Conseils & récit de notre week-end à Grenoble, avec notre ressenti et les lieux à ne pas manquer pour visiter la ville entourée de montagnes.
« Ville dans les nuages », « cuvette où l’été tu étouffes », le niveau de poésie varie beaucoup selon l’interlocuteur quand il s’agit de décrire Grenoble. Eh bien je suis allée me faire une idée par moi-même cet hiver, au retour d’une virée en Suisse. Parce que c’est bien pratique, Grenoble est à mi-chemin entre Montpellier et Neuchâtel. Verdict: j’ai apprécié cette ville entourée d’un panorama de montagnes splendide, malgré les températures glaglaglaciales!
Tout d’abord, il faut imaginer le tableau. Une ville entre les montagnes, entourées de majestueux sommets et des parcs naturels qui vont avec. Bon vu la température, je me suis contentée de visiter le centre-ville de Grenoble couverte de petites laines – le mois de janvier n’était pas très conseillé pour les activités de type randonnée quand on est ultra-frileuse (vous pouvez vous moquer mais les Suisses aussi ont le droit d’être frileux). Notre premier objectif a bien sûr été de grimper en téléphérique sur la Bastille, ce fort qui domine la ville, après avoir fait la queue avec des touristes internationaux. Des « œufs » nous ont emmené jusqu’en haut, et nous avons découvert une vue époustouflante… accompagnée d’un vent glacial. Ce qui fait qu’on n’a pas trop flâné malgré la beauté du paysage.
Un bémol tout de même: si les sommets qui se découpent autour de Grenoble au soleil couchant forment une vision féérique, il ne faut pas baisser les yeux et scruter la ville… Les zones industrielles et d’hideuses tours gâchent un peu le paysage. Sinon, globalement, je lui ai trouvé un petit air de Sion, dans le Valais.
Vue sur Grenoble depuis la Bastille
Après avoir observé le fort militaire du XIXe siècle, et fait le tour de tous les points de vue disponibles, mes doigts étaient prêts à tomber dans mes gants, alors j’ai déclaré forfait. On a tenté de prendre un chocolat chaud dans le restaurant panoramique, mais on s’est fait jeter « car ils réservent les tables aux gens qui veulent manger » – même à l’heure du coucher du soleil. À café touristique, manières expéditives ici aussi! On s’est pas formalisés et on a sauté dans un œuf pour redescendre, avant de boire un truc chaud dans un pub à thème au décor étonnant, le « Jules Verne » (7 Rue Montorge). Y’avait pas de vue sur les montagnes, mais c’était agréable d’avoir le chauffage.
Les fameux « oeufs », le téléphérique qui mène au fort de la Bastille
Une fois réchauffés, nous avons continué notre visite de Grenoble. Le centre-ville est très mignon – avec des rues piétonnes, de beaux bâtiments, des immeubles haussmaniens, et un quartier au bord de l’Isère qui a beaucoup de cachet! On a fait un tour au marché pour acheter du fromage local à ramener à Montpellier, miam, par contre je n’ai pas trouvé le marché super charmant. Coup de cœur par contre pour le grand parc Paul Mistral, qui doit être super agréable et trop beau pendant la belle saison – et m’a rappelé avec nostalgie la tradition des parcs montréalais. Et le quartier des antiquaires ne manque pas de curiosités, avec ses vitrines qui présentent des trésors poussiéreux.
Gastronomie dauphinoise: que goûter pour un week-end à Grenoble
Peut-être avez-vous l’intention de visiter Grenoble prochainement? Au cas-où, je vous indique les adresses qu’on a testées et approuvées. Pour goûter à quelques plats traditionnels, on a mangé chez La Ferme à Dédé qui a plusieurs enseignes dans la ville et est spécialisé en gastronomie du Dauphiné et de la Savoie (cf leur carte). J’ai pu goûter à des ravioles du Dauphiné – pasta love. Cette adresse sans prétention a un décor de chalet en bois sympa, un brin kitsch d’accord, et l’accueil était très bon, même si c’était bondé à midi! (24, rue Barnave)
C’est quoi le Dauphiné? Pour les incultes en géographie – dont je fais partie, je précise qu’il s’agit d’une région culturelle, qui regroupe trois départements, la Drôme, les Hautes-Alpes et l’Isère, où se trouve justement Grenoble.
En plus de la tradition fromagère – Bleu de Sassenage, Saint-Marcellin, etc – on ne peut pas passer à côté de la fameuse Chartreuse, cette liqueur de plantes. Des bouteilles, dont certaines gigantesques, décoraient d’ailleurs les couloirs de notre hôtel… En tout cas, je rêve trop de visiter le monastère où elle est fabriquée, cela a l’air beau!
Je vous donne encore deux adresses à relever: Chez Mémé Paulette, où on mange à petits prix de régalicieuses tartines (énormes) dans un chouette décor rétro – et où l’accueil est très sympa. Mention spéciale pour les desserts! On s’y arrête aussi pour les quatre-heures, sans hésiter. (2 rue Saint Hugues )
Et si vous êtes amateurs de cuisine japonaise (oui c’est hors-sujet ce dernier conseil, nom d’un Saint-Marcellin), on a bien aimé le restaurant Osaka – tenu par un monsieur asiatique qui a vécu de longues années au Japon, avant d’ouvrir ce restau à Grenoble. On y a dîné tous seuls un soir de semaine, et le patron est discret, mais si on tente de lier la conversation, il est très agréable. (1 rue Colbert) Et pour l’hébergement, j’ai oublié le nom de mon hôtel, mais on avait réussi à trouver des tarifs corrects à deux pas du centre à pied. C’est facile de trouver un hôtel avec des prix abordables à Grenoble, regardez ici.
→ A lire aussi sur le blog voyage: Week-end en France, les plus belles ville à visiter
Voilà, après vous avoir raconté mes premières impressions de Marseille, Paris, et un tour rapide à Toulouse & Lyon je vous reparlais enfin d’une ville française. Dans l’absolu ma wishlist de visites de villes françaises comprend aussi Nice, Bordeaux, Rennes et Lille ou Strasbourg (edit: done!). Mais rien d’agendé pour le moment… C’est que c’est si grand l’Hexagone, ça se traverse pas d’un coup de train comme la Suisse romande!
Et vous, déjà mis les pieds à Grenoble, qu’en avez-vous pensé? Est-ce qu’il y a des visites / adresses / activités que vous me recommandez pour ma prochaine fois?
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