Les pauvres petits Français du Sud ne craignent pas le Père Fouettard et ne reçoivent pas de cacahuètes le 6 décembre. Pourquoi? Le Saint-Nicolas ne passe pas par ici avec son âne et ses paquets de friandises, contenant des biscômes et des mandarines!
Au détour d’une conversation, j’ai réalisé que les Français du Sud ne connaissaient pas le Saint-Nicolas. Il semblerait qu’il soit fêté dans le Nord du pays, mais pas chez eux.
Un petit rattrapage sur le Saint-Nicolas s’impose pour eux!
Je vous ai trouvé cette photo sur Google Images. Avec étonnement, j’y ai vu de nombreux pères fouettards blacks (au visage peint en noir) Hein ?!? Alors ça, jamais vu. Ce n’est pas un roi-mage le Père Fouettard que je sache! D’ailleurs, celui ci-contre a l’air d’un fumiste sans son balai et avec ses lunettes noires.
En voici un autre, plus convaincant:
Ce genre de costume se loue!
Les enfants sages, eux, reçoivent des petits paquets de friandises, contenant traditionnellement des mandarines, des cacahuètes et des biscômes. En Suisse, il n’y a heureusement que des enfants sages qui se goinfrent de biscômes.
Les traditionnels biscômes et les petits souliers
Mmmh un biscôme! Évidemment, je n’en trouve pas au Sud de la France…
Les biscômes sont une sorte de pain d’épice suisse et allemand, qu’on consomme en particulier durant la Saint-Nicolas. Ils sont fabriqués depuis des siècles! À Berne, on en trouve traditionnellement avec un joli ours glacé dessus (avec du glaçage, je veux dire). C’est le symbole de la ville! Berne possède d’ailleurs une fosse aux ours, où il ne faut pas tomber (je fais référence à un affreux fait divers de 2009, avec heureusement un happy-end).
Les Biscômes, avec un B majuscule, sont eux un regretté groupe de musique de rue genevois qui nous a valu de grands fou-rires et dont je garde précieusement les CD. Mais je m’égare là!
J’adore les biscômes, et je préfère encore plus les Biberlis fourrés. Miam!
Comme le Saint-Nicolas ne fait pas le travail tout seul (merci maman!), le 5 décembre au soir, les enfants laissent leurs chaussures en évidence devant la porte d’entrée, pour y retrouver le lendemain des chocolats et d’autres friandises.
EDIT:
Et j’avais oublié de mentionner les bonhommes en pâte, ou « grittibänz » pour les gourmands proches de la frontière suisse-alémanique! C’est avec les biscômes un classique de la Saint-Nicolas.
La visite du Saint-Nicolas
Donc, si dans certaines villes comme Fribourg, le Saint-Nicolas a droit à sa procession car il est le patron de la ville (comme Saint-Roch à Montpellier! Sauf que lui, il n’apporte de mandarines à personne), à Neuchâtel, il a la gentillesse de payer une visite aux écoles de la région, et passe dans les classes faire de l’animation, où distribue ses friandises à la récréation (dans mon village de Marin, je crois bien qu’il venait avec son âne dans la cour d’école!). On le croise aussi dans les rues de Neuchâtel le 6 décembre.
Il lui arrive même de troquer son âne contre un avion et de planter le Père Fouettard.
Exemple: au Club Neuchâtelois d’Aviation, le Saint-Nicolas arrive par les airs et vient apporter des friandises aux familles réunies pour l’occasion.
Le 6 décembre, donc, un tas de gentils messieurs se déguisent pour amuser les enfants. Une vingtaine de jours plus tard, ils peuvent recommencer, avec le même costume, pour Noël! Suffit de laisser son âne au garage.
Un toast pour tous les gentils Saint-Nicolas!
Les photos de cet article ont été vilement dérobées empruntées sur Google images. Pardonnez-moi! Je n’avais aucune archive de Biscôme ou de Saint-Nicolas en stock.
Note pour les curieux: il y a quelques mois, je vous parlais de certaines différences concernant les fêtes traditionnelles, comme celle des Mères qui change de date et d’autres fériés inconnus en Suisse. À lire ici!
Et vous, fêtez-vous la Saint-Nicolas dans votre région de France? Se déplace-t-il à ski en Valais? Aimez-vous les biscômes?
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