reconnaissent que les montagnes, tunnels et couteaux-suisses – en ratant le sens subtil des autres pages – l’effet sera manqué. C’est pour cela que je ne l’offrirais pas à un Français voulant s’installer en Suisse par exemple (oui, vous devez vous sentir totalement exclus de ce billet, pauvres lecteurs français – une fois n’est pas coutume!).

À moins que vous ne l’utilisiez comme une « carte au trésor » dans votre quête de suissitude, en essayant de comprendre qui est Globi, à quoi servent ces étranges mini-poubelles vertes et quel est le problème des Suisses avec les géraniums. Intégration rapide assurée! Vous pourriez demander les réponses à votre boucher ou aux gens dans le bus, histoire de provoquer des rencontres. Hahaha. (c’est un conseil-blague).

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Des géraniums et l’horloge des CFF, tous deux emblématiques de la Suisse. Photo Helvetiq

(Et si vous trouvez la réponse, pour les géraniums, dites-le moi. On voit ces fleurs tellement partout en Suisse que j’ai juré de ne JAMAIS en mettre sur mon balcon. Beeerk!) (Je m’excuse pour ce trait d’humeur déplacé auprès de tous les lecteurs qui ont effectivement ces plantes si originales à leur fenêtre. Oups.)

Bon, j’arrête de divaguer. Je veux encore vous dire un mot sur…

Les jeux et bouquins suisses des éditions Helvetiq

Je remercie chaleureusement ces éditions patriotiques d’avoir accepté de m’envoyer ce chouette ouvrage. Après avoir entendu une interview de l’écrivain Hadi Barkat sur les ondes de la Radio Suisse Romande, j’ai eu très envie d’en avoir un exemplaire entre les mains pour vous en parler sur le blog!

En plus, j’ai fait une belle découverte: ces éditions basées à Lausanne ont publié un tas d’autres livres !

Je connaissais déjà « Contre-Sagesses Suisses, Grand Prix du Maire de Champignac »  (des perles « de l’art oratoire romand », prononcées par des politiciens, sportifs et autres personnalités) et… tiens! je suis en fait en train de lire sans le savoir « Le Suissologue« ! Sauf qu’en VO il s’appelle Swiss Watching et que je suis tombée dessus dans un kiosque international à Marseille (ou à Lisbonne?) lors d’un voyage. Dans ce livre, un expat britannique raconte la Suisse. Je vous en citerai des extraits irrésistibles à l’occasion… J’ai appris un tas de choses sur les coutumes suisses-allemandes – puisque l’auteur, Diccon Bewes, est basé à Berne – ainsi que sur ce que les Anglais jugent « normal », par la même occasion.

Encore plus fort, Helvetiq a commercialisé des jeux sur la Suisse qui ont l’air hilarants, pour mieux connaître le système politique par exemple! Démonstration en vidéo.

ENORME, non? Quelle idée saugrenutastique!

EDIT → Encore plus magique, vous pouvez bénéficier d’un rabais de 10% sur la boutique d’Helvetiq en tant que lecteur du blog désormais, avec le code promo « Yapaslefeuaulac »!

Sinon, vous avez compris ces quelques symboles suisses disséminés dans le billet? S’il y a des lecteurs perdus, appelez au secours! Je vous fais un cours de rattrapage.

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2 Responses to Inventaire à la Prévert des symboles de la Suisse

  1. Il a l’air sympa ce livre, je pense qu’il peut effectivement être utile comme outil d’intégration des expats (ou de mesure de son intégration!). Par exemple le liquide-vaisselle ou l’horloge SBB, je vois tout de suite alors que le carac, aucune idée. Il me reste du travail pour parfaire ma « swissittude » ;-)

    Et sinon, j’ai le livre Swiss watching, et il est en effet excellent!!

    Je tiens enfin à avouer que j’aime beaucoup les géraniums :)

  2. Kantu says:

    Oh oui, goûte un vert carac si tu aimes les pâtisseries fortes en chocolat… Attention, un seul à la fois, c’est assez écoeurant sinon. Une copine m’en a apporté de Suisse, je me régale!! (avec le beau produit-vaisselle que je t’ai renvoyé sur Twitter :P le tien est aussi très classe d’ailleurs haha)

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