Retour d’expo: la rétrospective dédiée à Yayoi Kusama à la Fondation Beyeler à Bâle.
Près de Bâle, la Fondation Beyeler est un musée d’art moderne que j’affectionne! Je vais voir la plupart de ses expos, c’est vraiment un lieu à connaître pour une escapade culturelle en Suisse. Elle se trouve à Riehen, à côté de Bâle, dans un cadre apaisant loin de l’agitation urbaine. On y accède facilement en train + tram.
C’est dans ce musée suisse que j’ai découvert la rétrospective consacrée à Yayoi Kusama, une exposition immersive qui retrace le parcours singulier de l’artiste japonaise de 96 ans. En amoureuse du Japon (voir mon autre blog où je vous parle de cette passion et de mes voyages au Japon), je ne voulais pas la manquer!
Photographies de cet article prises par l’autrice lors de l’exposition à la Fondation Beyeler. Toutes sont des oeuvres de Yayoi Kusama.
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Le parcours artistique de Yayoi Kusama à la Fondation Beyeler


J’ai aimé cette rétrospective sur Yayoi Kusama qui nous montre étape après étape son parcours. Yayoi Kusama est née en 1929 et a grandi à Matsumoto. On débute avec ses dessins à l’école d’art japonaise classique qu’elle fréquente. Avant de nous envoler avec elle pour New-York et explorer des concepts plus personnels.
Des sculptures en tissu à son obsession pour les points et les structures de maille, elle nous emporte dans son univers. Ses tableaux aux teintes sombres montrent déjà son obsession pour les motifs qui s’étendent à l’infini et semblent pouvoir sortir des toiles.
Vidéo d’ambiance: expo en Suisse sur Yayoi Kusama
Les œuvres emblématiques : citrouilles et infinity rooms
Ce n’est qu’une petite part de l’expo où on retrouve ses oeuvres emblématiques. Ces œuvres ludiques pour lesquelles on la connaît le mieux: ses énormes citrouilles à pois et ses infinity rooms, ces pièces infinies d’art immersif où le jeu de miroirs crée une sensation de vertige alors qu’on y évolue.



Une oeuvre ludique qui cache une vie de résilience
J’étais un peu étonnée que sa biographie présentée au musée passe sous silence ses problèmes mentaux, tentatives de suicides et tout ce qui fait d’elle une force de résilience qui a survécu à travers le siècle. J’avais découvert la noirceur de son parcours – masqué par l’aspect ludique de ses créations au premier regard – dans son musée à Matsumoto au Japon, dans sa ville natale.
Voir des hommes artistes voler ses idées – pour obtenir grâce à elles un succès qui lui échappait l’a poussée au pire. Depuis son enfance, elle souffre d’hallucinations et de visions qu’elle retranscrit sur le papier. Depuis les années 70, elle a décidé de vivre dans un hôpital psychiatrique au Japon. C’est de là qu’elle continue à créer et à nous inspirer dans le monde entier.
La légèreté apparente de ses œuvres cache une vie de résilience…
Pour en apprendre plus sur Yayoi Kusama

- Regardez ce documentaire Great Art Explained in 15 minutes
- Trouver des livres sur son oeuvre
- Voir ce roman graphique sur sa vie (en anglais)
J’espère que cette escapade culturelle à Bâle vous aura plu, avec Yayoi Kusama à la Fondation Beyeler. La prochaine expo sera consacrée à Cézanne, pour ceux et celles qui ont envie de se prévoir une sortie au musée en Suisse.
Et vous, quelle expo d’art vous a marquée à la Fondation Beyeler?

