Une page se tourne. Pour vous la faire courte et directe, je quitte ma ville adorée de Montpellier pour de nouvelles aventures… plus au Nord.
Mais je vais tout vous expliquer en une phrase:
Mon Français a décroché un boulot (il était en recherche d’emploi) à Nancy. Un CDD d’un an comme on dit ici. Donc, branle-bas-de-combat, on part à la fin du mois.
Le premier truc qui m’a traversé l’esprit, c’est « chouette, ça doit être près de la Suisse!
La deuxième c’est: snif, on va quitter Montpellier pour de vrai.
Après avoir révisé la position géographique du lieu, c’est moins loin de la Suisse effectivement (~3h30 de Neuchâtel, contre 5h30 actuellement), mais c’est surtout… près de Strasbourg. Et à 700 km et 7 h de route de Montpellier, arf!
Je pars donc vivre en Lorraine. Je suis encore incrédule face à cette nouvelle, n’ayant jamais de ma vie mis un pied là-bas.
J’ai encore de la peine à imaginer le truc en vous écrivant ces lignes, mais je suis comme toujours super contente de découvrir un nouveau coin du monde – bon, de France en l’occurrence – et c’est un nouveau défi! :)
Le seul truc que m’évoque la Lorraine, ce sont des chansons (« Avec mes sabots » et « Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine« ).
Un petit don pour égayer votre journée, avec cette version de très bon goût
En plus, c’est en Meurthe-et-Moselle, et il va falloir que j’arrête de rire et de visualiser de la mozarelle à chaque fois que je pense à ce nom. (Mais oui, c’est pour ça que je ris souvent toute seule, c’est des trucs débiles qui se passent dans ma tête qui provoquent mon hilarité -même pas besoin de stimuli extérieur)(j’appelle cela: « le clown intérieur »)
Départ pour… LE NORD
À l’annonce de la nouvelle, mon Français a bondi de joie »Je suis engagé! ». Et après, il a fait aussi une espèce de grimace et a commencé à bougonner. Après lui avoir tiré les vers du nez, j’ai compris qu’il flippait un peu… parce que c’est dans le Nord!
(Comprenez, au-dessus de Valence car sa définition du Sud est sévère)
Je vois dans ses yeux de biche traquée la peur de perdre le soleil.
D’ailleurs, ici, c’est la réaction de tout le monde: « Nancy ça a l’air sympa (impossible de savoir s’ils le pensent vraiment ou si c’est pour m’encourager) mais… bon, la météo… ça va être dur. »
Quelqu’un m’a même averti avec gentillesse: « Tu sais, il risque même de neiger en hiver. »
Visiblement, je suis si bien intégrée que tout le monde oublie que je viens de Suisse. J’ai quand même grandi en roulant des boules de neige dans le jardin, appris à skier à l’école et vécu le terrible hiver neuchâtelois sous le brouillard mult fois. La météo de Nancy ne me fait aucunement frémir (celle du Québec oui, mais Nancy, ça doit pas être si terrible).
En plus, c’est quoi cette obsession pour la météo, les gens du Sud? On met un pull ou deux (ou trois), des bottes de pluie, un bonnet, et la vie continue. (J’essaie de dire ça à des gens qui restent chez eux à la moindre goutte de pluie, si, si, regardez les rues de Montpellier quand il pleut comme aujourd’hui: le désert! C’est si drôle!)
La météo définit peut être la culture des gens après tout… Mais pour moi elle n’est qu’un critère annexe et je m’en fiche.
Ne me rappelez pas que j’ai dit ça dans quelques mois quand je pleurnicherai que le soleil me manque. On verra si je suis devenue une « vraie » fille du Sud ou pas!
Où trouver des cartons à bananes?
Comme à chaque déménagement, cette question cruciale me hante: « Mais où trouver des cartons à banane ».
Donc en France, on va acheter des cartons chez Casto pour déménager et je trouve cela débile de payer pour avoir des cartons. C’est qu’en Suisse, la tradition veut que tu ailles à la sacro-sainte Migros (le supermarché) et que tu demandes au rayon des légumes si par hasard ils ont des cartons à bananes qui traînent… Et ils te les filent gratos. Oui, c’est dingue!! Alors pour moi, on récupère des cartons car ce sont un peu des restes, des déchets à réutiliser – pas des objets qu’on achète neufs.
Chiquita Banana sponsorise ainsi ton déménagement. Avantage: gratuit et super solide et avec une délicieuse effluve de fruits . Après, tu les stockes précieusement dans ta cave et des fois tu les prêtes à tes amis (qui te les rendent, y’a intérêt!). Parce qu’en Suisse les locataires ont souvent des caves, un concept qui semble étranger (ou du moins rare) à Montpellier. Donc en arrivant ici j’ai commis l’ignominie de jeter ma collection de carton à bananes.
Donc là, on est occupés, la tête dans nos coûteux cartons et dans les catalogues de meubles (ah oui, je n’ai pas de meubles, tout vendu avant de partir à Montréal l’an dernier).
Et – j’oubliais le principal- on recherche aussi un appartement dans une ville qui est à 7 heures d’ici…On s’y rend d’ailleurs demain (en train) pour faire des visites IRL.
Tiens, ce sera aussi l’occasion de découvrir ma nouvelle ville! Suspense!!! J’ai déjà emballé mon parapluie.
Et vous, vous connaissez Nancy et la Lorraine? Dites-moi ce que vous en pensez!
J’accepte même les bulletins météo si ça vous fait plaisir…
PS. Tout va si vite… Et évidemment je suis bien triste de quitter Montpellier. Mais j’aurais sans doute plein de choses à vous raconter cette année sur mes aventures dans « le Nord ». Bien sûr, je vais être très occupée en septembre, mais le blog va être alimenté par quelques billets que j’ai de côté – déjà prêts ;)
PPS. Oui, je compte garder mon flamant rose comme logo pour le moment, même si on avait pris un orignal pendant la délocalisation au Québec. C’est quoi l’animal de la Lorraine après tout?
30 commentaires