Dans un précédent billet (17 différences…), j’ai promis de poursuivre l’inventaire des habitudes typiquement helvétiques, mais côté gastronomie. Voici donc les aliments suisses introuvables en France que j’ai dévorés lors de mon retour en Romandie. Suivi de ma liste de courses!
Le dernier bout de tresse est pour moi!
Au petit-déjeuner
J’ai pu goûter avec joie à des tranches de tresse et de taillaule. Ce sont deux types de pains que je ne trouve pas en France. La tresse au beurre est un pain tressé, et la taillaule une brioche neuchâteloise garnie de raisins secs. J’en rapporte toujours une dans mes bagages. J’ai mangé la dernière trop vite, sans avoir le temps de la photographier! Mais vous pouvez en admirer une magnifique sur le blog culinaire de Sandra Avital une Française qui l’a adoptée… et en donne la recette.
Pour confectionner une tresse, voici un autre lien. C’est un pur délice tartiné de beurre ou de confiture. Sinon, pour le ptit-déj, je raffole de birchermüesli, mais on trouve très facilement les céréales en France, avec écrit « muesli » sur la boîte.
À midi
Il faut dire qu’on n’a pas non plus des milliards de spécialités à présenter en plat principal. J’aurais pu manger des röstis (ces pétales de pommes-de-terres rôtis), des cervelas (des saucisses), un papet vaudois ou une fondue… voire même une raclette!
Les rösti, des patates à faire dorer
Or mes menus n’ont rien eu de très typique lors de mon dernier séjour en Romandie. Mis à part ce pique-nique dans le TGV, au retour!
Au pique-nique
Petit pain au lait (jamais vu en France!), tartelette de la Coop et yoghourt avec une partie à rabattre pleine de céréales croquantes (pas trouvé non plus de ce côté de la frontière). En plus, je profite, car en France, ils ne vendent jamais les yaourts à l’unité, et le paquet moyen en contient 8. Cela fait beaucoup pour un seul pique-nique…
Comme boisson: un berlingot de jus de fruit Ramseier, une marque emblématique pour son jus de pommes. Oui, oui, je sais, j’aurais pu au moins boire du Rivella… Comment ça, c’est quoi du Rivella? Cela existe depuis longtemps et ça n’a toujours pas dépassé la frontière? Un petit spot rétro pour vous convaincre d’y goûter, chers amis français.
Le dessert!
Pour le dessert, par contre, oui, j’ai eu droit à quelques spécialités suisses! D’abord mon père, grand amateur des biscuits bâlois appelés Läckerlis, a sorti avec triomphe une nouveauté du réfrigérateur: de la glace aux Läckerlis! Dingue! On n’arrête pas le progrès.
Un caraque miniature, format mignardise. Les standards ont la taille de ma main.
J’ai aussi dégusté un caraque miniature (mon dessert préféré) et du gâteau à la crème, deux pâtisseries typiques de Romandie introuvables en France (ou presque).
J’aurais pu rêver à de la double-crème de Gruyère avec des meringues (onctueuse et grassement irrésistible… ou le contraire), mais on ne peut pas tout avoir en un seul week-end.
Bon, et avant de quitter à nouveau ma petite Suisse, je me suis rendue au supermarché pour faire quelques provisions. Voici la liste, ça peut être utile si vous partez en vacances chez nous et que vous souhaitez goûter quelques spécialités. Quant aux Suisses, ils seront gentils de chérir de leurs papilles ces denrées nationales dont nous autres expatriés devons péniblement nous passer.
Ma liste de courses
Ne pas oublier de faire un stock de: röstis, chocolat, läckerlis, moutarde et Parfait!
Diverses plaques de chocolat et du Ragusa, une des meilleures barres chocolatées du monde
- Un tube de Parfait. J’ai fait goûter ce pâté de foie à quelques Français (c’est osé au pays de la charcuterie), et… heu… leurs diverses réactions ont été 1) de se taire et de mâcher 2) de déclarer que « Le Parfait, c’est… particulier. » 3) « Ben, ça se laisse manger. » Tirez-en vous mêmes les conclusions nécessaires.
- Un ou deux bocaux de moutarde suisse (parce que j’ai appris à apprécier la moutarde de Dijon à force, mais bon…)
- Côté fromages: Du Gruyère, du Vacherin, des tomes et une Tête de moine (ça se trouve en France, mais plus cher! J’y reviendrai…)
- Un paquet de fondue fribourgeoise « Moitié-moitié », composée de gruyère et de vacherin. Le paquet est facilement reconnaissable car noir et blanc, aux couleurs du canton de Fribourg et de ses vaches.
- Une taillaule ou une tresse (cela sèche vite malheureusement)
- Un tube de vermicelles, ce dessert à base de marrons
Je terminerai ce billet en insistant: si vous croisez un Ragusa en France, ou un autre de ces produits, faites-moi signe!
Et vous, que rajouteriez-vous à cette liste de courses suisses?
Wanted: la barre pralinée aux noisettes de Camille Bloch..
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