Dans ce livre génial, un expatrié anglais auto-proclamé « suissologue » tente d’expliquer notre pays aux étrangers… Un bouquin à mettre aussi dans les mains des Suisses!
Il y a deux ans dans un aéroport, mon attention a été attirée par un livre à la couverture rouge avec une croix blanche. C’était « Swiss Watching », qui a été traduit en 2013 en français sous le titre « Le Suissologue » (Éditions Helvetiq)! Signé par un expatrié, ce bouquin promettait une plongée au cœur de la Suisse… Je l’ai évidemment tout de suite acheté, curieuse de savoir ce que cet Anglais avait à dire sur mon petit pays.
Les lecteurs suisses vont me demander, « est-ce la peine de se plonger dans Le Suissologue alors que je suis né dans cette petite contrée et que je sais sûrement déjà tout ce qu’il y a à savoir sur ses étranges habitants – dont je fais partie? » La réponse est OUI, il faut le lire!
Qu’apprend-on dans Le Suissologue?
De nombreux détails! Il serait dommage de réserver cette lecture aux expats basés en Suisse et aux Swiss-lovers d’ici et d’ailleurs. Moi-même, j’ai fait de nombreuses découvertes cruciales à travers ses pages… (Sauf au chapitre sur le système politique bien sûr, je connais mes classiques.)
Par exemple:
Saviez-vous que le velcro a été inventé en Suisse? Tout comme l’entêtante « Danse des Canards »?
Vous doutiez-vous que les Suisses-allemands ont la manie de porter des chaussures rouges?
Comme vous le voyez, « Le Suissologue », regorge d’informations pertinentes et passionnantes sur la Suisse que vous ignorez. Durant ma lecture, j’ai d’ailleurs compulsivement entouré des phrases à chaque page au crayon gris, et collé des post-it à tous les chapitres.
En mettant le doigt sur ce qui l’a surpris dans la société suisse, Diccon Bewes nous aide à mieux comprendre ce qui fait nos spécificités. À travers cette lecture, j’ai pu – avec émotion – mieux comprendre mon identité suisse. Oui, rien que ça!
Quelques exemples? La prudence, la modestie, le fait de tout planifier et d’accorder sa confiance aux autres par défaut seraient selon Diccon Bewes des traits typiques suisses. J’ai été ravie de savoir que je n’étais pas personnellement une freak de l’organisation, mais que c’était culturel.
Avertissement:
Prenez cependant les déclarations de l’auteur sur « les Suisses » avec des pincettes, amis romands, car notre Anglais a surtout traîné ses guêtres de l’autre côté de la barrière des roestis… Il vit à Berne après tout! Ce qui fait de certains chapitres une immersion passionnante outre Sarine, chez nos amis Suisses-allemands. Quand Diccon Bewes dit « les Suisses aiment porter des chaussures rouges », cela concerne à mon avis surtout les Alémaniques… Enfin, vous portez des souliers rouges, vous? Je compte scruter les pieds des gens lors de mon prochain retour au pays.
Le détail folklo qui tue: la petite vache suisse sur la tranche du livre…
« Le Suissologue » connaît mieux le pays que moi
Il a assisté au fameux vote à main levée, dans le canton de Glaris (la démocratie directe en action!), s’est rendu dans les trois cantons d’origine (le berceau de la Suisse) ou dans des fromageries fabriquant de l’Emmenthaler. Il a même monté son propre couteau dans une fabrique Victorinox. I’m jealous.
Bref, Y’a pas le feu au lac estime que Diccon Bewes mérite amplement son titre de « Suissologue » – et en plus il a la générosité de nous emmener en balade avec lui à travers le pays. En cours de lecture, vous serez sûrement pris de la même envie que moi: celle de sauter dans un wagon des CFF pour visiter ces endroits vous-mêmes!
PS. Notez que « Swiss Watching » est devenu un best-seller chez les anglo-saxons: comme quoi, la Suisse intrigue le monde!
Référence du livre: « Le Suissologue » par Diccon Bewes, disponible en français aux éditions Helvetiq (Lausanne) au prix de CHF 29.- Le livre existe en allemand sous le titre « Der Schweiz-versteher » → Bon Plan : Vous pouvez bénéficier d’un rabais de 10% sur la boutique d’Helvetiq en tant que lecteur du blog, avec le code promo « Yapaslefeuaulac »! :)
Pour les expats, il est aussi disponible sur Amazon en français ou en anglais (VO) et en version ebook
Alors, cette lecture vous tente? Ou vous préfériez les livres sur La France vue par une Japonaise ou un Québécois?
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