Guide du bar français pour les Suisses

Publié le 4 mai 2012 | Par kantutita | Expat en France, Terroir & Gastronomie

Ce guide de survie vous permettra de passer commande d’une boisson en maîtrisant le résultat. Qu’est-ce que vous croyez? Ce n’est pas parce que vous parlez la langue que vous allez vous en sortir!

Vous allez apprendre à demander une bière, un café, un thé froid, de l’eau gratuite. Et les plus doués arriveront peut-être à laisser un pourboire…

En cinq chapitres

  1. Comment commander une bière
  2. Qu’est-ce qu’un café?
  3. Que se passera-t-il si vous demandez un thé froid?
  4. Commander une carafe d’eau durant un repas, c’est facile
  5. Bonus: Tenter de laisser un pourboire

 

1- Commander une bière

En France, si vous commandez une pression, le serveur pourra vous demander: « Un demi? » C’est là que cela se corse!

Le demi de bière français et le demi de bière suisse ne  sont pas équivalents! Dans l’Hexagone, le demi, c’est le petit verre, en Helvétie, c’est le grand. C’est facile, mais long à assimiler… Il me faut encore cinq secondes de réflexion à chaque fois que j’entends ce mot, le temps d’invoquer cette image mentale :

Pour résumer:

– un demi français: 2.5 dl, soit une demichopine, du nom d’une unité de mesure en vogue en France avant la Révolution. Pour demander le grand verre, réclamer… une pinte!

– un demi suisse: 5 dl, soit un demilitre!

Anecdote

Un Breton rencontré en Suisse m’a raconté sa gêne lors de son premier rendez-vous informel avec son supérieur. Sur la terrasse d’un café romand, il avait commandé un demi en début d’après-midi, ce qui avait fait tiquer son chef. Ennuyé, le Français s’était retrouvé face à sa chope d’un demi-litre à insister: « Non mais, je ne suis pas alcoolique, en France, un demi, c’est un petit verre! »

 

2 – Qu’est-ce qu’un café?

Un café français, soit un espresso suisse, dégusté sur une terrasse d’Avignon

Le café suisse et le café français  ne sont pas servis exactement de la même manière, je tenais à le souligner pour vous éviter quelques déconvenues.

Une crème à café et quelques opercules décorés

Swiss made, le café est servi dans une tasse de contenance moyenne, avec, savamment arrangés sur la soucoupe, une crème à café, une cuillère, un sachet de sucre, et si vous êtes chanceux… un petit chocolat.

À la française, le café est plus court! C’est un espresso, souvent présenté avec un sachet de sucre et une cuillère pour touiller. Le chocolat, j’y ai jamais eu droit jusque là (mais dans le Sud ça fond).

Quant à la crème à café, elle brille par son absence! Cette petite portion individuelle de crème serait-elle typiquement helvétique? Dans son contenant en plastique brun, elle garnit généralement les soucoupes des cafés et bars suisses. Est-ce que cela veut dire que les retraitées ne collectionnent pas les opercules de l’autre côté de la frontière? Je le crains. [En savoir plus sur l’operculophilie sur le site du Club suisse Double-crème. Ne riez pas, certains couvercles de crème à café peuvent atteindre une valeur de plusieurs milliers de francs dixit Swissmilk, la fédération des producteurs de lait.] [Bon, peut-être qu’ils nous font mousser.]
Garçon, une noisette!

Ce qui est merveilleux, c’est qu’après un an à faire la grimace en buvant ce petit noir à la française, j’ai appris – par hasard –  que le café crème se nommait ici: « une noisette ». On vous le sert alors directement adouci… Avec tout de même un arrière-goût amer: il y a un surplus de prix pour la note de crème! Un café coûte à peu près 1 euro, un café crème, plutôt 1,5o €.

À noter…

  • Pour les Suisses en France: Si vous souhaitez un espresso, demandez simplement un café! Si vous souhaitez un café, demandez un « double-espresso ».
  • Pour les Français en Suisse: Si vous voulez un café, dites: « Un espress siouplaît! » et vous serez servis. N’oubliez pas de garder l’opercule de la crème à café, des fois qu’il prenne de la valeur dans quelques décennies.

3 – Que se passera-t-il si vous demandez un thé froid?

Je vous ai déjà rendus attentifs au danger de commander un thé froid dans l’Hexagone, alors qu’en version française cela se dit ice tea ( voir le billet consacré aux Mots interdits). Le risque: ne pas être compris ou se retrouver comme Maud à Paris avec un sachet d’Earl Grey baignant dans une tasse d’eau froide.

Un autre point intéressant concernant le cas du thé froid- ice tea , c’est que le parfum standard change selon le côté de la frontière où on le commande. Côté helvétique, le thé froid par défaut est celui au citron, en France, celui à la pêche!

Donc les amateurs, s’ils sont plutôt saveur pêche, devront expressément le signaler en Suisse! En France,  si vous commandez « un thé froid ice tea », on vous le servira d’office à la pêche.  Merci à Ludivine de m’avoir rendue attentive à cette différence, ô combien importante pour les amateurs de cette boisson oversucrée!

 

4 – Commander une carafe d’eau durant un repas, c’est facile

En France, l’eau du robinet est offerte gracieusement dans les restaurants. C’est normal! Dans certains établissements, le serveur dépose automatiquement une carafe sur votre table, sinon, il suffit de la demander. Quand elle est vide, vous pouvez en réclamer une neuve – cela se fait.

Je vois les yeux des Suisses briller d’envie! C’est qu’en Helvétie, il est très malpoli de demander de l’eau du robinet. La bienséance veut que, d’abord, le client commande une boisson payante (un thé froid pêche, par exemple). Après avoir dépensé quelques deniers en boisson, il pourra demander un verre d’eau du robinet supplémentaire. Le serveur vous le livrera ainsi sans (trop) rechigner.

Car si vous commettez la faute de demander tout de go un verre d’eau (la carafe, il ne faut même pas y songer!), le serveur tentera de vous refiler de l’eau en bouteille par quelque stratagème du discours, puis il s’insurgera ou refusera.

Je me souviens même de dîners de classe dans une pizzeria neuchâteloise, durant mes années de lycée, qui facturait la carafe d’eau du robinet 6 euros!!!

 

5. Bonus: Tenter de laisser un pourboire

Difficile de laisser un pourboire en France. Après l’échec cuisant de toutes les expressions que je connais, j’ai baissé les bras. Les tournures, « C’est juste! » « C’est bon comme ça » « Sur 6! » plongent les barmen et serveurs français dans la perplexité la plus totale. Pour preuve, la retranscription de deux tentatives sur des zincs montpelliérains.

Première tentative

Expressions testées: « C’est juste » et « C’est bon comme ça »

[Le barman:] – Cela fera 9 euros 70 (soixante-dix)

[Je tends un billet de 10 euros:] – C’est juste.

Hein?

[Je tente une nouvelle approche:] – C’est bon comme ça!

[En me rendant la monnaie:] – Qu’est-ce qui est bon comme ça?

!!! En Suisse, le serveur aurait remercié et gardé la monnaie. De dépit, j’empoche mes centimes et m’en vais avec mes verres.

 

Seconde tentative

Expression testée « Sur X »

Cela fera 9 euros 90 (quatre-vingt-dix)

[Je tends un billet de 20 euros:] – Sur dix!

[Le serveur me rend 10 euros 10 sans même écouter. J’insiste.]

Non, c’est bon sur dix!

Pardon?

À nouveau dépitée, je ne dis plus rien mais dépose les 10 centimes d’euros sur le comptoir. Un gong me fait sursauter dès que j’ai le dos tourné, signe que le pourboire a été reconnu comme tel. (Oui, cela se passait dans un bar irlandais à Montpellier).

Trouvant l’expression « Vous pouvez garder la monnaie! » peu à mon goût (c’est rustre, non?), j’ai demandé conseil à des Français.

Un Montpelliérain grand-seigneur m’a suggéré de déposer les pièces dans la main du serveur avec une courbette, en disant « Tenez, mon brave. »

Les autres n’ont pas pu m’aider. Eux se contentent de prendre la monnaie rendue, puis de la reposer sur le comptoir,  laissant le serveur fouiller inutilement dans son porte-monnaie ou son tiroir-caisse. Tu parles d’inefficacité! N’y a-t-il vraiment pas de petite phrase pour rendre la transaction plus facile dans un pays où on a des pièces de 1 et 2 centimes?

Un Français charitable aura peut-être la bonté de nous donner une autre astuce dans les commentaires… 

Vous qui arrivez au terme de ce guide, merci de votre lecture! Maintenant, vous devriez être prêts à écumer les cafés et les bars des deux côtés de la frontière…

Si vous avez des anecdotes ou des précisions à apporter à ce Guide pour les Suisses, n’hésitez pas à laisser un mot! Je me réjouis de lire vos commentaires.

Enregistrer



Commenter avec Facebook (commentaires standards plus bas!)

Vous aimez le blog? Partagez cet article!

48 Responses to Guide du bar français pour les Suisses

  1. David says:

    En ce qui concerne le pourboire, je crois qu’il est obligatoire en France de rendre la totalité de la monnaie ; lui demander de ne pas le faire peut mettre le serveur mal à l’aise, des fois qu’il croie que vous êtes d’un organisme officiel (DGCCRF ?) ou de « Que choisir » – « 60 millions de consommateurs » testant la pratique ; laisser la ferraille est coutumier, donc ne vous en faites pas, ils ont de quoi la rendre !

    Au Québec, les serveurs ne son rémunérés QU’au pourboire ; j’ai encore honte de la déconvenue de la jeune fille qui m’avait servi au restaurant et à qui, ayant oublié cette coutume barbare, je n’avais rien laissé, trop content de ma débarrasser de toute ma menue monnaie…

    • Kantu says:

      Merci de ton commentaire, David. Comme toujours, tu éclaires nos lanternes! Voilà qui expliquerait en effet ces problèmes de pourboires… Je ne vais donc même plus essayer d’empêcher le serveur de compter ses petites pièces pour me les rendre!
      C’est vrai qu’en Amérique du Nord, le tip est très important… en tant que touriste, on a intérêt à s’en souvenir pour ne pas passer pour des malotrus… voire des voleurs!! Mais ce n’est pas dans nos habitudes…

  2. voyageuse31 says:

    Pour le pourboire en France, il faut peut-être prendre en compte le fait que le serveur étant un employé, il ne peut pas se servir dans la caisse pour prendre de l’argent. Il pourrait y avoir suspicion de vol. Il peut seulement prendre les pourboires laissés sur la table ou qu’on lui a explicitement donné. Souvent, les serveurs ont en commun une boîte à pourboires qu’ils se partagent en fin de services.
    Dans chaque pays, il y a des usages qui nous surprennent.
    Par exemple :
    – En Chine, quand on demande un verre d’eau, on vous amène un verre d’eau chaude.
    – Au Québec, si tu demandes une boisson c’est une boisson alcoolisé, il faut demander un breuvage.
    – Aux Etats-Unis, les sodas dans un restaurant sont à volonté et on vient te resservir dès que ton verre est vide. Et les cafés sont en général longs (et pas bons).

  3. Dans un resto à Gnèèèèèève j’ai remarqué que le prix de la carafe d’eau (donc du robinet) était indiqué sur le menu, et était à peine plus cher que l’eau en bouteille. De quoi encourager les gens à prendre de l’eau en bouteille… ou pour ceux qui ne font pas attention: se faire facturer un prix exorbitant sans ne rien pouvoir dire…
    Heureusement je n’ai vu cela qu’une fois, mais c’est vrai que j’ai pris l’habitude de commander une bouteille d’eau à chaque fois.

    • Kantu says:

      … C’est incroyable ce que tu nous racontes là!! Est-ce vraiment légal de vendre de l’eau du robinet?? En tout cas, il y en a qui ne se gênent pas! Merci de partager cette expérience ahurissante avec nous!

      ps. je suis allée voir ton site, je l’adore!!

      • Maxime says:

        Je suppose que c’est légal en Suisse. Il n’y a qu’en France qu’il existe l’obligation légale de servir l’obligation gratuitement de l’eau en carafe.

        Dans tous les autres pays que je connais, on ne sert que de l’eau en bouteille.

  4. C’est marrant de voir la différence! Pour le coup de la carafe d’eau, je ne sais pas que en suisse, c’était comme ça! Etrange on devrait toujours donner le choix au gens

  5. Peanut says:

    Cet été à Saas-Fee, j’ai commandé de l’eau plusieurs fois. Le prix a varié entre 0, et… 10 chf pour 5dl d’eau du robinet (Gletscherwasser à Saas-Fee, ça revient au même mais ça fait plus classe…) !
    que l’eau soit payante lorsqu’on ne mange pas, ok, mais avec un repas, je trouve ça idiot…

    • Kantu says:

      Bonjour Swiss Peanut, merci pour tes nombreux commentaires!
      C’est fou ça, l’eau du robinet jusqu’à 10 francs les 5 dl!!! Merci de partager cette aberration! C’est la preuve qu’on se fait bien avoir… Je dis: vive les carafes d’eau françaises! :)

  6. Laurène says:

    Je me revois encore, en visite à Lausanne, être très énervée car une serveuse ne voulait me donner une carafe d’eau que si je commandais une autre boisson, ce que je trouvais scandaleux sachant que nous étions 2 et avions commandé une entrée et un plat…

    J’ai compris après que c’était « normal », mais ne peux toujours m’empêcher de penser que c’est abusif. Je reste très française de ce côté là… ;-)

    Laurène, Carnetdescapades.com

  7. Aurélie says:

    Super ton blog! Je viens de le découvrir et rigole bien à lire tes aventures de Suissesse en France :-) Pour ce qui est du pourboire, ne dis rien au moment ou le serveur te rend la monnaie, et laisse simplement quelques pièces sur la table en partant. Ne t’inquiète pas, elles trouveront leur chemin ;-)
    Aurélie @ Bons baisers de Zurich

  8. Kantu says:

    Merci pour tes conseils Aurélie: je commence à m’y faire à ce rituel de déposer la pièce sur le comptoir. J’ai testé – avec succès – le week-end dernier.
    …tes encouragements me font super plaisir!!

  9. Laurence says:

    Finalement on ne boit pas tant que ça en France si on considère notre unité de mesure de la bière nettement inférieure à nos voisins.

  10. Maxime says:

    Alors, pour le « demi » et le café, ça se passe de la même manière en Belgique francophone (mais le chocolat est généralement remplacé par un speculoos pour le café). A la différence de langue près, c’est pareil en Allemagne et aux Pays-Bas pour le café. C’est la France qui fait office d’exception.

    Pour les expressions « C’est bon comme ça » et « Sur X », je ne les utilise pas, mais je les connaissais. A cause de mes origines alsaciennes ?

    Parce qu’elles sont aussi utilisés en Belgique ?

  11. MALINJOD YVES says:

    Excellent, bravo pour l’article, toujours sympa :-) comm d’hab.

    Merci

    Yves malinjod (Raclettefondue/L’Après Ski Europe)

  12. Dany says:

    En parlant boisson, je voulais te faire remarquer une chose qui ne m’était pas resté à l’esprit: l’autre jour en mangeant avec des suisses j’ai omis de faire « santé » avant de boire mon vin au resto on m’a fait de gros yeux en me disant qu’on ne commençait jamais à boire sans le dire..
    c’est vrai ici on en rirait! et en plus il faut que l’on tape le verre de tous et surtout: en se regardant dans les yeux très important en France on se fou un peu de ça les gens trinque vite fait

    • Kantu says:

      C’est vrai! En plus, dans le Sud où je réside, les convives disent tchin tchin et plus rarement « santé » me semble-t-il. J’ai comme toi remarqué le « santé » qui manquait parfois, ainsi que les « bon appétit » avant de commencer le repas! Autour de moi, je suis la seule à prendre cette peine… Par contre dans mon cercle, on fait souvent tinter les verres avec tout le monde. ;) Au risque de briser des verres Ikea peu solides.

  13. diane says:

    je crois aussi que vous n’utilisez pas les mêmes unités de mesure pour les boissons … mais je ne souviens pas ce que vous dites, juste qu’un jour en Suisse j’étais bien embarassée quand le serveur m’a demandé la contenance de la carafe.

  14. Frédéric Pierre says:

    Une adaptation du français commandant son vin au resto en Hèlvétie :  » Voys faites le vin au verre ? – Oui, oui, on a du vin ouvert ! – non, mais  » au verre ? »… – oui, il est OUVERT !!! ( De Bleu !)… Ou encore : je voudrais du vin … – 3 ou 5 décis ? – non, non, juste un vin d’ICI, mais un seul. – D’accord, mais combien de décis ? – Ben un cruchon… – ????? – une petite carafe ? – ?????? – pffttt…

    Un truc à mourir de soif, quoi !

    Bravo en tout cas pour votre blog, ce qu’on peut rire !!!

    Fredo

  15. alfred says:

    Coucou, je travail dans un restaurant, en valais, et c’est sur que la table de 4 personnes qui va monopoliser une table pour consommer un potage et une salade mêlée pour 4 et qui commande une carafe d’eau de surcroît on leur facture 3CHF la carafe. Réfléchissons: ces 4 viennent ici profiter d’être à l’abri au chaud, ils vont utiliser les toilettes (qu’un employé qui est payé… doit nettoyer), manger 2 corbeilles de pain non facturées. Si une famille prend 4 menus du jours ou des plats à la carte, prend une bouteille de vin (se comporte comme une clientèle normale de restaurant)et qu’ils demandent une carafe d’eau on se fait un plaisir de leur apporter c’est naturel.
    Je ne veux pas m’étendre la dessus, si vous avez des avis sur la question je les lis avec plaisir)

    • Jfjfj says:

      Je ne suis pas d’accord avec ce principe. Un client ne va pas au restaurant pour rendre service à son gérant. Et il ne consomme pas non plus « par politesse ». Il consomme à sa faim ou à sa soif et il paye pour ce qu’il a consommé. Si vous jugez que le client doit payer pour la table occupée ou pour le chauffage alors rajoutez ces élément sur votre carte. Si vous avez peur de passer pour des pingres alors ne tenez pas de raisonnement équivalent. Rien n’empêche de prendre en compte dans ses prix le fait que certains clients consomment moins que d’autres pour vous y retrouver.

  16. C says:

    Au sujet du thé froid / ice tea: en Belgique on dira « Ice tea » et on s’attendra à un thé froid *pétillant* au citron.

    • Kantu says:

      Pétillant, vraiment? Eh bien, je ne connais pas ce type de thé froid là! :) Merci pour ce point de vue depuis la Belgique!

  17. DF says:

    Encore une ou deux précisions: le demi-litre de bière peut être nommé « sérieux » dans certaines régions, p. ex. à Grenoble. Ca dit bien ce que ça veut dire.

    Par ailleurs, noter qu’en France, un verre de vin fait facilement plus qu’un décilitre (1,25 dl).

    Et aussi que si le chocolat avec le café est rare en France, il arrive qu’on ait une cacahuète chocolatée à la place.

  18. BobsleiiG says:

    Merci pour ton blog intéressant et qui se trouve bien me faire rire par certans aspect des différences culturelles.

    Concernant les pichets d’eau à table au restaurent, en effet, c’est normal.
    Mais il est tout aussi acceptable de s’arrêter dans un café pour ne demander qu’un verre d’eau. Cela aussi se fait.

    Il est interdit de refuser d’offrir de l’eau à quiconque en à besoin. Et cela gratuitement.
    De mémoire, cette obligation à été intauré il y à plus de 10 ans suite à une grande cannicule il me semble. Mais je n’en mettrai pas ma main à couper.

    C’est apréciable, en ville quand il fait chaud (ou pas) de pouvoir s’idrater sans se poser plus de question. Argent en poche ou non.
    C’est quelque chose qu’il m’arrive de faire. Et cela ne me gêne aucunement. Ca me paraît la moindre des chose.

    • Kantu says:

      C’est gentil d’avoir pris le temps de laisser un mot, bonjour et merci Bobsleiig! Cette coutume de pichets d’eau semble basique en France, mais elle manque vraiment en Suisse!!! Quant au verre d’eau gratuit…il faut dire qu’en Suisse si on a soif il y a des fontaines partout ;) Je n’ai jamais essayé de demander juste de l’eau, au pire je prends un café et demande un verre d’eau avec :)

  19. GradBzh says:

    Bonjour :)

    j’ai été barman dans des bars de campagne en Bretagne à l’ouest de la France, si vous avez des questions sur comment se comporter et que faire pour être accepté par la population locale, n’hésitez pas à me poser vos questions :)

    • Kantu says:

      Génial, merci! Il parait que l’ambiance dans les bars de Bretagne est très conviviale. Ben tiens, j’ai une question: y’a-t-il des règles sociales spécifiques pour entrer en contact avec son voisin? Je compte bien visiter la Bretagne un jour, cela a l’air tellement beau.

      • GradBzh says:

        Bonjour,

        quand vous arriverez dans un bar de campagne, n’allez pas sur une table au fond du bar, ca fait « Parisien » qui ne veut pas s’integrer (mettez un autocollant en rapport avec la Bretagne sur votre voiture). Mais ne dites sourtout pas que la Bretagne est une belle région, pour beaucoup la Bretagne est un pays.

        Ne jamais parler de la pluie ou se de plaindre de rien trouver dans les magasins.

        Si on vous tutoie prenez le bien, ce n’est pas pour vous rabaisser, bien au contraire.

        Pour rentrer en contact avec d’autres clients, offrez leurs un verre, mais attention, le breton tient enormement l’alcool, donc évitez les concours de cuites :)

        Le Breton est un peu rustre au premier abord, mais ce n’est qu’une facade, s’il peut vous aider il le fera gratuitement et rapidement, offrez lui un verre en remerciement.

  20. GradBzh says:

    250 grammes de beurre pour un gateau :)

  21. Bormi says:

    Pour le pourboire dites simplement « garder la monnaie »‘beaucoup de jeune l’emploi, dont moi;)), parce qu’une phrase du genre “Tenez, mon brave.”, ça ça fait vraiment rustre!

    • Kantu says:

      Haha, évidemment, c’était une blague le « Tenez mon brave », ne vous inquiétez pas.
      Je trouve déjà que « gardez la monnaie » verbalisé fait un peu rustre, non? J’ose pas l’utiliser!

  22. GradBzh says:

    Un petit texte que j’ai trouvé sur Facebook :

    Le Breton et la Bretagne
    Le breton a un langage codé….
    il ne dit pas putain, il dit  » gast « .
    il ne dit pas au lit, mais  » da gousket « .
    il ne dit pas celui ci, mais  » çuiçi « .
    … nous on ne fait pas la fête, on part en  » riboule « .
    on ne dit pas une queue de cheval mais une  » cuche « .
    on ne dit pas n’importe comment mais  » a dreuz « .
    on ne dit pas des médicaments mais des  » louzous « .
    on ne dit pas une route de campagne mais  » une route à 3 grammes « .
    on ne dit pas faire du bruit mais faire du  » reuz « .
    on ne dit pas il est mignon mais il est  » moutik « .
    on ne dit pas qu’est ce que tu racontes mais  » kes qui baragouine çui-ci  » .
    IDEES DE SURVIE POUR LES TOURISTES EN BRETAGNE
    N’oubliez jamais que vous n’êtes pas chez vous.
    Ne dites surtout pas  » A Paris, c’est moins cher « .
    Arrêtez de dire  » Oh, comme c’est beau « , on le sait…
    Ne roulez pas à 40 km/h sur les routes, nos routes ne sont pas dangereuses, c’est vous qui ne savez pas conduire.
    Ici le Klaxon n’est là que pour dire bonjour.
    Vous ne connaissez personne, ne klaxonnez pas.
    Vous n’avez rien à faire au comptoir, il nous est réservé.
    Sachez qu’un breton n’est jamais seul.
    Ne nous lancez jamais de défis stupides sur notre capacité à tenir l’alcool. Vous avez perdu d avance.
    Enfin, n’oubliez pas que vous n’êtes pas partout chez vous, surtout chez nous.
    Et ne nous dites pas qu’on a un caractère de merde, non, on est juste en Bretagne.

    Tu sais que t’es breton si :
    Pour toi, faire des crêpes ça ne s’arrête pas au Mardi-gras.
    Tu ne trouves pas que les noms de ville en Plou- quelque chose, c’est barbare ou rigolo.
    Tu sais ce que veut dire l’expression  » T’es pas en sucre ! « .
    Tu vérifies avant d’aller te baigner à quelle heure  » Elle est haute « .
    Les gens te demandent toujours si tu parles breton, alors qu’en fait le seul mot qui te vient à l’esprit c’est toujours  » kenavo « .
    Quand tu quittes la Bretagne tu clames haut et fort ta fierté bretonnante.
    Tu grognes devant la météo et surtout devant le présentateur qui dit  » en Bretagne ENCORE de la pluie « .
    Quand la présentatrice de la météo se fout devant la Bretagne ça te fait chier.
    Une crêperie bretonne hors de la Bretagne ça te fait peur.
    Tu parles en moyenne trois fois plus vite que la moyenne des français en coupant les fins de phrase en -ble (ex :impeccab’).
    Les Vieilles Charrues ce n’est pas que quelque chose qu’on attache derrière un tracteur, mais c’est surtout le pèlerinage de la 3ème semaine de Juillet.
    Tu arrives à te baigner dans une eau à 17 degrés en disant aux autres qu’elle est bonne.
    Tu sais ce que c’est qu’un biniou ou une bombarde.
    Tu sais que partout où tu iras dans le monde, tu retrouveras des bretons .
    Tu passes 3 heures à chercher du beurre salé au supermarché dès que tu dépasses Nantes.
    Si t’es fier d’être breton et que toi aussi t’aimes baragouiner , que tu vas à la pompe , que tu pars en riboul , que quand il fait frisket tu mets ton chupenn , que quand y’a du zef t’as les cheveux en distribil…

  23. Hubert says:

    Salut,

    Je suis un franco-suisse et j’aimerai intervenir sur le pourboire. En fait en France, il n’est pas convenable de donner un pourboire au serveur lors du paiement des consommations. Car le pourboire est un moyen de remercier le serveur de son travail et de son honnêteté à rendre la somme due. C’est pourquoi on prépare soit au préalable le pourboire pour le donner directement au serveur juste après l’avoir payé soit le laissé sur la table, et il le récupérera en partant.

  24. Alexandre says:

    La flemme de lire tous les commentaire, mais c’est incroyable comme les usages changent dans un même pays. Je travaille dans un hôtel en Alsace, et le coup des pourboires… Les gens en laissent régulièrement, et si quelqu’un dit « faites 10€ » sur une addition à 9,50 €, on comprend très bien.

    Les sudistes sont des gens étranges :D

    • Kantutita says:

      C’est vrai que je me rends compte maintenant qu’il y a probablement plus de différences entre la Suisse et le Sud de la France qu’entre la Suisse et l’Alsace! Ah, ben tant mieux si vous comprenez cette expression!

  25. BobsleiiG says:

    A savoir également si je ne m’abuse, qu’en France au resto (dans les bars aussi je crois bien), le service est déjà compris dans l’addition.
    D’où aussi que cette habitude de donner un pourboire après un repas ne soit plus depuis un certain temps déjà, une habitude ou un réflexe pour tous.

    La Suisse mesure les verres en DL, mais j’ai aussi été surpris de voir des prix sur le Fromage exprimés /100grm au lieu des habituels prix au Kg en France.
    C’était en Valais à proximité de Sion à la Coop ou la Migro, je ne sais plus.

    C’est habituel ? En tout cas, ça perturbe pour qui n’a pas l’habitude et m’a forcé à jongler mentalement avec les prix au kg pour que cela me parle. :)

  26. Aymeric says:

    Hello ! Je viens de voir ton billet sur FB donc je réponds :)

    Pour le pourboire c’est simple moi en tant que Français, je dis « vous pouvez garder la monnaie » et le serveur me dit « merci », c’est plutôt simple comme ça.

    Question: J’ai été manger en Suisse au restaurant et j’ai été surpris. Nous avons mangeons pour environ 140 CHF, je donne 145 CHF et la serveuse me dit « merci » sans même me donner la monnaie. Quelle est donc la règle en Suisse ? Le restaurant ne demande jamais pour rendre la monnaie ? J’imagine que « oui » car si j’avais donné 200 CHF, j’imagine qu’elle m’aurait demandée quand même :)

    Merci

    • kantutita says:

      Bonjour Aymeric,
      Merci pour ta réaction!
      C’est vrai qu’en Suisse, on a des formules d’usage plus simples que « vous pouvez garder la monnaie » – mais qui ne fonctionnent pas en France, d’où notre surprise en tant que Suisses!

      Heu… alors ta mésaventure en Suisse est étrange!
      Si je comprends bien, tu voulais laisser un pourboire, mais pas forcément de 5 chf ?
      La serveuse a mal interprété ton geste! Tu aurais dû dire en tendant l’argent « vous pouvez me rendre 2 francs » par exemple.
      Sans rien dire, elle a cru que c’était le pourboire.
      Par contre, si tu avais donnée 200 chf, elle t’aurait rendu la monnaie!

      C’est vrai que chez nous, on dit ce qu’on laisse « avant » que le serveur farfouille dans sa bourse.
      Par exemple, si tu dois payer 19,30 francs et que tu donnes un billet de cinquante, tu peux dire « Sur vingt! »
      Cela signifie que tu arrondis à 20 francs pour laisser du pourboire… et que le serveur n’aura pas besoin de perdre du temps à chercher les petites pièces pour qu’on les lui rende.

      ;) J’espère que mes explications sont claires!
      Bonne chance pour la prochaine fois au restau en Suisse, c’est drôle comme ces petits changements d’usage peuvent mener à des quiproquos!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *