Comme promis sur Facebook, j’ai lu pour vous « Bienvenue au Paradis »! Ce livre sur la Suisse de la journaliste française Marie Maurisse déchaîne les passions dans le pays…
Tant et si bien d’ailleurs que l’auteure s’est retrouvée couverte d’insultes. Pourquoi? Parce que lors de ses passages dans les médias suisses, elle évoque le racisme anti-français. Ce qui provoque un lot de commentaires haineux de la part d’Helvètes qui jurent qu’elle invente n’importe quoi.
J’ai été choquée par les deux côtés. Déjà, choquée d’apprendre que cette Française ressentait un racisme si marqué envers les Français en Suisse. Si c’est son point de vue, cela pourrait être partagé par d’autres. En mettant en lumière cette problématique, elle nous force à nous poser la question de l’existence (ou pas) d’un tel racisme dirigé et de son ampleur. Et j’ai autant été choquée par la grossièreté des personnes qui se permettent d’insulter la journaliste. Je comprends tout à fait qu’on réfute ses impressions et qu’on lui dise poliment « Je trouve que vous racontez n’importe quoi! » « J’estime que votre travail est un ramassis de conneries », et d’autres formules moins civilisées. Mais de là à la traiter de « Salope » et à l’enjoindre à rentrer chez elle avec des formules fleuries, on franchit quand même un cap non?!!
Mais que vaut son livre? Et qu’en est-il réellement du racisme envers les Français en Suisse? On en parle aujourd’hui dans un billet qui – je le sens – risque de mesurer quelques kilomètres vu la complexité du thème. On va commencer par le bouquin, sur lequel j’ai un avis mitigé.
Le livre « Bienvenue au paradis » de Marie Maurisse
Éditeur: Stock, Prix en France, 18 € (sur Amazon notamment), Prix en Suisse CHF 30.-
Quatrième de couverture: « Ah la Suisse ! Ses montagnes, son air pur, son chocolat et ses banques. En Suisse, les salaires les plus bas tournent autour des 3 000 ?, il n’y a quasiment pas de chômage, et puis c’est propre et l’on s’y sent en sécurité. Les hommes politiques ont l’air moins corrompus qu’ailleurs et la population bénéficie d’une démocratie directe grâce aux votations. Ce serait presque le paradis. Presque. Parce que, si on y regarde de plus près, on constate que les Français qui vivent là-bas sont victimes d’un sentiment diffus, qui n’ose pas dire son nom : le racisme ? Se moquer des «frouzes», comme les Suisses les nomment, n’est plus un tabou, c’est même devenu tendance. Et ces moqueries se sont carrément transformées en haine à l’égard des frontaliers. L’Eldorado suisse a fait long feu et les Français en paient les frais. »
L’auteure, Marie Maurisse, est originaire de Toulouse et correspondante du Monde. Elle vit en Suisse depuis 7 ans.
Mon avis sur le livre en bref
Si j’ai commencé à lire cet ouvrage avec beaucoup d’intérêt, j’ai été lassée par l’impression qu’à mi-chemin, la journaliste profite de cette occasion pour régler personnellement ses comptes avec la Suisse. J’ai trouvé une grande partie du livre et sa présentation de la Suisse aux Français pertinente, mais il y a çà et là des raccourcis qui m’ont fait grincer des dents, et des généralités à déplorer. D’un exemple, elle tire un « fait » sur le pays qu’on aimerait voir étayé sérieusement par des chiffres par exemple. Cette façon de présenter des impressions comme des faits m’a dérangée, surtout de la part d’une journaliste, qui publie un ouvrage sous-titré « enquête »!
Le bouquin dans le détail
Le sous-titre du livre est « Enquête sur la vie des Français en Suisse ». Un thème qui m’a beaucoup intéressé, comme vous pouvez le deviner, comme je suis moi-même une Suissesse installée en France depuis 6 ans bientôt. En lisant les premiers chapitres, j’ai été très étonnée car la question du « racisme envers les Français », autour duquel il y a eu tout ce foin dans les médias suisses (revoir interview ici / débat Infrarouge par là), n’arrive que dans les derniers chapitres! Ce n’en est donc qu’une petite partie.
Le début est un exposé, bien écrit, sur la vie en Suisse et les spécificités du pays. Je pense que c’est à lire si vous êtes un Français souhaitant s’installer ici, histoire de s’éviter quelques déceptions/surprises sur ce « paradis »… qui n’en est pas un de tous les points de vue. Cette partie présente la Suisse, avec ses travers et ses avantages, sans trop de parti pris.
Les témoignages de Français
Le livre est aussi entrecoupé de conversations de la journaliste avec des Français installés en Suisse. Certains sont tellement fans du pays qu’ils rejettent à présent la France, sa paperasse et son système. D’autres ont déchanté en arrivant en Suisse, n’ont pas réussi à s’intégrer, ou ont eu de mauvaises expériences. C’est juste une poignée de portraits (pas représentatif « DES Français de Suisse » à mon avis) et je n’ai pas vraiment aimé le choix des expatriés présentés. Certains ont des profils atypiques (comme un richissime expatrié, une maîtresse en mode « desperate housewife » qui a suivi son amant dans un bled de la campagne – mais lui est toujours marié et rentre voir sa famille le week-end et la laisse seule et amère). Bref, j’aurais préféré découvrir l’avis sur la vie en Suisse de Français lambda. Je n’y ai pas reconnu mes amis français par exemple.
Mauvaise foi & généralités
Si j’en crois le flot de post-its ajoutés dans les pages de mon exemplaire du livre (envoyé pour chronique par la maison d’édition, merci!), c’est dès le 7ème chapitre environ que ma lecture se gâte. On passe doucement d’un texte (intitulé « enquête » par l’auteure après tout) plutôt objectif, à un « essai » avec un parti pris! Ce mélange des genres m’a dérangé à la lecture.
Tout à coup, j’ai ressenti la mauvaise foi de la journaliste à travers les lignes. On a l’impression qu’elle est fâchée avec la Suisse, et franchement, cela fait de la peine pour elle qu’elle vive ainsi son installation dans le pays, qu’elle le voit avec ce regard-là. En plus, elle fait aussi beaucoup de généralités sur la façon de se comporter des Suisses.
Comme quoi, ce livre est intéressant car il me fait m’interroger sur des spécificités culturelles de mon pays, même si je ne suis pas toujours d’accord avec l’interprétation de l’auteure!
Quelques points qui me font réagir
→ La Suisse selon Marie Maurisse
Je veux bien croire qu’il y ait du racisme anti-français à Genève, une zone très tendue au niveau du logement, et de l’emploi. Mais j’ai eu la désagréable impression que la vision du pays de Marie Maurisse était très centrée sur les rives du Lac Léman. J’aimerais lui faire remarquer que Genève ou la Riviera, ce n’est pas LA Suisse! Cela m’a aussi dérangé qu’elle parle de la « Suisse » tout au long du livre et des « Suisses », qu’elle critique évidemment, alors que la plupart du temps elle ne parle que des Suisses romands. Et nos voisins alémaniques, ils comptent pour des prunes? Ils représentent la plus grande partie du pays quand même et n’ont eux aucun grief contre les Français. Bref, la diversité de la Suisse semblait parfois oubliée par l’auteure.
→ Les Suisses ne sont pas accueillants
Un exemple de généralité? Toute la partie qui montre que les Suisses sont fermés et pas accueillants pour un expatrié. Extrait:
« (…) Les Helvètes ne sont tout simplement pas du genre à ouvrir facilement la porte de leur maison. Le chez-soi, en Suisse, est un espace intime, plutôt réservé à la sphère familiale qu’aux déjeuners entre amis. Ce n’est pas pour rien que la Suisse est le pays du secret (…) »
Je pourrais reprendre ses phrases (sauf la dernière) et remplacer la Suisse par « Montpellier ». J’ai trouvé les gens extrêmement difficiles à apprivoiser, et moins ouverts et sympas qu’en Suisse quand je vivais dans le Sud de la France. Quant à se faire inviter CHEZ eux!! Cela ne coule pas de source. Mais, est-ce simplement mon expérience & mon ressenti, mon manque de chance, ou simplement le fait d’être expatrié? Mais rassurez-vous, j’ai quand même réussi à me faire quelques amis ^^
Je pense que c’est une constante quand on débarque dans un pays de type occidental où tout le monde à son réseau d’amitiés, sauf nous, et qu’on n’est plus étudiant… D’ailleurs, j’ai lu exactement le même paragraphe dans mon guide sur l’expatriation… sur le Québec! Si, si!
Sans statistiques sur le sujet, ou témoignage d’un chercheur en sciences sociales, cela reste pour moi des impressions, qu’on ne peut pas présenter comme des caractéristiques typiques de la Suisse. Et vous, vous trouvez que les Suisses sont particulièrement frileux à l’idée d’inviter des gens chez eux?!
→ Les Suisses & la délation
Elle évoque la « pratique très helvétique de la délation », qui existe, c’est vrai, et qui n’est pas quelque chose de considéré comme honteux, mais je trouve qu’elle surenchérit dessus. Ce n’est pas non plus un sport national! « En Suisse (…) chacun peut dénoncer un citoyen mal garé ou qui double malgré la ligne continue – dans certains cantons, un simple SMS (…) suffit. » Je ne le savais pas du tout moi par exemple. Et je n’ai jamais entendu parler de telles dénonciations.
Par contre, c’est vrai que les voisins viennent sonner pour se plaindre très facilement (« votre télé est trop fort! »), chose qui se fait BEAUCOUP moins en France où les gens sont plus tolérants.
À titre d’exemple: en tant que Suisse, je trouve cela positif de dénoncer quelqu’un qui abuse et profite des autres (c’est culturel sans doute, et les Français doivent avoir les cheveux qui se hérissent sur la tête en lisant mes mots) – mais je ne me suis jamais retrouvée face à un cas de figure où j’ai jugé que c’était nécessaire de le faire. Je dénoncerais sans hésiter un cambrioleur, un arnaqueur ou un chauffard dangereux pour le bien de la communauté si j’en avais l’occasion.
Un Français m’avait dit une fois, horrifié « En chaque Suisse sommeille un flic! ». Bon, c’est un peu caricatural quand même, mais certains Suisses ont tendance à se mêler de ce qui ne les regarde pas et ça, c’est casse-pied. En France, j’ai l’impression que c’est BEAUCOUP plus rare, chacun vit sa vie.
→ Les Suisses, naturellement xénophobes?
Ses insinuations sur la xénophobie « naturelle » des Suisses m’a choquée… « En exacerbant la peur de l’étranger, déjà ressentie naturellement par une partie de la population, [certains partis politiques] ont décomplexé la parole xénophobe et banalisé les réflexes racistes. »
Comment ça, ressentie naturellement? Le racisme serait-il normal en Suisse? Oui, il y a l’UDC, le parti le plus à droite, qui obtient près de 30% des suffrages, oui il y a le Mouvement Citoyen Genevois dans la cité de Calvin, mais les partis très à droite sont autant présents que dans d’autres pays d’Europe – et ils ne font certainement pas l’unanimité en Suisse! Le Front National en France a obtenu 28% des voix l’an dernier aux régionales, pour rappel.
Je pense qu’il y a du racisme en Suisse, comme il y en a partout, mais que cela n’est à nouveau pas une caractéristique du pays.
Je pourrais dire pareil des Français après tout, et ce serait une généralité et un raccourci. Le discours raciste décomplexé envers les « Arabes » en France me choque profondément depuis mon arrivée dans l’Hexagone par exemple. Et que dire de la popularité de Marine Le Pen?
→ Se moquer des frouzes (un petit nom péjoratif donné aux Français)
Selon l’auteure, « Se moquer des frouzes n’est plus un tabou en Suisse, c’est même devenu tendance ». Est-ce vraiment nouveau? Je ne suis pas une témoin directe de cette attitude aujourd’hui, mais je me pose la question… Parce que je me souviens très bien que c’était déjà super tendance dans la cour de récré quand j’avais 8 ans à peu près. Se moquer gentiment (ou moins gentiment) de nos voisins est ancré chez les Romands depuis longtemps… Je mettais cela sur le compte d’un complexe d’infériorité stupide. Stupide car nous devrions être fiers de la Suisse sans devoir rabaisser les voisins, oh ouais! Voir paragraphe plus bas sur le « distinctiveness threat »
→ Ce qui m’a énervé aussi
Le dernier chapitre du livre m’a achevée: elle utilise un fait divers horrible, le meurtre d’un Français dans une entreprise par un employé (visiblement déséquilibré), pour symboliser le racisme anti-français, et vire dans l’émotionnel (j’ai horreur de cela!). À un autre endroit, elle compare aussi le racisme envers les Français en Suisse à… l’antisémitisme %( Cela va trop loin pour moi!
Une autre de ses remarques m’a sidérée: elle semble s’insurger du fait que lors d’une naturalisation en Suisse allemande, on exige du candidat qu’il parle allemand. En plus, il y a un test sur la Suisse. C’est pareil en France pourtant: un test de français ou un diplôme dans cette langue est exigé, et le candidat est soumis à un petit questionnaire oral sur le pays (sans aucun doute moins difficile que dans certains cantons). Avant de s’étonner des pratiques de la Suisse, elle devrait vérifier ce qui se fait en France ;)
Même si obtenir la nationalité suisse reste beaucoup plus difficile..
Alors, avez-vous envie de piocher ce livre pour vous faire votre propre avis dessus? S’il ne faut pas tout prendre pour argent comptant en le lisant, ce bouquin a le mérite de susciter le débat ( et mes grincements de dents ;)
Le racisme anti-français en Suisse
Quand on évoque ce thème – qu’il est intéressant de discuter! – on entend plein de Suisses qui s’énervent et disent que ce n’est pas vrai. C’est un peu facile: pour savoir si les Français installés en Suisse se sentent victimes de racisme, il faudrait que ce soit eux qui prennent la parole!
D’un côté, moi, j’ai vu et entendu parler de pneus crevés sur des voitures ou motos aux plaques françaises (mon pauvre coloc…). Quelle conclusion en tirer? Ce n’est pas anodin tout de même! Mais de l’autre, j’entends les témoignages de Français qui se disent bien accueillis et n’ont jamais vécu ces problèmes.
Il y a sans doute des actes /réflexions de racisme envers les Français en Suisse, mais sont-ils fréquents? Augmentent-ils?
Je me demande si cette problématique ne viendrait pas surtout des tensions dans les zones où travaillent des frontaliers (Genève & Neuchâtel par exemple). Si c’était ça la cause de ces actes de « racisme », la peur de se faire « voler » son travail et la jalousie?
Concernant les moqueries envers les Français, parfois assimilée à un complexe d’infériorité ou de supériorité de la part des Suisses, il y a un point intéressant évoqué dans le bouquin. La journaliste interroge Franciska Klings, chercheuse en psychologie sociale, qui explique le phénomène de distinctiveness threat. (menace de distinction).
« Chaque groupe social a besoin de se sentir unique pour exister. Si l’un d’eux est très semblable au nôtre, alors nous aurons tendance à lui trouver des attributs différents afin de s’en distinguer. C’est ce qui se joue entre les Suisses romands et les Français: une manière pour les premiers de se différencier des seconds et de les qualifier négativement. » Aha… En être conscient peut peut-être permettre de dépasser cela!
Du grain à moudre:
→ Pour l’auteure, être anti-frontaliers, c’est forcément être raciste envers les Français. Est-ce forcément le cas? Je ne pense pas, mais cela sert sans doute d’excuse à certains racistes.
→ Elle semble choquée par le concept de « préférence nationale » dans l’emploi. On ne va pas (trop) parler de politique, mais personnellement je trouve logique d’engager en priorité les talents au chômage déjà installés dans le pays, à compétence égale. Vouloir le faire, est-ce être raciste? Pas forcément à mon avis, même si à nouveau cela peut servir d’excuse.
Les Français qu’on n’aime pas en Suisse: le profil du « Parisien »
Pour finir, il faut noter qu’il est vrai que certains profils de Français passent très mal en Suisse. Mais ce sont les mêmes que les Montpelliérains détestent aussi, et qu’ils appellent les « Parisiens ». Je pense qu’on peut être un « Parisien » et venir de Marseille d’ailleurs… Et avoir grandi à Paris sans jouer les donneurs de leçons bien sûr ;)
Ce sont ces Français qui viennent poser leurs valises dans la petite Suisse (ou dans le Sud de la France / au Québec / n’importe où finalement) et vont toujours comparer la situation à la France ou Paris, en montrant bien que chez eux, c’est mieux. Exemple entendu plusieurs fois? « Pffff, je vis à Lausanne/Montpellier, mais c’est chiant, y’a rien à faire ici… À Paris, c’était tellement mieux… » (Lausanne étant une des villes les plus culturelles de Suisse romande, donc imaginez l’insulte, et je vous jure qu’en y mettant du sien on ne peut pas s’ennuyer à Montpellier)
Ces gens qui ne font pas d’effort et ouvrent leur grande gueule, évidemment qu’ils ne s’attirent pas la sympathie des locaux. Évidemment qu’on ne les invite pas chez soi. Evidemment qu’on les évite et que de temps en temps on les remet à leur place avec une remarque pas très sympa. Mais ce n’est pas du racisme! Un Zurichois se comporterait ainsi, on le trouverai tout autant désagréable.
Et vous, vous avez déjà dû supporter de telles personnes? Je veux vos anecdotes! ;)
PS. Si vous vous reconnaissez dans ce profil, essayez de faire un effort! Et remettez-vous en question…
Ma bibliothèque de livres sur la Suisse! Vous pouvez retrouver les articles par ici: « LE SUISSOLOGUE » – « ENTRE ROUGE ET BLANC » – « RANDO BIERES«
D’ailleurs, circule aussi en Suisse le cliché du Français qui a la grande gueule ou qui est un dragueur relou: mais c’est comme toujours, on ne va remarquer que ce type de personnes désagréables, alors que les Français qui se comportent normalement passent inaperçus. Et on croit que ce sont des tares représentatives de leur nationalité ensuite… Pauvres amis français!!! C’est tellement faux. Je vous le dis, et je vis entourée de ces gens-là!!!
Voilà, je vous ai livré MON ressenti sur le livre. Si vous l’avez feuilleté vous aussi, qu’en avez-vous pensé? Après tout ce blabla, je vais me servir un verre de Ricard d’eau et je vous laisse la parole à présent… Je me réjouis de vous lire.
Je vous demande de rester impérativement polis si vous avez quelque chose à redire sur le point de vue de Marie Maurisse (ou le mien d’ailleurs) svp. Je serai obligée de supprimer les commentaires jugés injurieux.
APPEL A TEMOIGNAGES: Cela m’intéresserait surtout d’avoir des témoignages de Français installés en Suisse: avez-vous déjà ressenti du racisme? Comment s’est passée votre intégration?
Vous pouvez me raconter cela par mail (kantutita (A) hotmail. CH!) Je pourrai changer vos noms / mettre un pseudo et les publier dans un prochain billet, pour avoir une variété de points de vue sur la question :)
Ou si vous préférez en discuter en live par ici, ne vous gênez pas!
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