Ecole française vs école suisse: les noms des degrés scolaires

L’école élémentaire: CP + CE = CM2

Publié le 8 avril 2019 | Par kantutita | Différences culturelles, Expat en France, L'administration

Ecole française: comment s’y retrouver avec les noms des degrés? Quand un petit Suisse comme moi débarque en France, il attrape un mal de crâne en tentant de parler « scolarité ». Plus question d’évoquer ses années à l’école primaire, en première, deuxième ou troisième. Les degrés sont remplacés en France par des dénominations barbares (CE1, CM2,..) et parfois des chiffres décroissants. Mieux vaut éviter aussi d’ébruiter qu’on a commencé l’école à 5 ans…

Billet publié initialement sur le blog en 2012, à présent mis à jour avec Harmos, le nouveau système scolaire suisse. Je me suis tapé une migraine pour vous, voui.

On vous présente un enfant, et vous demandez innocemment dans quelle classe il est. Il vous répondra ce que vous prendrez pour des formules mathématiques « CP, CM2 ou CE1 ». Le bambin d’à côté, petite sœur qui n’a que 3 ans, est aussi fière de déjà aller à l’école. Vous l’accusez d’affabulation avant qu’on vous explique. En France, ils commencent tôt. Ah!

Bon, après, j’avoue, ma mauvaise foi transparaît dans ce billet. En Suisse ce n’était pas forcément plus simple quand j’étais gamine, et que chaque canton avait son propre système. Aujourd’hui « Harmos » a harmonisé les degrés de scolarité suisse, ce qui me permet de vous proposer un tableau pense-bête pour s’y retrouver, plus bas dans cet article. Youpie.

Par contre, ne vous réjouissez pas trop, selon une de mes amis prof à Genève, l’harmonisation a certes uniformisé les noms des degrés en Suisse, mais de nombreuses différences subsistent d’un canton à l’autre…

À LIRE AUSSI: Le cas de la cantine scolaire, la norme en France, mais pas en Suisse!

L’école en France et mes surprises

Scolarisés dès 3 ans

En France, les enfants sont scolarisés à 3 ans (parfois même à 2 dans certains établissements!). Ils vont alors à la maternelle, durant 3 ans (Petite section, Moyenne section, Grande section).

Les Helvètes eux débutent à quatre ans leur scolarité, en « première année » ( avec l’ancien système, c’était à 5 ans avec une année de « jardin d’enfants »)

Les années dans le nouveau système suisse Harmos se suivent ensuite: deuxième année, troisième, quatrième, cinquième… jusqu’à la onzième. C’est facile à dire et à compter.

Les Français eux, donnent des noms snobissimes aux degrés scolaires (désolée les gars, mais c’est vrai). Après tout, qu’attendre d’un peuple qui complique tout au point de ne pouvoir compter simplement jusqu’à septante ou nonante! :P

L’école primaire et ses dénominations barbares

CP-CE-CM quésaco*?

Je dois m’accrocher à chaque fois… mais je vais vous résumer. Alors le premier degré d’école primaire en France s’appelle CP, pour « cours préparatoire ».

« Préparatoire de quoi? C’est compliqué comme nom! » ai-je lancé avec dédain à mon Français de maison. « T’apprends à lire et à compter. Cela te prépare à la suite de l’école. Je vois pas ce que ça a de compliqué, c’est préparatoire car cela te prépare. »  Note: les Français n’ont pas l’air de comprendre ce que je reproche à leurs termes alambiqués. Ils se contentent de rire lorsque j’émets l’affirmation que numéroter les degrés, c’est plus simple. Bref.

Nous avons ensuite le CE1 suivi du CE2, où CE signifie Cours élémentaire. Oui, des chiffres dans l’ordre en plus, car l’école élémentaire est plus logique que le collège ( comme nous le verrons par la suite. Chut. Je n’en dis pas plus pour ne pas vous gâcher la surprise.)  

Les heureux petits élèves passent ensuite en CM1, puis CM2, avec un M comme Cours moyen. Et voilà!

Vous retrouvez ces abréviations ci-dessous.

Et autre chose me saute aux yeux: une nouvelle preuve flagrante de l’amour des Français pour les abréviations et autres acronymes. Nous y reviendrons un jour.

Voici un résumé des degrés scolaires, avec les correspondances suisses:

Degrés école: correspondances France Suisse

Le tableau en PDF  (à télécharger si vous avez besoin d’une loupe)

Merci à ma petite soeur, devenue enseignante l’an dernier, qui m’a fourni ses notes pour ce tableau, que je vous ai joliment mis au propre. Il y a aussi une mention sur la Belgique et le Québec. La ligne sur l’ancien système suisse aidera les Suisses ancrés dans l’ancien système (comme moi) à mieux se repérer ;)

Astuce: il suffit de faire -2 pour passer d’Harmos à l’ancien système. « Ma fille est en huitième Harmos= en sixième de l’ancien système »

Au collège: on compte à rebours

Et nous voilà promus au collège! En France, le « collège », c’est l’équivalent de l’école secondaire. .

Attention, quiproquo à l’horizon! En Suisse, dans certains cantons dont Genève, le « collège », c’est le lycée!

L’astuce avec le collège en France, c’est que… là, il y a des chiffres. Mais qui vont à l’envers. C’est à dire, qu’on débute par la sixième, et qu’on termine en… première? Non, en terminale, avec l’année du bac (au lycée du coup)!

La numérotation débute donc de la sixième, jusqu’à la troisième au collège, et se poursuit au lycée, où il y a trois années: seconde, première, terminale.

→ Donc attention, les plus grands, ce sont les troisièmes, alors que les sixièmes sont les plus jeunes. Moi aussi je dois m’accrocher!

Pendant ce temps avec le système suisse? Il n’y a rien à expliquer, on va de la 5ème à la 11ème. Facile.

Et après, il y a 3 années de lycée, première, deuxième, troisième. Mais après, cela peut varier, mon amie prof genevoise m’a signalé qu’au bout du lac, le lycée se faisait… en 4 ans!

Des élèves classés par niveau en Suisse

Il y a une autre subtilité en Suisse: à l’école secondaire, les élèves sont classés selon trois niveaux d’aptitude scolaire différents (qui changent de nom selon les cantons). Donc au même degré, il y aura trois niveaux. En général, le niveau le plus haut prépare au bac, et le plus bas à une formation professionnelle. Les programmes diffèrent, pour que chaque élève puisse aller à un rythme qui lui convient. Je n’ai pas entendu parler d’un tel système en France actuellement, mais cela a existé selon mon Français, qui était dans un collège privé.

Notez donc qu’après la scolarité obligatoire, tous les élèves suisses ne poursuivent pas leurs études au lycée. Le bac, c’est la porte pour l’université, mais il y a d’autres voies possibles  (écoles de culture générale, formation professionnelle). En France, on m’a dit que la majorité des élèves passaient le bac.

Concernant les différences de vocabulaire à connaître aussi, le bac s’appelle souvent maturité gymnasiale en Suisse, et le lycée peut se nommer le gymnase. Un jeune Suisse qui fréquente assidûment le gymnase ne sera donc pas forcément musclé.

J’espère que ce billet vous aura aidé à y voir plus clair dans les degrés scolaires, il est facile d’être embrouillé!

A lire aussi: ce poste où j’avais tenté de réaliser un tableau de conversion des notes d’examens – sur une échelle de 6 en Suisse, contre 20 en France.

À très bientôt! N’hésitez pas à laisser un commentaire, un ajout, une réclamation. C’est fait pour ça!

 

À propos de l’intertitre astérisqué* – Saviez-vous que l’expression « quésaco » est un emprunt à l’occitan « qu’es aquò » ? Je vous expliquais quelques éléments sur la langue régionale du Sud de la France dans ce billet.

33 Responses to L’école élémentaire: CP + CE = CM2

  1. Fabienne says:

    haha merci!!! Moi qui comprenait jamais rien quand il parlait d’école française dans les grandes émissions hautement culturelle de M6 & co… ;)
    J’suis d’accord avec toi, chez nous c’est sacrément plus logique, après je me réjouis de voir comment tu vas faire la suite! Avec mon copain c’est déjà une galère, quand je parle de mes année de collège sur Vaud, lui croit que je parle du gymnase, parce qu’en Valais le collège c’est le gymnase et le collège c’est le cycle… pouah bref le bordel aussi! :D
    A Lausanne j’avais des notes au primaires, mais je crois que à partir de la 4ème, avant on avait des gommettes! :D

  2. Robin says:

    Oui merci! J’ai enfin compris ce système aux noms vraiment barbares. Et j’ai bien rigolé en lisant la phrase sur les 3 ans de marelle, et nos 26 systèmes éducatifs ;) Notre système est en fait bien plus compliqué que le leur sur ce point!

  3. Kantu says:

    Merci pour vos messages! Oh la la, Fabienne, je n’avais pas pensé aux difficultés côté suisse… C’est vrai que le gymnase, à Neuchâtel, avait pris le nouveau nom de « lycée » quand j’y suis entrée… Et que le cycle, le collège, l’école secondaire sont différents noms donnés en Romandie pour la même chose. La galère! :) Je vais plancher sur le sujet – mais vous n’hésiterez pas à venir apporter des précisions, en dignes représentants de vos cantons, hein? :)

  4. Sabine29 says:

    Sauf erreur de ma part, à une époque on ne disait pas CP, CE, CM, mais on comptait nous aussi à partir de l’école primaire. Système abandonné quand j’ai débuté ma scolarité mais dont j’ai un peu entendu parler à l’époque.
    Sauf que chez nous le comptage se fait à rebours, système aujourd’hui conservé pour le collège (sixième, cinquième, quatrième, troisième) et le lycée (seconde, première et… terminale… puisque c’est la dernière année de scolarité avant l’entrée dans la vie active ou les études supérieures).
    En fait, si je comprends bien, vous comptez selon le nombre d’années effectuées à l’école, tandis que nous comptons selon le degré atteint dans les études (comme sur les marches d’un podium si cette image peut t’aider).
    Je suppose que l’idée est de valoriser les étapes parcourues, et c’est pareil pour CP, CE, CM : les élèves passent d’étapes en étapes, et progressivement passent chez « les grands » (c’est comme ça en tout cas qu’on le ressentait !)
    C’est marrant de voir que « lycée » chez vous s’appelait « gymnase » : un germanisme ?

    • Vonlanthen says:

      Tout me semble très juste à part le fait que sauf erreur de ma part les deux mots venant du grec on ne peut pas réellement parler de germanisme pour gymnase ;)

  5. La complexité est un art de vivre, tu ne peux pas comprendre…Haha, je plaisante, c’est vrai que c’est sacrément tordu quand on y pense!! :-p

    Laurène, expat française en Suisse, du blog Carnetdescapades.com

  6. heidi says:

    Chez moi, en Bolivie, à l’école allemande, c’était plus simple:
    Kindergarten, 6 ans d’école primaire et 6 ans d’école secondaire et
    on faisait le bac à 18 ans. 13 ans d’école tous ensemble, 13 ans
    ensemble d’amitié, de partage, de collaboration et cette amitié dure
    après 50 ans….
    Heidi

  7. Kantu says:

    Merci pour ces infos! Ah, l’image du podium, cela m’aide en effet Sabine! Tout me semble plus clair! Je vais bientôt attaquer le deuxième chapitre.

  8. Cyrielle says:

    Ajoutons qu’en Suisse, non seulement les dénominations sont différentes, mais les durées aussi!
    Le « lycée » à Neuchâtel dure 3 ans, alors que son équivalent genevois, le « collège » dure quatre ans!
    Et en Valais, pire encore, 5 ans!
    C’est vrai que j’aurais eu tendance à dire que les appellations suisses sont quand même plus pratiques, mais après le commentaire de Sabine29, j’entrevois la possibilité d’une volonté pédagogique en France, haha.

    Ouh là, le système des couleurs en primaire je me souviens bien! Decrescendo, ça allait du bleu au rouge en effet, mais dans ma classe, la maîtresse aimait bien compliquer les choses en te mettant du bleu avec quelques petites pointes de vert, ou du orange avec quelques petites pointes de rouge, histoire de nuancer. Probablement une preuve de l’art du compromis suisse.

    • Kantu says:

      Merci pour ce topo sur la durée du lycée-collège!! En effet, c’est à ne plus rien y comprendre…. En France, c’est finalement très simple :P
      Délire la façon de ta prof de vous donner des couleurs!!

  9. Marissa says:

    Thanks for a humorous, informative understanding. Writing from the U.S. here; j’adore lire votre blog. J’apprends de nouveaux mots et maintenant, j’ai une compréhension de ce système qui me frustre. Je tente de comprendre les degrés différents par rapport à l’école américain. Chez nous, on commence aussi à l’âge de 5 ans je crois, et certains n’y passent que la moitié de la journée. Je vais continuer à vous lire, merci!

  10. Ghyslain Roy Junior says:

    Je comprends désormais un peu plus ce que tout ça veut dire. Personellement, au Québec, on est encore avec le vieux système archaïque de la maternelle à 5 ans, de la première années jusqu’à la sixième année du primaine et de la première année du secondaire jusqu’à la cinquième. C’est ensuite qu’on va au collège (C.E.G.E.P.) pour finir à l’université.

    Pour ce qui est des notes, elle ont longtemps été sur 100, et non pas sur 20 ou sur 6. 100 pour le %, bien sûr, avec le 60% de passage obligatoire. Maintenant, c’est des lettres ou des codes quelconques, j’en perd mon latin (même si je ne le parle pas).

    • Kantu says:

      Tiens, c’est intéressant de savoir comment cela se passe au Québec! Cela ressemble un peu à la Suisse au niveau des rythmes et des noms.
      Les notes sur 100 échangées pour des lettres? Eh bien, j’imagine que cela doit être difficile à suivre!! À bientôt :)

  11. Lauriane says:

    Ha, ha, mais tellement drôle ! Je lis ton article (que je trouve très bien écrit soit dit en passant) et plus je le lis et plus je me dis que ça correspond tellement à ce que je me suis fait comme réflexions sur l’école en France. Et soudain, je lis que tu es allée au Bidibule … je me dis hasard … à Marin ! C’est de là que je viens et j’y suis également allée :-). Bref, ça m’a fait sourire de tomber par hasard sur l’article de quelqu’un de Marin en ouvrant le premier lien sur les correspondances des degrés français et suisse. Du coup, j’ai répondu à mes questionnements, je te remercie pour ton article. Bonne suite !

  12. Jacqueleretour says:

    Sur la question du nonante, le français ne complique rien. Les peuples qui ont envahi la Gaule comptaient en base de 20.

  13. Miriam says:

    Un grand merci vraiment, j’ai finalement compris le système. Je cherchait des matériels pour aider les élèves que j’aide avec le Français, mais je n’y arrivais pas à me retrouver grâce à ces formules alphabétiques. Merci Kantu

  14. Guy says:

    « Ils passent donc 3 ans en Maternelle à jouer à la marelle »…
    Commentaire ridicule et minimaliste d’une personne qui ne connaît rien à l’éducation, je ne prends même pas la peine de lire la suite… les 3 années de maternelles sont des années importantes faisant partie intégrante de la « scolarité » d’un enfant et de son développement… A partir de la petite section tout ce qui es enseigné à un enfant de 3 ans peut vous paraître comme inutile ou considéré comme des jeux de marelles, ceci montre que vous ne connaissez rien aux enfants et que vous devriez vous laisser aux professionnels le soin d’expliquer a quoi servent ces années de scolarité, comme expliquer sur ce site beaucoup plus sérieux de votre blog… https://www.enfant.com/votre-enfant-3-5ans/ecole-maternelle/programme-petite-section-maternelle.html
    Se contenter de dire que pendant 3 ans ils jouent à la marelle c’est honteux, péjoratif et inconscient.
    A bon entendeur salut.

    • kantutita says:

      Je vous informe que vous êtes sur un blog humoristique et au 3ème degré, et si vous preniez le temps de le découvrir vous verriez que tout est traité de manière décalée. Si vous pensiez être sur une encyclopédie, ce n’est pas le cas, et je n ‘ai jamais voulu insulter le travail des professionnels à la maternelle.

  15. Lara says:

    Merci! Tout simplement merci.
    Car moi j suis deja perdue entre mon vecu au tessin et le vecu de mes enfants ici a St-Blaise !
    Bref…c est complique.
    Ah j ai aussi vecu les differences dans mon metier… en suisse apprentissage d opticienne…en france Bac+ ??? Ou je sais plus quoi comme ecole.

  16. Beguin says:

    Bonjour a tous:
    Belge( ne 1954), j’ai vecu 10 ans au Quebec (1990-2000), et maintenant en Allemagne (2009-). Kantu, je suis curieux de voir et lire comment tu vas (humoristiquement) démêler les systemes helvetiques versus francais du « Bac », et etudes superieures! Pour votre info., en Belgique, c’était de mon temps 6 années de primaires et 6 années de secondaire, Pas de Bac a la française. Mais depuis mon temps (disons les annees 70), les dénominations ont VACHEMENT change (soi-disant harmonisation des grades universitaires, LOL, MDR)! Pas confondre le BAC français préparatoire aux études supérieures avec maintenant le grade de Baccallaureat correspondant souvent avec une fin de premier cycle universitaire ou équivalent (écoles supérieures). Et pire! De mon temps, une Maitrise (Master en anglais) était un grade de perfectionnement post-universitaire (2ieme cycle) , mais MAINTENANT, c’est je crois beaucoup plus « touchy » (subtil)?. Exemple. de mon temps, en Belgique, il y avait 2 étapes pour un cycle complet d’études universitaires: typiquement 2 premières années de « candidatures », suivies de 2 autres (3 en ingénieure, 4 ou meme plus en médecine). Je crois avoir compris que maintenant dans certains cas le « Master » correspond ? a ce stade ? (Français Bac + 4 ou 5?). Bref, c’est la tour de Babel!: Je me demande comment les recruteurs s’y retrouvent! Ah! Ah! Et comment tu vas t’en sortir, Kantu? Bon courage, je suppose que pour t’aider tu pourrais trouver des mémos dans les grandes sociétés internationales de recrutement (Mac Kinsey et Cie)?

  17. Abel says:

    Qu’est-ce que vous laissez ceux qui avons des origines non francophones ?
    C’est vraiment un cochemar. Mais pour les français rien n’est plus logique que leurs abréviations. Bien plus, ils nous reprochent notre non connaissance à ce sujet,

  18. Mounia says:

    J’adore !! Je suis algérienne et je n’ai jamais compris ce système. Sachant qu’ici on a commencé à adopter ce jargon depuis quelques années…

    • kantutita says:

      Bonjour Mounia! Oh c’est chouette d’avoir une visiteuse depuis l’Algérie.
      Oh la la, bon courage alors… je dois vous avouer que mon tableau n’est plus à jour, parce qu’en Suisse aussi le système a changé, les numéros ne correspondent plus. Il faut que je mette cet article à jour.
      Alors en Algérie, vous utilisez maintenant aussi les CM2, CP et autres acronymes bizarres? Bon courage alors :)
      Et une belle soirée!

  19. Gilles says:

    Merci pour cette mise à jour, Kantu !

    La nouvelle numérotation reste assez déroutant pour presque tout le monde en Suisse. L’ancien système avec une première classe à 6 ans était comparable à celui de l’Allemagne et de l’Italie, outre à celui de la Belgique et du Canada – et on pourrait ajouter les États-Unis et sans doute plein d’autres pays…

    Cela reste compréhensible qu’on ait souhaité lancer un message clair par rapport au fait que les deux ans d’école enfantine soient obligatoires, mais cela casse un certain rituel qui se perpétuait depuis des générations, et qui dépassait les frontières: à savoir qu’à 6 ans on était « grand » et qu’on allait à l’école, même si cela consistait parfois juste à changer de salle dans un même bâtiment.

    Je trouve cela assez dommage que les jeunes suisses ne puissent plus s’identifier â leurs parents et grands-parents quand ils parlent de classes, d’autant plus que le terme « jardin d’enfants » continue à être utilisé pour désigner les deux premières années de scolarité dans la vie courante.

    Pe système du décompte à rebours à l’école secondaire n’est pas une particularité franco-française. Comme souvent, ici les fédéralismes suisse et allemand offrent une pléthore de particularités.

    Dans beaucoup de cantons suisses alémaniques, il y avait le même systèmes qu’en France, mais avec des désignations latines (sexta, quinta, quarta, tertia, secunda, prima et Oberprima [parfois Maturaklasse]). La sexta était l’équivalent de l’actuelle 9ème Harmos, ou de l’ancienne 7ème. En Allemagne, c’était encore plus compliqué parce que l’école primaire n’y durait que 4 ans, comme quoi la Sexta commençait deux ans plus tôt qu’en Suisse, ce qui était compensé par un dédoublement de la Tertia (Untertertia, Obertertia) et de la Secunda (Untersecunda, Obersecunda). À noter que les « bacheliers » allemands et suisses alémaniques avaient en moyenne entre 1,5 ans et 2 ans de plus que leurs correspondants français, étant donné qu’ils étaient scolarisés (en CP, 1ère classe ancien système) entre 6 et 7 ans (au lieu des 5,5 et 6,5 français) et que la scolarité au total durait 13 ans et pas 12.

    Dans les années 70, dans théoriquement tous les Länder allemands et les cantons alémaniques s’étaient accordés de classer les niveaux uniformément de 1 à 13. Cela paraissait logique, mais n’a jamais été entièrement accepté par les gymnases les plus prestigieux, qui tendent à conserver les désignations latines.

    À ce sujet, il mérite d’être mentionné que pendant longtemps en Suisse la filière la plus prestigieuse était la « maturité A » – avec le grec et le latin – et en moindre mesure par la « maturité B » – avec le latin et une langue moderne. Ces filières tendaient à être offertes seulement à ceux qui avaient commencé le latin à 12 ans.

    Cela a un peu évolué depuis la réforme de la maturité au début des années 2000. Cela dit, un gymnasien suisse qui a choisi le latin et le grec correspond souvent au même cliché de l’étudiant bosseur du lycéen français en « classe d’allemand » en section « S ».

  20. Mel says:

    Je commence à comprendre le système et à me repérer avec le système suisse depuis que ma fille va à l’école – CP l’année prochaine! Mais c’est toujours compliqué quand on me dit que tel ou tel est en CM2, je demande plutôt l’âge de l’enfant pour situer…
    Pour compléter le tableau, les enfants pouvant commencer l’école maternelle à 2 ans sont en TPS – Toute Petite Section :)

  21. K says:

     » déjeuner en français de l’Hexagone »: STP, non, par pitié, tous les français ne sont pas sur le système « à la parisienne »! Moi-même, j’ai mis bien longtemps à comprendre et ne plus être surprise d’entendre le mot « déjeuner » pour le repas de midi. En Auvergne, on dîne à midi et on soupe le soir, et je pense que c’est le cas pour une grande partie de la France (a priori la partie sud, ancienne zone de la langue d’oc’).

    Il paraît (à vérifier) qu’à l’époque de Louis XIV, les riches faisaient 4 repas: le petit déjeuner, le déjeuner, le dîner et le souper…

  22. Diane says:

    Bonjour malgré que c’est un vieux post et que je voie qu’il y a encore des réponses, alors je donne les spécifications pour le Québec.
    Nous avons à 4 ans la Pré-Maternelle
    5 ans La Maternelle
    École Primaire
    6 ans 1ère année
    7 ans 2ème
    8 ans 3ème
    9 ans 4ème
    10 ans 5ème
    11 ans 6ème (jusqu’en 1969 nous avions une 7ème année)
    École secondaire
    12 ans Sec I
    13 ans Sec II
    14 ans Sec III
    15 ans Sec IV
    16 ans Sec V
    Ensuite ils partent pour le Cegep tout dépendant des études que l’on veut faire il y a des métiers ou profession qui se font en 3 à 4 ans de Cégep et ensuite pour des études professionnel ils partent pour l’université. Mon fils qui est ingénieur a fait 4 ans de cégep et 5 ans d’université, C’est long Ha Ha.

  23. Alexandre Maurer says:

    « […]En France, on m’a dit que la majorité des élèves passaient le bac.[..] »
    Oui, c’est le gros problème de l’éducation en France: il n’y a pas de formation duale (« apprentissage » suisse) digne de ce nom.
    L’Allemagne, l’Autriche et la Suisse valorisent la formation duale en entreprise.
    Comme tout le monde (ou presque) a un bac en France, il est donc moins valorisé que la Maturité Suisse.
    Avec la Maturité Suisse, on accède aux hautes écoles sans examens (puisque c’est le but de celle-ci).
    En France, l’accès aux Hauts Écoles nécessite un concours d’entrée….
    Certain vont jusqu’à dire que c’est une des causes des problèmes français.
    Ce qui est intéressant, c’est le fait que les pays avec un système de formation duale en Europe sont ceux avec le taux de chômage plus bas…

  24. Vanessa says:

    La formation des enseignants est également très différente. En France, il faut passer un concours assez difficile pour être enseignant de primaire (1H à 7H) alors qu’en suite, le passage par une simple haute ecole pédagogique est suffisant. Les enseignants n’ont alors même pas un niveau master et pour certain, franchement, on se demande si on ne leur pas donné le diplôme pour s’en débarrasser.
    Les choses sont différentes pour le CO et le collège. Heureusement.

  25. Aline says:

    AHAH ! Ton article me fait bien rire car je suis française et je travaille depuis peu en tant qu’enseignante primaire en Valais et je me suis arrêtée sur les mêmes choses que toi mais dans le sens inverse ! J’ai mis du temps à comprendre quel était le niveau Harmos (je galère toujours en me disant : NON ! Les 3H n’ont pas 3 ans ! » ) et puis rebelote quand dans le canton de Vaud on m’a dit « euh naan mais ici on ne dit pas 7H mais 7P ! » ,difficile aussi de comprendre ce qu’entendaient les autres profs par les appellations « périodes » (tranches d’enseignement de 45 min par jour alors qu’en France les périodes sont les temps à l’école entre chaque vacance) quand j’ai vu « recrutement à 26 périodes hebdomadaires » c’était très flou car en France il n’y a que 5 périodes par an ! et je me demande encore comment les profs en école enfantine arrivent à gérer les élèves sans ATSEM (aide précieuse de la maternelle en France) mais je pense que comme les élèves sont beaucoup moins dans les classes et plus grands, ça doit être faisable !
    Avec le recul et ta vision suisse, c’est vrai que les appellations françaises ne facilitent pas la vie aux nouveaux arrivants ^^

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